Archive pour la catégorie ‘Neo’

Beatport, le lecteur / webradio que vous avez toujours voulu !

Pour tous les DJ comme moi qui cherchent une bonne solution pour écouter les nouveautés sur Beatport, il y en a une nouvelle ! Je viens juste de créer un lecteur qui joue toutes les sorties par date d’arrivée et genre. Allez juste à http://www.djing.com/beatport/, et lancer un player avec le genre de votre choix. plus d’options viendront bientôt…

En fait, il est basé sur le player de NeoMusicStore v3 à venir dans les prochaines semaines. Mais comme je me suis dit que ça pourrait être utile pour mon propre usage sur Beatport, et pour d’autres aussi, j’en ai construis une version simplifiée avec le contenu Beatport !

Beatport, the missing player / webcast you’ve always wanted !

For all DJ like me who are looking for a good solution to listen to new releases on Beatport, there is now one ! I’ve just built a player which plays all releases by arrival date and genre. Just go to http://www.djing.com/beatport, and launch a player based on a genre. More options will come soon…

Actually this is based on the NeoMusicStore v3 player to be released in a few weeks. But as I thought it could be useful for my own usage on Beatport, and for many others probably too, I just built a streamlined version with the Beatport content !

Télécharger. Remixer. Vendre. La cocréation pour tous via le remix façon NeoMusicStore…

Voici donc en avant-première (les premiers remix packages seront disponibles à la vente le 25/1 exclusivement sur DJing.com) l’une des grandes features qui seront disponibles avec la version 3 de NeoMusicStore.

Je vous ai pas mal parlé ces derniers temps du remix, et d’autres projets qui pour certains m’avaient convaincu (NIN) et d’autres beaucoup moins (MXP4) en matière de remix, sans pour autant arriver à la prétention qu’ils s’étaient fixée (réconcilier musique et Internet, permettre de nouveaux revenus, de nouvelles pistes de création). Voici les grandes lignes du remix façon NeoMusicStore:

1. Pas de travail supplémentaire en studio pour l’artiste original
Si le remix que l’on propose à l’utilisateur/auditeur final demande un travail conséquent en amont à l’artiste/compositeur/producteur, cela réduit d’autant son accessibilité à une masse d’artistes. Qui, hormis des artistes qui ne comptent pas leur temps, peut se permettre en effet d’enregistrer ou réenregistrer des pistes pour proposer des variantes qui excèdent 3 ambiances ? L’artiste original fournit les parts (ou pistes) de son master, laissant ainsi toute la latitude au remixeur. On est dans le même environnement que pour un remixeur professionnel

2. Pas de limitation implique une réelle personnalité du remixeur, et une réelle variété des remixes
Puisque le remixeur dispose des parts originales, il peut y greffer ses propres sons, effets, arrangements sans aucune limite et donc imposer sa propre touche ou personnalité à son remix, et non rester cantonné sur les rails imposés à l’enregistrement, quand bien même les aiguillages seraient nombreux… Il n’y a donc pas de limitation de style ou d’ambiance, et cela permet des réinterprétations originales (pensez par exemple à Christopher O’Riley qui reprend Radiohead au piano classique) qui peuvent être à mille lieues du titre original, ou alors juste des versions personnalisées pour un DJ qui voudrait avoir un mix original avec des créations déjà jouées par des centaines d’autres DJs de la même manière.

3. Une manière plus facile de se faire connaître
Le plus dur, pour un artiste de talent, est de débuter, d’être découvert. Pas vraiment facile avec ses propres compositions, son propre nom de sortir de nulle part du jour au lendemain, vers la lumière de la critique. Les tremplins, les sites de notation, OK, mais ne serait-ce pas plus facile de bénéficier du succès d’un autre artiste en proposant sa propre interprétation ? Imaginons que vous soyez un bedroom DJ par exemple, qui aime s’essayer à Ableton Live. Vous remixez un titre d’Ellen Allien. Ce titre est apprécié par le staff de Bpitch Control (son label), et donc mis en avant sur son remix package. D’emblée vous obtenez la reconnaissance de toute une communauté électronique fan de ce label ou cette artiste qu’il aurait été très difficile d’obtenir avec vos propres productions. Dans la foulée, vous mettez vos propres productions à disposition et obtenez ainsi du succès sur celles-ci aussi. Accessoirement, vous obtenez plus de dates de représentation, avec une visibilité mondiale, ce qui n’est pas rien. C’est un peu comme les compilations de Beatrice Ardisson qui permettent de faire découvrir de nouveaux artistes via des reprises, si ce n’est que le processus est largement simplifié (téléchargement des parts, remix puis upload/vente)

4. Pas de nécessité de s’équiper avec un logiciel ou matériel spécifique
On ne retombe pas dans les errances de l’interopérabilité que l’on a connues (et connaît encore, même si ce n’est probablement plus pour très longtemps) avec les DRM. Les parts sont fournis au moins dans un format “raw” (c’est à dire wave, qu’il soit 16 ou 24 bits) et optionnellement dans des formats intégrables directement à un outil de composition/séquençage/tracker (Ableton Live, Logic Pro, etc) donc aucun souci “technique” pour le remixeur. De même, lorsque le remixeur met à disposition ses remixes, il les met dans le format des artistes qui vendent leurs productions sur NeoMusicStore, c’est à dire en MP3 320k, donc là aussi aucun problème d’interopérabilité. Enfin, côté diffuseur, pas besoin d’acquérir une licence spécifique pour pouvoir diffuser les remixes. Inutile de répéter les erreurs faites ces dernières années pour de faux prétextes de piratage qui cachent en fait des vélléités de verrouillages pour mieux profiter de mesures techniques de protection, qui ne protègent de toutes façons que les portefeuilles de ceux qui les vendent.

