Archive pour la catégorie ‘musique’
Emilie Simon @ L’Etage (Liberté Haut), Rennes, 24 janvier 2010
Je n’ai pas pour habitude d’assister à plusieurs concerts d’un artiste au cours d’une même tournée (hormis passage festivals), je ne suis pas un fan hystérique, mais le fait est que les premières dates annoncées de celle d’Emilie Simon, ne laissaient pas entrevoir d’étape à Rennes. Comme vous avez pu le lire dans un précédent post, j’avais donc pris mon billet pour l’Olympic (report ici), et même lorsque la date rennaise eût été annoncée, je maintenais ce déplacement, à l’idée qu’Emilie s’arrête à Rennes dans la pire (et pourtant chère) salle de concerts que je n’ai jamais vue, la salle du haut du Liberté. Malgré tout, admirateur de Mademoiselle Simon, il m’était impossible de renoncer à la voir, d’autant que cette date marque la fin de la 2ème partie de sa tournée française. Double ration pour une review / report / avis sur ce concert d’Emilie Simon à l’Etage à Rennes donc aussi. Vous m’en excuserez, mais avec Trent Reznor, c’est le genre d’artiste qui me donne envie de continuer mes activités musicales.
Ce compte-rendu se devait d’évoquer également la première partie, que je n’ai pas manqué cette fois. J’avais déjà entendu parler de Marie-Flore, mais ne l’avais pas encore écoutée. Les amateurs de Catpower reconnaîtront tout de suite la parenté (comme ceux de Kate Bush avaient reconnu celle avec Emilie sur son dernier album), et à moins d’être intègre ou intégriste envers l’originale, on ne peut que féliciter Emilie Simon pour ce choix. Un mini-album est disponible à la vente depuis quelques jours, les encouragements sont les bienvenus.
Rennes étant ce qu’elle est, je m’attendais à ce que le concert ne fasse pas le plein (elle ne passe pas à la TV…), contrairement à Nantes. Et si la salle n’était pas remplie, l’audience était néanmoins assez dense, à ma surprise. Et, à défaut de proximité de l’artiste, le rendu sonore est bon, c’est déjà ça. Ce qui m’a également surpris, c’est de voir des connaissances (plus ou moins vieilles) et connaissances de connaissances au concert, il faut croire que j’ai une quelconque influence
. Tout le monde me demande ce que j’en pense forcément, en temps que “vieux de la vieille”, mais bon, je suis difficilement objectif, je n’ai jusqu’ici jamais été déçu. La setlist ne me déroutera pas, elle aura été légèrement plus complète qu’à Nantes, tous les albums sont représentés. Opium reçoit de nouveau un traitement spécifique sur le Tenori-On de Yamaha (merci aux 2 grands geeks de l’intelligentsia electro rennaise pour l’information), et Fleur de Saison comme Désert bénéficient d’une complète réinterprétation. Étrangement, c’est ce dernier titre, joué seule au piano, qui ne m’avait pourtant pas marqué jusque-là, qui me suscite le plus d’émotion (avec To The Dancers in the Rain). Mes réticences sur le dernier album avaient été levées à Nantes, ce soir je me demande encore comment j’ai pu en avoir. Si le minimalisme n’est plus réellement présent dans ses enregistrements (encore que, il suffit d’écouter ses propres remixes de Rainbow pour en démontrer le contraire), on sent qu’Emilie Simon est toujours à fleur de peau, et la maîtrise qu’elle a désormais sur scène ajoute à l’aura qu’elle a déjà su bâtir avec son public. Les garçons, les filles aussi, sont sous le charme.
Du photographe de concert… et de son importance dans l’écosystème de la musique
Un récent rappel à l’ordre (inapproprié sur la forme comme sur le fond à mon goût) d’un photographe sur un post précédent m’amène à écrire celui-ci que j’avais en tête depuis très longtemps. Photographe de concert (surtout de festival) depuis 1996 à titre amateur (dans le sens où je ne vends pas mes captations, même lors de publications papier), j’ai remarqué que la plupart des photographes dans ce milieu s’accordaient une importance bien supérieure à la réalité de l’écosystème de la musique. L’incompréhension vient surtout de la perception du photographe en tant que maillon essentiel dans la chaîne de promotion de la musique, alors qu’il faut se rendre à l’évidence, celle-ci est quasi-nulle (pour ne pas dire complètement nulle).
