Archive pour la catégorie ‘Conso’

iPad, premières impressions

Voici ce que j’ai testé:
iBooks (relativement sommaire, mais store pratique)
Kindle (lecture plus sympa, mais pas de store embarqué)
Video live HD (http://iphone.envivio.com) en streaming (qualité top, forcément :p mais écran pas en 16:9 dommage)
Jeu iPad Asphalt 5 HD m’a bluffé
Jeux iPhone upscalés Ridge Racer et Monkey Ball mieux que je ne le pensais
Applications iPhone avec texte pas géniales (dont les miennes)
YouTube (la meilleure version, mieux que le web, de loin)
iTunes (pourquoi pas possible de se connecter à la librairie d’un autre iTunes ???)
iCab Mobile vraie différence par rapport à Safari
ToodleDo, bon gestionnaire de tâches
Korg Electribe assez bluffant, même si c’est quand même un jouet…
Seule application non fonctionnelle jusqu’ici: Canal+.

Paiement sécurisé sur Internet, cartes virtuelles, et autres contre-vérités par nos banquiers

Ayant eu une longue discussion avec mon banquier qui a unilatéralement décidé de supprimer ma possibilité d’acheter sur Internet sans être obligé d’utiliser leur carte virtuelle de paiement (Virtualis en l’occurrence) parce que j’avais signalé 2 débits frauduleux (qui en fait étaient 3, 1 chaque mois), et ce sans même me demander mon avis au préalable, je me suis dit qu’il serait bien de faire le point sur les contre-vérités qu’on nous assène “pour notre sécurité”, comme il m’a dit à plusieurs reprises… A la décharge de votre conseiller bancaire (pour parler comme eux et ne pas dire le mot tabou commercial), il peut souvent le faire de bonne foi, tellement des années de formatage, et une formation qui se focalise plus sur la vente de services que sur le services clients lui-même, ont fait leur oeuvre. Sauf que c’est ignorer les obligations du banquier qui vend la moindre carte bleue, Visa ou Mastercard à son client. Comme tout le monde n’est pas averti sur ce sujet (et que les banquiers continuent à faire passer des messages arrangés selon leurs soins), j’ai décidé de faire ce post hors musique exceptionnel parce qu’il concerne tout un chacun, et notamment ceux qui consomment de la musique sous forme de micropaiement (moins de 1 Euro sur Internet). Vous lirez dans mon dernier paragraphe pourquoi la carte virtuelle sur Internet est même moins sécurisée que la carte réelle !!!

J’ai un débit litigieux sur mon relevé bancaire, la source de la fraude vient-elle d’Internet ?
La probabilité est très faible. Si le débit a été fait vers un service Internet, c’est tout simplement qu’un service Internet, comme tout service par correspondance, ne demande pas le code PIN ou d’accès à la puce (quand il/elle existe, il faut savoir que c’est encore inexistant dans de très nombreux pays, même certains avancés économiquement comme les USA), et donc celui qui aura obtenu le numéro facial de la carte pourra librement faire ses emplettes sur Internet (ou par correspondance, mais aujurd’hui 80% des achats par correspondance se font sur Internet). Dans la plupart des cas de fraude, l’accès au numéro de carte ne se fait pas de manière informatique, mais de manière physique. A chaque fois que vous payez dans un bar, dans un supermarché, ou commerce quelconque, votre carte est visible de plusieurs personnes, voires de caméras indiscrètes, il est alors facile pour la personne qui a votre numéro (voire votre nom) d’acheter des produits ou services par correspondance (Internet ou autre)