5. Une source additionnelle de revenus non négligeable pour l’artiste original… mais aussi pour le remixeur
Les remixes packages seront vendus au prix moyen de 15 Euros (avec des tarifs oscillant probablement entre 10 et 40 euros selon la popularité du remix package mis en vente). A ce tarif, et même si seulement (c’est une hypothèse basse), 5% des acheteurs prennent le remix package, cela fait une augmentation des revenus de 70% par titre pour les artistes/éditeurs originaux. Mais, et c’est là que réside la plus grande nouveauté, le remixeur a le droit de revendre son remix, dans la limite de l’utilisation de la technologie NeoMusicStore pour le tracking (qui lui permet néanmoins de vendre sur NeoMusicStore bien sûr, mais aussi sur les sites affiliés, sur son blog ou site perso, sur son MySpace, Facebook via des widgets, etc). La seule limitation étant donc de ne pas revendre sur des plateformes de vente en ligne, ou mettre à disposition le fichier, l’artiste/éditeur originaux conservant les droits sur les oeuvres “dérivatives” (et qui n’empêche donc pas la revente des remixes ensuite sur iTunes ou d’autres plateformes, avec éventuellement possibilité de reversements de droits aux remixeurs sur ces reventes, cela reste à la discrétion des détenteurs des droits). Donc un bon remixeur pourra non seulement se faire plaisir et connaître en achetant un remix package pour créer sa version, mais aussi gagner de l’argent (avec les mêmes conditions qu’un artiste NeoMusicStore) sans avoir à en vendre des centaines ou des milliers. Autre avantage financier pour l’artiste original, si un des remixes créé se vend bien, l’original ET le remix package, c’est donc un cercle complètement vertueux. Dernier avantage, le back catalogue peut ainsi renaître avec des remixes plus “actuels”

Le numérique en matière de musique, ce n’est pas seulement le clonage facilité, c’est la démultiplication de créations possibles, par une myriade d’acteurs qui coopèrent. C’est ce qu’entend proposer cette nouvelle feature de NeoMusicStore, que je pense réellement révolutionnaire et “2.0″ si tant est que ce qualificatif ait réellement un sens. J’ai déjà le feedback de plusieurs artistes et éditeurs, mais j’attends aussi le vôtre :)

MXP4 ça fait Pschitt
NeoMusicStore v3 teasing part 3: Y34R Z3R0 R3MIX3D
Remix packages

Fin des DRM … what’s next ?

SonyBMG aurait annoncé son intention de mettre fin (au moins partiellement) à l’usage des DRM sur ses ventes de musique en ligne, faisant d’elle la dernière major à abandonner ces mesures de protection. Bonne occasion que de réfléchir à l’avenir de la distribution de musique et à NeoMusicStore dans cette équation…

