Archive pour la catégorie ‘Neo’

Astropolis, deuxième jour: Astro Cocktail, AstroClub, Bunker Palace 2

Une journée (ou plutôt soirée) bien remplie s’annonce pour ce vendredi. Pas de pass photo le jeudi m’aura encouragé à utiliser l’iPhone, et à vrai dire, c’est pas plus mal dans les conditions de la Carène Club et d’AstroClub, où il n’est pas aisé de se mouvoir avec un “vrai appareil photo” avec objectif. Accessoirement, ça m’aura permis de constater l’instantanéité de l’exercice (et c’est là que l’on voit que le métier de photographe n’a pas fini sa mutation engendrée par le numérique), permettant ainsi de diffuser en direct (ou à quelques secondes de décalage, temps d’upload sur réseau téléphonique oblige) des photos de l’événement. Donc au final, hormis pour l’AstroCoktail, je choisis la même configuration pour ce vendredi. Mes contacts FaceBook auront apprécié, de mon côté cela me donne aussi des idées (et donc du travail en plus) pour NeoMusicStore et LiveAndRare dont les nouvelles versions vont bientôt débouler)

17h et des poussières, direction le toit de la Carène pour l’Astro-cocktail avec un DJ set et un concert. On n’est clairement pas en terrasse du Cafe Del Mar à Ibiza (ni pour le cadre, ni pour la meteo), malgré la volonté des organisateurs de nous le vendre comme tel. Le but réel est d’offrir une prestation gratuite dans un cadre différent d’un club ou d’une salle de concerts. Il ne pleut pas, c’est déjà ça. Ambiance bon enfant (il y en a d’ailleurs quelques-uns, en attendant l’Astro-Boum du samedi), le rendez-vous permet de rencontrer quelques autres têtes rennaises qui ont fait le déplacement pour le festival. Gros baillements pour moi (peu de sommeil dans la nuit/matinée précédente), va falloir penser à la sieste d’avant concert.

Quelques heures plus tard (soit vers 0h30 – dommage, j’aurai donc manqué les prestation scéniques de Sebastien Tellier et M83), direction le César pour l’Astro Club avec Ed Banger en tête d’affiche. Bon pour tous ceux qui connaissent Ed Banger, pas de grande surprise, le label au marketing terriblement efficace (quelques bonnes productions par quelques artistes auront permis d’obtenir de bonnes critiques dans Trax, les Inrocks et Telerama, cela aura ensuite suffi pour que le reste de la presse en dise du bien, sans même se déplacer à aucune de leurs soirées). Donc comme à leur habitude, il s’agit plus d’une boum qu’autre chose. Si on veut être positif, on dira que c’est un crossover de genres, avec les Pixies, Snoop Doggy Dogg, Abba et Technotronic en guise de playlist. Le principal aura de toutes façons été atteint, avec une presse dythirambique, le remplissage de la jauge étant assuré. Pour le reste, l’alcool aura fait son oeuvre, donc peu importe qu’il y ait au final largement plus de monde au bar extérieur que sur la piste. A noter que la petite salle propose de son côté une programmation Drum’N'Bass (donc complètement hors de propos pour qui vient voir la boum d’Ed Banger, néanmoins de quoi se nettoyer les oreilles lorsque saoûlé par le show de la salle d’à-côté) J’aurai pour ma part fait des allers-retours entre Astroclub et la deuxième partie de la soirée à la Carène pour pouvoir photographier l’intégralité des artistes.