Pourquoi alors les banques focalisent sur Internet ?
Parce qu’historiquement, elles ont toujours focalisées sur les ventes à distance parce que l’identité du fraudeur est plus difficile à obtenir. Hors, dans le cas où le fraudeur n’est pas identifié, cela n’exonère pas la banque (ou le groupe interbancaire voire distinction plus loin) de rembourser le fraudé… mais cela déporte leur propre remboursement. Moins il y aura de transactions sur la vente à distance, moins il y aura de fraude longue à identifier… Le banquier vous fera croire que la fraude la plus probable sur votre carte bleue est celle de “man-in-the-middle attack”, soit quelqu’un qui se connecte à votre machine ou à celle du commerçant pendant la transaction, alors que dans les faits, c’est de loin (très loin) la moins probable puisque ces communications sont faites de manière encryptées, et que même si quelqu’un savait qu’à telle minute, tel utilisateur procéderait à un achat sur tel site, il faudrait être un pirate chevronné et des milliers de PC pour pouvoir cracker 1 seul numéro de carte bleue. Alors qu’il est beaucoup plus facile par exemple:
- sans connaissance informatique aucune pour un commerçant de ramener le sabot pour l’autorisation bancaire dans un coin discret pour noter le numéro de carte bleue du client
- d’avoir accès à un numéro de carte bleue dans un service de porte-à-porte ou de vente par correspondance par téléphone
- de poser une caméra chez un commerçant ou sur un distributeur de billets
- de voler un portefeuille
- de pirater un terminal de paiement électronique commerçant.

Tout cela est faisable en masse très rapidement avec des moyens très limités (papier, crayon, webcam, ou talent de pickpocket)

Dans quels cas le piratage se fait-il le plus souvent sur Internet ?
Il y a plusieurs cas, dans tous les cas, il faut comprendre que le piratage est intéressant pour le pirate que s’il est massif. En utilisant une seule carte bleue avec des gros débits espacés dans le temps, il se fera vite repérer, et ses transactions seront scrutées avec plus de soin par les sites d’e-commerce. En revanche, en obtenant un maximum de données sur lesquels il prélèvera de petites sommes à la même date T, il évitera à coup sûr les vérifications faites par les sites d’e-commerce (quand le site ne lui appartient tout simplement pas), mais aura également le temps de transférer son argent vers un paradis fiscal avant que les banques – qui sont incapables de détecter des transactions similaires sur des comptes au sein d’un même établissement (en tout cas votre banque, et la mienne, et ce même quand vous vous trouvez des cas multiples en faisant une recherche sur Google avec l’intitulé du prélèvement) – ou les utilisateurs, ne déclenchent l’alerte. C’est aussi pour cette raison que l’attaque au moment de la transaction est peu probable, elle demande beaucoup de ressources, d’information
- le premier est le phishing: des envois massifs d’email demandent à des utilisateurs de se connecter sur le site de leur banque pour modifier leur mot de passe. Dans ce cas-là, le fraudeur récupère juste les identifiants pour ensuite effectuer des transactions sur votre compte. La banque pourrait mettre en place un dispositif très simple pour éliminer une grande partie de ce phishing. Demander un code supplémentaire lorsque connexion depuis un autre pays que le sien, code envoyé par email ou SMS sur les contacts du possesseurs du compte. Mais les banques (à ma connaissance) ne le font pas. Alors qu’elles demandent par ailleurs parfois des codes inutiles sur des virement réguliers entre proches (voire entre soi-même). Comme souvent, sur le plan du phishing, elle font poser la responsabilité sur l’utilisateur, qui doit faire attention sur quel site il se connecte (alors que lui a difficilement accès aux adresses IP de sa banque, sa banque a facilement accès à celles de ceux qui se connectent pourtant)
- le deuxième est la mauvaise protection d’une base de données qui conservent ces informations. Le cas est rare voire quasi impossible en France, sur des sites qui utilisent in fine (même sans le savoir car chaque banque affirme avoir son propre paiement de sécurisé, quand bien même 95% n’en utilisent que 2 différents qui sont Atos et Paybox) des systèmes très sécurisés où les données sont stockées dans des datacenters (centre de données) où l’entrée se fait à la détection de la rétine, ou les salariés doivent avoir un casier judiciaire vierge, et où tout accès physique (à un disque dur) ou logique lève une alarme. Sur mon cas personnel de fraude, j’hésite entre ceci, et un accès physique durant mon séjour aux Etats-Unis (qui serait également fort probable puisque le premier débit a eu lieu quelques semaines après)
- le troisième est le spyware ou logiciel-espion de type key-logging, c’est à dire qu’il envoie sur Internet à une adresse précise tout ce que vous tapez sur l’écran. C’est possible sur PC Windows, mais n’importe quel firewall ou antivirus intègre aujourd’hui une protection contre cet usage.