NeoMusicStore a été lancé en janvier 2004 sur le postulat du non-DRM (et aussi sur celui de la disparition des majors hormis dans le rôle de valorisation des fonds de catalogue). Quels sont les développements à attendre 3 ans plus tard, maintenant que ceci est presque acquis ?
Le financement de la musique par la publicité ? Non, comme je l’ai déjà dit, je ne crois pas à ce mode de financement, ni à l’échange de musique contre du temps de cerveau disponible, autrement que dans une vision à court terme et très limitée du “media musique”. Les artistes qui vivent par et pour la musique n’y adhèrent pas non plus… pour l’instant ou durablement ? Je pense que ça dépend de chacun en fait. Cela existera, mais cela restera un usage limité car ça reste plus pénible que le P2P (pour chercher et récupérer des morceaux, et donc n’amènera pas ses utilisateurs vers ce genre de services durablement), avec un catalogue beaucoup plus limité. Ceux qui y voient un moyen de ramener les pirates se trompent lourdement, et n’ont pas compris l’intérêt du P2P, qui est loin de se limiter à la gratuité. Aujourd’hui, aucun artiste ne m’a dit tirer de revenu quelconque des Deezer, Last.fm et autres systèmes de broadcast de musique sur playlist. Spiral Frog se lance dans une course à la levée de fonds, et pourtant je n’ai jusqu’ici connu aucune société dans le domaine de la musique sur Internet qui ait levé des fonds et ayant été un jour rentable (au mieux Launch se sera revendue à Yahoo, Musiwave à Microsoft, Last.fm à CBS, mais cela s’arrête là ). Dans tous les cas, aucun store n’a jamais été racheté, ce qui n’a rien d’étonnant, car il n’y a pas de réelle alternative à iTunes encore aujourd’hui
La facilité d’acquisition pour l’internaute, c’est là la réelle plus-value du P2P… et il faut essayer d’arriver à la même chose avec les ventes.
La vente directe était aussi un de mes postulats sur NeoMusicStore. Je pense qu’il y a aujourd’hui de plus en plus d’initiatives (au-delà de celle très médiatique de Radiohead) qui vont dans ce sens. Cela existe déjà sur NeoMusicStore, mais sa visibilité et son étendue seront améliorés avec la prochaine version. Au delà de la vente, la relation directe est importante, et le principal argument communautaire des labels qui se prétendent communautaire. Hors ou en label communautaire, mettre l’internaute au même niveau que l’artiste est inéluctable. MySpace et Facebook n’en sont que les prémices.
Les recommandations sont je pense aujourd’hui le nerf de la guerre. Beaucoup d’offres, difficile de faire le tri autrement que par les charts. Beaucoup de sites (ceux qui ont compris un minimum les spécificités du commerce en ligne) ont implémenté “ceux qui ont acheté X ont aussi acheté Y”… c’est un premier pas, mais cela n’arrive pas au niveau d’un Pandora ou Last.FM pour les services 100% net, ni à celles d’un journaliste, DJ, ou disquaire, avec une connaissance musicale qui ne se limite pas à la playlist d’une radio ou aux charts. Il ne faut pas se leurrer, dans toute la production qui sort chaque jour, tout n’est pas bon. Un filtrage avancé est donc nécessaire.
La promotion s’inscrit dans le même domaine. Aujourd’hui, il faut être débrouillard pour sa promotion. Ce n’est pas donné à tout le monde, il faut donc mettre à la fois des outils et des conseils à disposition des artistes, notamment émergents, parce que pour être découvert, il ne suffit malheureusement pas de faire de la bonne musique. Il faut déclencher l’intérêt, si possible d’influents.
Les produits “plus” ont fait l’objet de plusieurs tentatives marketing plus ou moins heureuses. Lorsque vu comme un simple bonus, c’est loin d’être suffisant pour motiver l’achat, hormis les fans viscéraux. Il faut savoir profiter du nouveau media Internet et de ce qu’il permet, plutôt que d’essayer de répliquer les modèles du physique.

Bref, pas mal de choses qui montrent que la transition est encore loin d’être terminée de la vente de disque à celle du titre vendu à l’unité sans limitation technique.

NoMajorMusik, déjà gagnante des entreprises de coproduction d’artistes ?

C’est le dernier arrivé (médiatiquement en tout cas), et c’est pt’et celui qui a, de par son modèle choisi, le plus de chance de remporter la mise parmi les Spidart, MyMajorCompany, et toutes ces boites fondées par d’anciens salariés de majors ou distributeurs qui voudraient bien être calife à la place du calife… en critiquant tous azimuts le calife, mais en appliquant peu ou prou les mêmes recettes mais en reportant le risque financier sur les internautes plutôt que sur leurs propres épaules. Pourquoi NoMajorMusik pourrait-il être le gagnant ?
- Parce qu’ils ont réussi à plus faire parler de leur lancement que les autres sites, notamment dans la presse généraliste (qui n’est pas tombée sur les autres dans les temps et a le temps pour celle-ci de se pencher sur le sujet). Dommage toutefois le site n’est pas ouvert à l’heure actuelle alors que le lancement était prévu ce jour.
- Parce qu’ils prennent le modèle du single plutôt que de l’album: il y a un an iTunes vendait déjà 19 fois plus ses titres à l’unité qu’en album… il paraîtrait que le taux ait encore augmenté: bien que plus “noble” (et encore, même cela se discute), le concept d’album est, de fait, sur la voix du déclin même chez les artistes confirmés, donc pourquoi rendre la tâche compliquée en allant chercher des fonds très élevés pour faire un album, alors qu’aujourd’hui déjà , l’économie de l’album est plus qu’incertaine (qu’en sera-t’il dans les 6 mois, 1, 2, 3 ans nécessaires pour réunir les fonds pour un album ? Sans parler que dans le même temps, l’artiste évolue aussi)
- Parce que dès lors ils ne requièrent plus que 3000 Euros pour développer un artiste: plus d’artistes seront ainsi développés, plus rapidement, le site fera donc plus parler de lui, et plus d’artistes seront amenés à s’inscrire sur le site: c’est un cercle vertueux.
- Parce que leur modèle est très bien pensé économiquement pour la trésorerie de l’entreprise, puisque par défaut tous les fonds à redistribuer aux internautes sont bloqués (ou à réinvestir sur le site) sans fermeture du compte de l’internaute.

A défaut de parier sur un artiste sur l’un de ces sites, en tout cas, comme site du genre, je parierais sur celui-ci (malgré un visuel très bof…)

Dès lors que vont faire les autres ? Copier le modèle ? Le dénigrer ?

Bon aujourd’hui, parmi les français, seul Spidart n’est pas du vaporware cependant.