Archive pour la catégorie ‘Entourage’

A force d’aller aux Pays-Bas, ça devait arriver…

… j’ai craqué pour une néerlandaise, ma petite reine qui répond au (pas si) joli nom de …

Sparta ION M-Gear 2008. Un vélo à assistance électrique, pour, dans la lignée de la New Beetle, encore plus faire le bobo écolo ! Un vélo à assistance électrique (mais des batteries cachées dans le cadre pour l’élégance) pour aller au travail, de quoi faire l’objet d’un reportage prochain dans Capital :-D ! Prix en magasin à Rennes: 2249 Euros. Prix en ligne en France: 1999 Euros. Prix aux Pays-Bas: 1749 Euros. Trouvé finalement à Nantes pour 2099 Euros. Les importateurs pensent plus à leur marge qu’au pouvoir d’achat des petits français, aux revenus moins élevés que nos compères bataves. Amortissement calculé sur le cours actuel de l’essence à la pompe: 24 mois (bon OK si je ne fais que du vélo pour aller au travail, ce qui est peu probable par temps de pluie ou hiver), donc il faut certainement doubler ce chiffre, mais vu que dans le même temps l’essence va encore augmenter de 50%, je ne suis pas si loin.

Place Rallier du Baty, Rennes, Fête de la Musique, Tio Paquito et autres histoires rocambolesques rennaises

Il y a une rumeur qui coure depuis des années comme quoi la Fête de la Musique serait une fête populaire, conviviale, ouverte à tous, dégagée de tout intérêt commercial. Eh bien, il semblerait qu’il ne s’agisse que d’une pure rumeur. S’il y a bien une chose que j’avais oubliée (mémoire sélective sûrement) durant mes quelques années d’absence des platines, c’était le melon d’un certain milieu électro rennais qui pense toujours savoir faire mieux que tout le monde. J’en ai eu un violent retour à la réalité cette semaine. Que j’aurais été si bien au SONAR…

J-3
La présidente de l’association des commerçants rennais m’informe d’une bisbille sur la programmation de la scène de la place Rallier du Baty, et comme quoi ma prestation serait annulée. Je contacte la Mairie de Rennes qui me dit que rien n’a changé et que je suis toujours programmé de 0h à 2h. Deuxième coup de fil, cette fois d’un gérant du bistrot Tio Paquito (qui comme chaque Rennais le sait est situé Place Rallier du Baty), qui à mon tour m’informe que la programmation a été chamboulée (on me dit que je joue de 0h à 0h45). Je demande qui a fait ce choix, on me répond “moi”, l’un des gérants du Tio Paquito donc. Stupéfait, je me dis que ça cache forcément du copinage et une prise de pouvoir abusive sur l’accord entre l’association des commerçants et la Ville de Rennes par le Tio Paquito. Bingo, de fil en aiguille, je comprends que tout ça n’est qu’organisation dans son coin par le gérant qui souhaitait préempter la scène pour y placer un pote… et était prêt à inventer n’importe quoi pour placer son DJ. Tout ça alors que la mairie de Rennes et l’association de commerçants s’étaient mis d’accord dès février pour que la ville fasse la programmation. Hum. Je dis que je m’en tiens au message officiel de la Ville de Rennes (à ma connaissance, la place Rallier du Baty n’appartient pas à l’un des troquets qui prend 2m50 de son côté)

J-2
Journée placée sous le signe de la transaction puisque chacun (enfin je croyais que chacun) essaie de voir ce qu’il est possible de faire. J’accepte sans difficulté de diviser par 2 mon temps de passage pour laisser la place à un autre DJ, parce que sur le fond, cela ne me dérange pas qu’un jeune DJ joue aussi, même si je fais clairement savoir que la forme ne m’a pas plu. La Mairie de Rennes est d’accord, la directrice de l’association de commerçants aussi.

J-1
Nouvel appel d’un gérant du Tio Paquito. Lui n’est visiblement pas d’accord. Il m’annonce, avec véhémence (c’est le moins que l’on puisse dire) que ce sera de 0h à 0h45, ou rien. Je demande quelle est la durée du set du DJ pour lequel j’ai accepté de rogner mon set. 1h15. Pourquoi un régime de faveur alors qu’il n’est même pas à la programmation. Pourquoi ? Parce que le patron du Tio Paquito l’a décidé. Point. “On te délogera s’il le faut”. OK. l’ambiance est plantée, bien loin de ce que j’avais imaginé quand j’avais été candidat pour jouer. Maintenant je ne pouvais pas imaginer que l’un des adhérents de l’union commerçante pouvait faire la loi sur une place publique dans le cadre d’un événement public. Je crois que je serais allé passer la semaine au SONAR comme j’y avais pensé initialement si j’avais su tout cela d’emblée. L’ambiance y est largement plus conviviale que dans le milieu renno-rennais. En fait j’apprends (par chemin alambiqué via divers contacts) qu’il y a 2 autres DJs (Sam di Contcha et Ugo Papin) que moi sur le créneau qui m’était promis… donc en aucun cas, on n’avait imaginé me laisser mixer à aucun moment. Ce sera plus tard confirmé par la non-présence d’équipements pour ma prestation, ce que ni la Ville de Rennes, ni le Carré Rennais n’avaient certainement demander au loueur de sono.