A la Carène, l’annulation du jour se nomme Heartsrevolution, remplacé tant bien que mal par Poni Hoax. Carl Craig est là, avec CDJ-1000 et Serato live. La salle l’accueillant à la Carène, est sans surprise, blindée (ce que j’avais aussi constaté au Canvas à Londres pour le dernier NYE). Son set est propre, avec des classiques distillés régulièrement, et une bonne utilisation des effets. Le niveau auquel on l’attendait, ça bouge dans tous les sens, rien à dire, j’y aurais passé toute ma soirée si le “devoir” ne m’avait appelé. Des DJs du crew Astropolis se succèdent dans le Hall avec une sélection musicale souvent de qualité. J’arrive au début de la prestation des Midnight Juggernauts sur la scène concert (dont la dimension aurait mieux convenue à Carl Craig, mais difficile de placer des groupes de scènes dans l’autre salle), qui semble ravir le public, assez nombreux. La prestation semble meilleure que celle vue à Electroni-K, mais n’étant pas particulièrement fan de leurs productions, je me contenterais de demander à mon entourage rennais ce qu’ils en auront pensé dans les jours qui viennent :) . Poni Hoax a pour rude tâche de prendre le créneau laissé vacant par Heartsrevolution. Après une longue période de balance, le groupe s’attèle à ramener le public, massé en dehors de la salle. Chose pas facile avec les beats ravageurs qui viennent du Club. Heureusement, certains étant venus plus pour voir des prestations scéniques que des DJ sets, ils finiront par attirer ce public.

Pour moi, c’est retour à la case hôtel, non sans passer voir quelques instants la prestation de Pedro “Busy P” Winter, juste histoire de… il s’agit maintenant d’être en forme pour la (longue) dernière soirée à Keroual… qui s’annonce malheureusement pluvieuse.
Carl Craig, Bunker Palace 2, Astropolis, Brest

RIP Rennes Musique 1977-2008

Et voilà , c’est en ce samedi 5 avril que va fermer Rennes Musique, un disquaire indépendant né la même année que moi, et dont j’ai parcouru les travées étroites pendant des années (les années lycée et fac en ce qui me concerne), à la recherche de perles, d’imports, en CD, mais surtout en vinyle, avec Christophe comme interlocuteur n°1. Seulement voilà , Rennes Musique est victime d’une époque. Napster, AudioGalaxy, Soulseek ont réussi à permettre à des passionnés comme moi de trouver de la musique non accessible car rare, beaucoup plus facilement. Si moi je n’ai pas pour autant renoncé à acheter de la musique, de plus en plus le Net et ses références indexées beaucoup plus facilement que dans des bacs, un traçage plus facile des nouveautés, une disparition aussi des émissions de radio dédiées à la découvertes ont fait que mes visites se sont de plus en plus espacées à partir du passage au nouveau siècle.

2000 à marqué pour moi la fin de mes études, le début d’une aventure dans la nouvelle donne musicale que constitue Internet car il s’agit bien de cela, avec d’abord DJing.com (site que je maintenais depuis mars 1997 déjà ) mais surtout Kioskradio, sorte de Last.fm annonciateur de ce que sera NeoMusicStore d’ici quelques semaines. J’ai vu à partir de cette date également tous les disquaires indépendants rennais disparaître un par un, pour qu’il n’en reste (même si d’autres plus modestes sont nés depuis) qu’un, Rennes Musique. C’est malheureusement inéluctable, à moins de se consacrer sur un marché de niche (le vinyle qu’on ne trouve que sur Amazon UK et les plateformes C2C au mieux ?) ce vers quoi ne pouvait malgré tout pas aller Rennes Musique sans réduire drastiquement la voilure… j’espère bien que c’est le destin que choisira Christophe, j’en redeviendrais le premier client ! Et pourtant, je dois bien l’avouer que moi-même je n’étais plus trop client de l’échoppe depuis plusieurs années déjà .

C’est malgré tout ce genre de boutique que j’avais en tête quand j’ai réfléchi à la v3 de NeoMusicStore. Tous les sites de vente en ligne se contentent d’être des vitrines avec pour but d’avoir un contenu exhaustif, sans réelle autre sélection que le top des ventes ou alors comme antichambre des directeurs artistiques pour le simple placement d’images promotionnelles. Il y a une autre population, qui peut être disquaire ou très consommatrice de disque, composée de passionnés qui savent guider les autres vers des découvertes, des raretés qui peut-être n’atteindront jamais des volumes de vente phénoménaux mais obtiendront des succès d’estime et durables dans des communautés. Je pense être de cette population, et je pense aussi que cette population a une forte influence sur le marché indépendant. NeoMusicStore aura pour mission de rendre possible pour ces passionnés la création de leur propre boutique, qui se voudra être leur petit bébé, et pas un énième clone de disquaire en ligne, avec leur propre contenu éditorial, leur univers.