En cas de fraude sur Internet, ma banque doit-elle me rembourser dans tous les cas ?
OUI, LA BANQUE DOIT VOUS REMBOURSER DANS TOUS LES CAS DE FRAUDE SUR VOTRE CARTE BANCAIRE. Quel que soit l’usage frauduleux de votre carte bancaire (sur Internet ou autre), votre banque doit vous rembourser, à partir du moment où vous disposez des preuves suffisantes (Un engagement sur l’honneur est souvent suffisant pour des transactions qui dépassent les frontières européennes, une validation du commerçant qu’aucun produit ou service ne vous a été livré à votre adresse ou à celle d’un proche pour le reste).

Même si vous êtes encore en possession de votre carte et que vous n’avez donc pas fait opposition, votre responsabilité est totalement dégagée (sans limites aucunes) en cas d’utilisation frauduleuse de votre numéro de carte (achat par correspondance) ou de contrefaçon.
Il vous suffit de notifier par écrit votre contestation à l’établissement émetteur.

Celui-ci doit alors vous recréditer les sommes litigieuses dans le délai d’un mois qui suit la réception de votre lettre recommandée (Code mon. et fin. art. L 132-4)

Pourquoi alors les banques conseillent-elles l’utilisation de cartes virtuelles si on est protégé dans tous les cas ?
Si le discours marketing des banques (quasiment toutes sans exception) sur les cartes virtuelles est de vous protéger, il n’en est rien. Elles n’améliorent que peu cette protection quand elles ne l’empirent pas (cf dernier paragraphe). Au mieux, elle évite la redondance de la fraude (que votre carte soit utilisée par le même individu plusieurs fois sur plusieurs services différents à des moments différents), et donc diminue vos démarches administratives (et surtout celles de la banque). Au pire, elle introduit un nouveau maillon de vulnérabilité, le lieu où est stockée la correspondance entre les codes temporaires et les codes réels. Les cartes virtuelles ont été imaginées d’abord, pour conforter l’utilisateur dans sa crainte d’utiliser Internet, ensuite, comme un argument commercial supplémentaire pour garder ses clients (voyez chez nous vous êtes en sécurité), enfin dans la volonté de diminuer les charges administratives liées à la recherche de fraude (il y a moins de fraude récurrente donc moins de charges pour les banques). Pire aujourd’hui, elle deviennent caduques via l’utilisation du 3DSecure qui demande une information personnelle (depuis 2 ans, des informations personnelles sont associées à votre numéro de carte bleue) au moment de la transaction.
Pour moi, il n’y a aucune raison valable, pour un utilisateur de carte bancaire d’utiliser une carte virtuelle, car c’est un écran de fumée, qui a un seul objectif psychologique, et de réduction des coûts côté bancaire (qu’ils ne réimputent pourtant pas dans une baisse du coûts des cartes côté utilisateur). Côté utilisateur, elle n’apporte rien de plus dans la résolution des fraudes, ni dans leur remboursement. Elle apporte la contrainte de devoir saisir un code différent, pour un plancher défini (et à réévaluer si nécessaire avec la banque pour chaque transaction). Pire dans certains cas (Amazon, SNCF et retrait en borne, iTunes et tous les sites de paiement ou on ne rentre qu’une fois ses données bancaires), elle est inutilisable, sauf à accepter un code valable plus longtemps (auquel cas non seulement on perd son intérêt, mais on introduit un point de faille supplémentaire, qui est l’endroit où sont stockées les tables de correspondance entre le code virtuel et le code réel… parce qu’il faut bien les stocker quelque part). Le cas typique où son usage est idiot, c’est celui du micropaiement, soit de la transaction à moins de 1 Euro. Ce n’est pas compliqué d’obtenir un code, c’est vrai, mais c’est une procédure fastidieuse pour obtenir un fichier MP3 que de passer 5′ sur le processus de paiement. Bizarrement, aucun des systèmes de ventes dématérialisées n’utilise ces cartes virtuelles (leur préférant des Paypal ou autre solutions de micro-paiement plus simples, et généralement plus sécurisées), maintenant, je ne pense pas que la longueur du processus d’achat intéresse énormément les banques (même si cela signifie plus de commissions pour elles), quand un utilisateur télécharge un MP3 pirate sur sa connexion ADSL, la banque encaisse quand même sa commission sur le prélèvement automatiquement de l’abonnement…