J
L’injustice n’étant pas trop mon truc, je n’avais pas envie de laisser le Tio Paquito imposer sa loi, je suis donc allé déposer une plainte dans l’après-midi à l’hôtel de police. Le soir, je me rends comme prévu sur la scène, avec mon propre équipement (laptop pour le coup), ayant déjà pressenti le coup fourré à ce niveau. A 10 minutes de la fin de la prestation du groupe précédent, j’ai l’équipe du Tio Paquito qui déboule, avec à qui mieux mieux pour dire que tout est de ma faute si je ne joue pas (ben voyons…), et que de toutes façons, on ne comptait pas me laisser mixer. OK. 30 secondes plus tard, un individu qui fait 2 fois mon gabarit arrive, et exécute, devant nombreux témoins (qui auront pu apprécier à quel point c’était malsain), en me serrant la carotide (c’est efficace et ça ne laisse pas de traces) puis en me plaquant contre le mur, ce dont on m’avait précédemment menacé. Je ne pensais sincèrement pas que ça irait jusque là, je ne voyais pas ce que le Tio Paquito aurait à gagner d’une telle manoeuvre.
Speechless

J’ai 30 ans, je n’ai rien à prouver à qui que ce soit dans le domaine musical, je me réjouissais de pouvoir jouer devant un public qui n’avait rien à payer, en étant sélectionné non par copinage mais par demo. J’étais prêt à céder la moitié du temps qui m’était alloué à quelqu’un que je ne connais pas, juste pour “arranger” tout le monde. Hedonist est mon pseudo de “scène” (on ne rit pas derrière son écran :p), pourquoi, parce que la musique est pour moi avant tout une passion, je le fais par plaisir, pas par volonté de faire le beau. J’avais déjà pu “apprécier” les histoires de clan il y a près de 10 ans, mais en m’adressant à des interlocuteurs nationaux et internationaux dans les années qui ont suivi, j’avais oublié que c’était localement que les gens avaient le melon et cherchaient des histoires, juste pour satisfaire leur ego. Je suis revenu à la triste (mais vraiment triste) réalité avec ces gérants qui sont probablement persuadés d’avoir l’établissement le plus hype…. d’au moins la place Rallier du Baty.

Je ne salue ni la direction culturelle qui fait clairement passer le message que l’alcool prime sur la musique pour la fête de la musique à Rennes, ni l’association des commerçants rennais – et notamment sa représentante – qui ferait bien mieux de faire le tri, surtout quand elle délègue à ce genre d’individus de telles responsabilités.

Convocation officielle par Mairie, organisation Carré Rennais

Fête de la musique: du difficile exercice du mélange des genres

Je suis en général le premier défenseur du mélange des genres musicaux pour éviter toute linéarité dans un événement de musiques électroniques par exemple, et c’est pourquoi des DJ’s transgenres comme Laurent Garnier, Ellen Allien et d’autres ont mes faveurs. Maintenant que diriez-vous d’une scène qui partage successivement un artiste de chanson française (Fab), un group de Brit Rock (The Missing Girl), un groupe de Folk (Miss Mary Mack), et un DJ électro (moi en l’occurrence). Pas facile, hein ? Surtout pour le DJ électro qui risque de se frotter à un public tout simplement hostile à tout “bleep” :) Eh bien il faudra pourtant relever le défi pour la Fête de la Musique ce 21 juin place Rallier du Baty, parce que c’est ce qu’il m’attend pour un set d’au moins 2h, et il faudra donc mettre en oeuvre mes beaux discours sur le crossover, si je ne veux pas que la place Rallier du Baty se renouvelle de 100% d’un bloc dans les premières minutes. Sur la fête de la musique, les gens sont généralement moins obtus (j’ai en mémoire la prestation d’Herman Dune qui avait par exemple clairsemé la foule du festival pop de la Route du Rock En passant sur leurs MySpace, j’ai en revanche remarqué la qualité des compositions de tous les artistes, donc tout le monde devrait en revanche trouver son compte au moins une heure pendant la soirée :)

L’événement Facebook

Oslo, Norge [PHOTOS]