Je passerai en tout cas ce samedi à la boutique.

Fissa: NeoMusicStore v3. Les premières choses

Le blog
Le nouveau back office artistes que chacun est libre de tester pour se faire une idée.
Le guide à l’attention des artistes, labels, managers qui veulent optimiser leur présence et leur usage d’Internet, pour la promotion, la communication, la vente et l’information

En retard donc puisque c’était prévu à l’origine pour fin mars, principalement à cause de la solution bancaire, mais pas seulement, l’objectif est maintenant une livraison fin avril, on en profite pour affiner/améliorer ce qui était prévu à l’origine

Stop Talking. Start Doing.

C’est un slogan publicitaire (d’IBM) que je trouve assez à propos dans la vie de tous les jours… et si c’est bien de leur dire aux autres, il faut d’abord se l’appliquer à soi-même. Mon objectif de livraison pour la v3 de NeoMusicStore est toujours fixé à la fin mars. Il va donc falloir que je fasse une pause sur d’autres activités d’ici là si je veux être dans les temps. Donc une semaine de vacances pour moi pour reprendre des forces, et probablement un peu plus d’1 mois pour ce blog (il n’est pas exclu que quelques posts apparaissent ne serait-ce que pour vous tenir informé de l’avancement… ou d’éventuels retards :( )

Vendre sa musique en ligne: les pièges financiers à éviter

Beaucoup de services sur Internet qui proposent à des artistes ou éditeurs de vendre leur musique sont très opaques sur leurs conditions de rémunération. Voici les points à vérifier:
1) Y’a-t’il un montant forfaitaire, mensuel ou annuel à payer ? Couvre-t’il uniquement votre présence sur une plateforme ou inclut-il des services additionnels de promotion ou vente ?
2) Ce qui sert de base de calcul ? Est-ce le prix de vente au consommateur ? Est-ce la rémunération de la plateforme à votre distributeur/agrégateur/concentrateur ? Est-ce la base TTC ou HT ?
3) Sous quel délai serez-vous payé ? Immédiatement lors de la prise de commande ? Lorsque vous aurez atteint un certain palier de rémunération ?
4) Dans le cas de palier, combien faut-il de ventes pour atteindre ce palier ? Combien de mois cela représente-t’il dans une période normale de ventes (c’est à dire en dehors d’une actualité particulière de la plateforme).
5) Y’a-t’il des frais à payer pour le virement (frais de traitement de dossier, d’envoi de chèque, de commission Paypal, de virement international, etc)
6) Assurez-vous que vous ne transférez aucun droit à la plateforme de vente, autre que celui de vendre votre musique pour vous, que vous n’accordez aucune exclusivité (une exclusivité n’est jamais en votre faveur à l’heure d’Internet)

Rapidement, cela peut réduire comme peau de chagrin la rémunération effective de l’artiste ou éditeur donc tous ces points sont à vérifier lorsque vous vous engagez avec un partenaire qui vendra votre musique, ou la transmettra à des plateformes de vente en ligne.

Parce que ça fait partie des choses ennuyeuses, sur NeoMusicStore, on a toujours essayé d’être transparent sur ce point et d’éviter les dérives qui sont là pour faire de la trésorerie sur le dos des artistes et donner l’illusion aux investisseurs que le business model est viable puisque l’argent rentre (sauf qu’on oublie de le ressortir, alors qu’il faudra bien un jour). Comme il n’y a pas d’investisseur sur NeoMusicStore (entreprise “familiale”), pas besoin de faire ce genre de magouille. Voici donc en toute transparence les nouvelles normes (plus rémunératrices) désormais appliquées

Editeurs
85% sur ventes quand utilisation de leur propre solution de paiement, paiement immédiat
70% sur ventes quand utilisation de la solution de paiement NeoMusicStore, paiement trimestriel par Paypal, virement bancaire (SHAR), chèque en euros.

Artistes
Paiement immédiat aussi souvent que possible (lorsque la commande ne contient que des titres d’un même artiste), virement sur compte personnel sous forme de crédit de ventes aussi souvent que l’artiste le souhaite.
Versement de 20 cents par article (téléchargement, disque ou merchandising) vendu, à NeoMusicStore (à l’avance)