Quelles sont les règles que je m’impose en tant que preneur de vue:
1. Connaître un minimum chacun des artistes que je photographie (oui même aux Trans)
2. être conscient que je suis dispensable, remplaçable par un autre photographe
3. être conscient que la musique n’a pas besoin d’image pour être ressentie
4. être conscient que s’il n’y avait pas de photographies “officielles” du concert, il y en aura de toutes façons des officieuses via une multitude d’appareils photos de poches
5. Ne pas voler de photos lorsque je bénéficie d’un accès privilégié pour faire des photos “officielles”
6. Ne pas utiliser le flash (sauf en cas d’usage répété de stroboscope)
7. Ne pas empêcher les autres de faire leurs prises de vue
8. Ne pas faire de jugement sur l’équipement de mes pairs
Ca peut paraître du bon sens, mais je peux vous dire que dans une fosse de festival, il y en a déjà un paquet qui ne respecteront pas ces règles
Quelles sont les règles auxquelles je m’astreins quand je publie mes photos ?
1. Fournir une copie des originaux haute résolution bruts (sans retouche ni ajout de signature)
2. A défaut, mettre à disposition ces photos sur mon compte Flickr, libres de droits
3. Ne pas faire de parasitisme, en apposant mon nom, ou ma signature sur chacune des photos, et faire ainsi croire que le photographe a plus d’importance que le sujet dans la photo.
Quelles sont les règles auxquelles je m’astreins en tant que publieur de photos externes ?
1. Citer la source explicitement sous forme de texte
2. Garder les watermarks et autre signatures sur les images.
3. Mettre un lien avec title optimisé pour la SEO vers la source
4. Limiter la citation à 1 ou 2 photos.
Je n’aime pas les photographes qui viennent vous donner des leçons de citation, surtout quand c’est en agitant le prétexte de “l’artiste m’a donné les autorisations pour avoir des photos sur mon site uniquement” et que ce site n’a AUCUNE visibilité.
Je n’aime pas les photographes qui ne sont connus que parce qu’ils photographient des gens connus, et viennent encore se gloser sur leur travail
Je n’aime pas les photographes (c’est valable pour les bloggeurs aussi) qui n’aiment pas être repris partiellement, alors que cela ne les choque pas qu’un musicien voie sa musique téléchargée illégalement
Emilie Simon live @ Olympic, Nantes. Un bonheur simple.
J’avais évoqué, dans une de mes désormais rares critiques de disques, le revirement d’Émilie Simon sur son dernier album, qui passait d’un minimalisme vibrant à une grosse machine faite d’orchestrations beaucoup plus sophistiquées, à mon grand désarroi. Bien qu’il fasse partie des tous meilleurs albums de 2009, son écoute n’a pas le même impact émotionnel sur son auditeur (en tout cas moi) que les précédents. Fort heureusement, l’émotion qui a quasi disparu sur disque est intacte sur scène, les frissons présents aux premières notes de “Nothing to do with you”, “Fools like us”, “Chinatown” ou encore “Fleur de saison”. La formation sur scène est elle, en revanche plus minimale que lors de la tournée précédente, ce qui a pour conséquence directe la reproduction de nombreux sons sous forme de samples. Point de trompettiste, aucun instrument exotique comme on a pu le voir par le passé, Emilie est au clavier/sampleur, un batteur (Darren Beckett), un bassiste/contrebassiste (Adam Chilenski), et un panneau qui illustre de manière graphique les notes du séquenceur (un peu à la manière du ToneMatrix) complètent le setup. Tenue proche de celle qu’elle arbore dans son clip Dreamland, voix irréprochable de maîtrise pendant tout le concert, et un bras à effets utilisé avec parcimonie (reverb et delay), Emilie séduit toujours autant et impressionne par son assurance pour qui l’a vue souvent timide depuis ses débuts.
Pas trop de surprises sur la set list, c’est très proche de ce que l’on avait entendu lors de la Black Session de Lenoir à la Maison de la radio le 21 septembre, avec quelques réminiscences des albums précédents (en piochant dans chacun d’entre eux), mais sans aucune cover. En réalité, son talent de compositeur est tel, qu’elle peut se permettre de réaliser des “covers” de ses propres titres, avec des réorchestrations (pour le coup minimales) où le clavier est la base qui déroule la chanson. “Fleur de saison” en est une belle démonstration. Un bonheur simple, c’est ce que m’aura procuré le concert d’Emilie Simon ce soir, et je ne regrette pas le déplacement depuis Rennes , même si le le 24 janvier 2010 à l’Etage (surtout vu ce que j’entends de la nouvelle salle du Liberté haut, toujours aussi peu adaptée aux concerts, en architecture, comme en tarification) ne sera qu’une occasion de renouveler ce bonheur simple pour bien commencer l’année 2010 comme je finis 2009.