Arrêt pour le moins inattendu en Norvège (demande de départ 20h avant le départ effectif), dans une start-up de chez start-up dans le DSL, mais au final pas déplaisant. Des Krones (z’auraient pas pu choisir l’Euro comme – presque – tout le reste de l’Europe ? Multipliez vos euros par 8 pour avoir la conversion actuelle), des trains qui ne passent que toutes les heures… normal ils roulent sur des voies uniques (si si c’est chacun son tour, et le plus inquiétant c’est que le transport ferroviaire est libéralisé), des skis de fond à la mi-avril dans le train, une piste de ski alpin perdue au milieu de nulle part, des journées de travail qui finissent à 16h30, de nombreux yeux bleus pas seulement portés par de jolies blondes (à se demander si elles ne sont pas albinos parfois tant elles ont la peau blanche pour certaines), un soleil à me rougir la peau, des magasins Spar, de grandes maisons, mais hormis quelques Volvos débarquées du pays voisin, peu de voitures bling bling, aucun Zara, H&M ou Mc Do dans le centre ville (nan faut pas déconner, c’est aussi aseptisé que dans n’importe quelle grande ville d’Europe au niveau commercial), voilà ce qui fait l’originalité de la Norvège.

Visite express ce soir de l’Opéra, de la maison du prix Nobel, du City Hall, du Royal Palace et du Parlement. Quelques photos (avec quelques blondes dessus pour Raymond… mais en tout petit en général) à venir sur Facebook et Flickr.

Bon demain, va falloir en revanche se taper Oslo-Amsterdam puis Amsterdam-Paris puis Paris-Rennes puis Rennes-Brest. Ouch !

Prochaine étape, Bergen, l”une des plus belles villes du monde” ? ;)

Photos

RIP Rennes Musique 1977-2008

Et voilà , c’est en ce samedi 5 avril que va fermer Rennes Musique, un disquaire indépendant né la même année que moi, et dont j’ai parcouru les travées étroites pendant des années (les années lycée et fac en ce qui me concerne), à la recherche de perles, d’imports, en CD, mais surtout en vinyle, avec Christophe comme interlocuteur n°1. Seulement voilà , Rennes Musique est victime d’une époque. Napster, AudioGalaxy, Soulseek ont réussi à permettre à des passionnés comme moi de trouver de la musique non accessible car rare, beaucoup plus facilement. Si moi je n’ai pas pour autant renoncé à acheter de la musique, de plus en plus le Net et ses références indexées beaucoup plus facilement que dans des bacs, un traçage plus facile des nouveautés, une disparition aussi des émissions de radio dédiées à la découvertes ont fait que mes visites se sont de plus en plus espacées à partir du passage au nouveau siècle.

2000 à marqué pour moi la fin de mes études, le début d’une aventure dans la nouvelle donne musicale que constitue Internet car il s’agit bien de cela, avec d’abord DJing.com (site que je maintenais depuis mars 1997 déjà ) mais surtout Kioskradio, sorte de Last.fm annonciateur de ce que sera NeoMusicStore d’ici quelques semaines. J’ai vu à partir de cette date également tous les disquaires indépendants rennais disparaître un par un, pour qu’il n’en reste (même si d’autres plus modestes sont nés depuis) qu’un, Rennes Musique. C’est malheureusement inéluctable, à moins de se consacrer sur un marché de niche (le vinyle qu’on ne trouve que sur Amazon UK et les plateformes C2C au mieux ?) ce vers quoi ne pouvait malgré tout pas aller Rennes Musique sans réduire drastiquement la voilure… j’espère bien que c’est le destin que choisira Christophe, j’en redeviendrais le premier client ! Et pourtant, je dois bien l’avouer que moi-même je n’étais plus trop client de l’échoppe depuis plusieurs années déjà .

C’est malgré tout ce genre de boutique que j’avais en tête quand j’ai réfléchi à la v3 de NeoMusicStore. Tous les sites de vente en ligne se contentent d’être des vitrines avec pour but d’avoir un contenu exhaustif, sans réelle autre sélection que le top des ventes ou alors comme antichambre des directeurs artistiques pour le simple placement d’images promotionnelles. Il y a une autre population, qui peut être disquaire ou très consommatrice de disque, composée de passionnés qui savent guider les autres vers des découvertes, des raretés qui peut-être n’atteindront jamais des volumes de vente phénoménaux mais obtiendront des succès d’estime et durables dans des communautés. Je pense être de cette population, et je pense aussi que cette population a une forte influence sur le marché indépendant. NeoMusicStore aura pour mission de rendre possible pour ces passionnés la création de leur propre boutique, qui se voudra être leur petit bébé, et pas un énième clone de disquaire en ligne, avec leur propre contenu éditorial, leur univers.

Je passerai en tout cas ce samedi à la boutique.