Ah oui, il y a aussi une application non officielle pour les possesseurs du smartphone à la pomme, faite par qui vous savez
[EDIT] J’avais délibérément choisi pour cet article de ne pas cette fois l’illustrer avec une de mes photos à moi. Mal m’aura pris de vouloir donner de l’exposition à un photographe nantais
Massive Attack. Massive F*cking Attack… et Nantes vs Rennes en matière de concerts
J’ai hésité presque jusqu’à la dernière minute… Un Zénith, c’est pas trop mon truc… surtout pour de la musique “intimiste” qui est censée dégager de l’émotion plus que de l’énergie. La dernière fois que j’avais assisté à leur concert, c’était aux Transmusicales (et en 1994, c’était une édition autrement plus marquante que celles des dernières années) où je n’avais pas tant que ça accroché (honte à moi)… trop dub à mon goût à l’époque, je les ai dans mon top Last.FM, et pense que c’est un groupe majeur pour le mélange des genres depuis presque… 20 ans ! On apprécie Massive Attack soit pour des joyaux comme Teardrop, soit pour son melting pot culturel très anglais, ses références caraïbéennes (Horace Andy), le vivier de talents et featurings qui y sont passés (Tricky, Martina Topley Bird, Liz Frazer, Sinead O’Connor, Neneh Cherry) malgré un trio de base parfois réduit au solo, l’utilisation des guitares autrement que comme un championnat… ou encore le groupe dont tout le monde attend le fameux LP5 depuis de nombreuses années
Splitting the atom m’avait presque déçu à la première écoute, mais Massive Attack étant coutumier de ne pas faire du copier-coller d’un album à l’autre, cet EP met du temps à vous prendre au corps et finit par y parvenir..
Après le report d’un concert au Zénith, je savais à peu près à quoi m’attendre… Première visite au Zénith de Nantes, je suis rassuré, rien à voir avec celui de Paris et sa terrible accoustique, celui de Nantes est plus modeste, avec une architecture qui ne produit pas de réverbérations dans tous les sens (un peu comme on en a au Liberté ou au “Musikhall” à Rennes). Martina Topley Bird en première partie et featuring sur quelques titres de Massive Attack, Deborah Miller, et Horace Andy en guest star. Maxinquaye (Hmm Black Steel) a toujours été mon album favori de Tricky, ainsi que ses autres titres avec Martina (plus que Björk même sur Nearly God), dont j’ai également les 2 albums solo, donc Martina en première partie me convenait parfaitement, contrairement à d’autres qui n’y ont probablement entendu que la synchro de la publicité Kenzo. Formation minimaliste (elle et un batteur), elle me convainct pourtant moins sur scène que sur disque. Pas si grave, un bon moment quand même.
Massive Attack déroule la même setlist à tous ses concerts (n’est pas Trent Reznor qui veut), donc il n’y aura pas de surprise de ce côté-là contrairement à ce que pourrait faire croire un voisin très démonstratif qui s’exclame aux premières notes de chaque titre. Le groupe a choisi une setlist énergétique et ne garde que ses titres incontournables dans l’étiquette “trip hop” “mellow”… OK on est dans une tournée qui fait des grandes salles, ça se comprend. Pas d’économie sur les moyens, hormis les nombreuses voix, le duo s’entoure de deux batteurs, un guitariste, un bassiste, un “DJ” aux samples et aux claviers, alors que 3D et Martina prennent eux-même les claviers à l’occasion. Débauche sonore, mais débauche visuelle aussi. Et une utilisation sympathique d’écrans de LED, puisque c’est clairement le parti d’illustrations ou textes hypnotiques qui est pris. Avec succès, surtout quand il diffuse “le mot du jour” ou du moins, les perles de l’actualité du moment. Sarkozy roi du pipeau à Berlin fait applaudir la salle en plein milieu d’un titre. En même temps, on se doute qu’il y a peu de Jeunes Populaires dans le public (encore que avec des premières places à 34 Euros, on y trouve peu d’étudiants sans le sou aussi). Hypnotisé, on l’est facilement mais pas à regret car on reste bercé par le son lancinant (mais énergique). En revanche, ce qui fait la force de Massive Attack sur disque (bien savoir s’entourer) en fait forcément la faiblesse sur scène, parce qu’il est difficile de rameuter tout le monde pour sa tournée. Elizabeth Fraser manquait beaucoup à Teardrop, dont la réorchestration minimaliste (sans samples qui dégagent pourtant toute l’émotion du titre) me laisse la saveur d’une (mauvaise) cover. Je ressens plus de frissons quand j’écoute cette musique seul allongé dans le noir sur mon lit, qu’en communion avec le groupe et son public. Dommage. Mais cette chanson a probablement besoin d’un certain confinement, d’une certaine stéréophonie pour être appréciée à sa juste valeur. Deborah Miller n’est pas non plus Shara Nelson sur Unfinished Sympathy, mais sa voix est appréciée sur Safe from Harm. Des frissons, j’en ai en revanche ressenti sur Future Proof ou encore sur Psyche. C’est ce que j’étais venu chercher. Je repars ravi de Nantes et rentre à Rennes dépité de ne plus voir ces artistes qui y ont fait leurs armes.
Nantes vs Rennes
Comme moi, vous l’avez certainement remarqué, mais depuis 10 ans, Rennes a beaucoup perdu de son positionnement culturel, notamment au profit de Nantes, notamment dans le milieu musical. De courtes vues pourraient penser que c’est parce qu’il n’y avait plus le Liberté (la belle affaire), qu’il y avait notre chère Bernadette, d’autres diront qu’à l’ère d’Internet et sa diffusion one-to-many, les Transmusicales ont largement perdu leur pouvoir de défricheur. A la direction culturelle de la Mairie on reste probablement persuadé que les Transmusicales participent encore au dynamisme local parce que les marronniers de la presse de début décembre sur le sujet ne manquent pas. En même temps, dans la presse nationale, qui ne manquerait pas une chouille au “bar pro des Trans” avec ses potes (et rédiger dans le train du retour à Paris quelques lignes sur le groupe communément annoncé comme révélation avant même le festival, quand même), c’est le moyen de faire la fête sous couvert de travail… encore que les difficultés de la presse musicale devraient commencer à se faire sentir cet hiver d’après les echos que j’en entends. Côté associations culturelles organisatrices de concerts, l’emprise d’ATM est tellement grande (sur les salles, sur le fait qu’il ne faut pas dénoncer la répartition peu juste des subventions en risquant de ne plus s’en voir attribuer…) que personne ne peut se permettre le luxe (en public, parce qu’en privé on ne se lâche pas) de remettre en cause cette politique culturelle. Cela amène en dérivé, une concurrence malsaine entre les organisateurs, qui fait qu’au lieu d’être fédéré comme on peut l’être à Lyon ou dans une moindre mesure, Nantes, ça part dans tous les sens, dans un esprit de compétition et jalousie. En attendant, le 9 décembre je serai à Nantes voir Emilie Simon, qui avait donné son tout premier concert à Rennes, et n’y passe même plus. Manquerait plus que le pôle TV numérique disparaisse à Rennes (ce qui est en bonne voie) pour que je déménage définitivement ailleurs… et pourquoi pas à Nantes.
Message personnel à la direction culturelle de la Ville de Rennes… s’il y avait des bars à préempter par la Mairie dans le coin de la rue Saint-Michel, le 1929 n’en faisait certainement pas partie. Et sinon, à Nantes et à Lyon, on boit moins qu’à Rennes chez les jeunes, le budget va plus dans le culturel que l’alcool, bizarrement.
Deezer premium: après Radio.blog, Last.FM, Deezer copie Spotify
Je l’avais dit en début d’année sur un ton ironique, le concurrent principal de Deezer, celui qui l’amènerait à sa probable disparition, serait Spotify. En tout cas, si son fondateur ne prenait pas au sérieux cette “menace” en janvier dans les commentaires, la révélation aujourd’hui de Deezer Premium prouve bien le contraire. Car sur le papier (et dans le communiqué de presse copié tel quel par tous les “sites d’information”), Deezer Premium ne fait ni plus ni moins que copier le principe de Spotify… à quelques exceptions près…
1. L’application
Deezer utilise la technologie Adobe Air. L’avantage: une portabilité facile côté développement sur Mac et PC. L’inconvénient, une empreinte CPU et mémoire importantes (regardez les captures d’écran ci-jointes). Pire, dès que j’ai manipulé activement l’interface, j’ai eu plusieurs microcoupures de son.
2. La qualité audio
Je n’ai pas encore trouvé un seul titre à 320 Kbps (ceux que j’écoute sont à max 128Kbps) contrairement à ce qui est annoncé. OK, Spotify ne propose pas toute sa bibliothèque en 320Kbps à l’heure actuelle, mais même ceux qui ne le sont pas encore, sont plus écoutables que tous ceux que j’ai pu écouter dans Deezer Desktop, et ce même dans la version mobile de Spotify. Bon point néanmoins, Deezer annonce que le titre n’est pas disponible en haute qualité quand on passe sa souris sur le player (même si HQ est illuminé)
3. L’interface
L’utilisateur de Deezer ne sera pas dépaysé par l’interface de Deezer Desktop qui ne fait que recopier celle du site web (l’arbre de Noël publicitaire en moins). L’utilisateur de Spotify l’a trouvera peu réactive.
4. Le P2P
Contrairement à Spotify qui utilise le P2P pour des démarrages rapides et une moins grande consommation de bande passante (le poste n°1 des dépenses dans ce genre de services, bien devant les droits), Deezer fonctionne toujours en mode web
5. La gestion du mode connecté
Très compliquée, il faut passer, dans l’application desktop comme dans l’application mobile par les préférences. Le mode Spotify est beaucoup plus intuitif à ce niveau
6. L’utilisation “en entreprise”
Jonathan Benassaya m’avait opposé que Spotify serait compliqué à faire marcher en entreprise parce que c’est une application. En fait Spotify a marché dès le premier jour en entreprise. Ce qui n’est pas le cas de Deezer Desktop qui ne sait visiblement pas intégrer un proxy.
7. La version mobile
En 3G, le temps de chargement est long, mais je parviens à m’authentifier et lire les titres de mes playlists. Je ne parviens pas à faire fonctionner le mode non connecté pour l’instant.
8. La possibilité d’ajouter sa propre bibliothèque
C’est une chose que je reprochais à Spotify comme l’un de ses derniers manques, et Deezer le fait (certes mal) en vous proposant d’uploader votre propre musique. Je préférerais un fonctionnement à la Serato Scratch Live qui importe le contenu de votre base iTunes et ses playlists
Bref, comme toujours Deezer compte sur sa position hégémonique (en France, parce qu’ailleurs, ce n’est qu’un acteur insignifiant), son réseau (en ayant à la fois Xavier Niel comme Christine Albanel par le passé dans sa poche, ce qui n’est pas rien) pour s’imposer. Il y a eu BlogMusik qui a copié Radio.Blog, les smart radios qui ont copié Last.FM, maintenant, c’est Spotify, mais même pas “patriotisme”, je n’utiliserai pas encore ce service de sitôt. Le service n’est pas foncièrement mauvais, surtout quand la référence est le site web (mêmes inconvénients sur la lourdeur, la qualité audio, juste les publicités en moins), mais pas de quoi détourner les utilisateurs de Spotify pour l’instant. Un jour, il va bien falloir innover.
EDIT: Quelques chiffres:
L’Expansion: ” Deezer revendique 10 millions d’utilisateurs en Europe”
Challenges: “En devenant payant, Deezer prend-il le risque de perdre une grande partie de ses membres qui n’accepteront pas les intrusions publicitaires? Jonathan Benassaya estime que 10 à 15% d’entre eux devraient opter pour la formule à 4,99 euros alors que 2 à 3% choisiront celle à 9,99 euros. Cela représenterait près de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, contre 7,4 millions actuellement, dont une partie sera reversée aux majors de la musique et autres labels indépendants partenaires du site.”
Si on analyse aujourd’hui les chiffres tangibles, 10 millions d’utilisateurs apportent chacun 0,74 cents de recettes au site par an (on ne connaît pas leur coût), soit moins que l’équivalent d’achat d’un seul titre par an.
Jonathan Benassaya annonçait en mai 2008 une rentabilité pour fin 2008 avec l’offre publicitaire. Avec la formule premium, il en annonce une désormais “dès le premier semestre 2010″