Après plus d’une heure de discussion, j’ai eu le privilège d’avoir de nouveau le droit d’utiliser ma carte bleue dans les conditions prévues lors de sa souscription (donc en continuant à avoir le droit d’être remboursé contre les fraudes mêmes sans Virtualis). Tout ce qu’aura gagné le banquier dans son entêtement (certes j’étais aussi entêté), c’est de me rendre encore moins satisfait de cette banque sur le plan de l’expérience clients.

LA CARTE VIRTUELLE LARGEMENT MOINS SURE QUE LA REELLE !
Dans ma banque, pour obtenir un une carte virtuelle que faut-il faire ? Eh bien c’est très simple, vous vous connectez sur le site web de la banque avec vos identifiants, vous définissez le montant maximum et vous obtenez votre code. Très simple, non ? Pas trop simple selon vous ? Cela veut dire qu’il suffit d’avoir vos identifiants webs pour faire des paiements sur Internet avec un numéro de carte bleue qui marche. Pas besoin d’intercepter un vrai numéro de carte bleue de quelque façon que ce soit, on vous en fournit un juste avec un numéro de compte et un mot de passe… Hum. Cela veut dire que n’importe qui connaissant un numéro de compte pourra tester des mots de passe usuels et obtenir un numéro de carte… ou encore en mettant en place un système de phishing/hameçonnage/filetage pourra se servir sur votre compte pour des paiements sur Internet (beaucoup moins traçables que des virements). Et ma banque ose appeler ça un moyen plus sûr de payer sur Internet !!!

[MISE A JOUR 03/04] Il semblerait qu’ils m’aient de nouveau bloqué ma carte pour paiements sur Internet, sans m’en informer

Beatport en sérieuse baisse de régime depuis 6 mois, remise en cause des exclusivités ?

La domination sans partage de Beatport dans le monde du téléchargement de musiques électroniques verra-t’elle sa fin en 2009 ? Le site, notamment très populaire en France, a en effet accusé une baisse de 40% de son trafic global entre mai et novembre. Lorsque que de nombreux labels électros m’ont dit fin 2007/courant 2008 leur intention d’aller à 100% vers Beatport, je leur ai dit que c’était à court terme une décision qui semblait logique (puisque le site représentait alors près de 75% en revenus de leurs ventes), mais que c’était dangereux à long terme, car le marché du digital est loin d’être aussi figé que celui du physique. A peu près la même réponse que celle que je faisais quand il choisissait un agrégateur en exclusivité aussi donc. Aujourd’hui, la plupart de ces labels annoncent des revenus en forte baisse, alors que ceux qui ont choisi la stratégie de multidiffusion ont des revenus plutôt en hausse, à nombre de sorties constant.

Est-ce que le marché est arrivé à maturité et qu’il n’y a plus de croissance ?
C’est ce qu’explique Beatport, tout en mettant l’accent sur une augmentation du piratage surtout auprès de ses éditeurs exclusifs (qu’il doit motiver à rester), mais ce discours ne tient absolument pas quand TOUS les concurrents de beatport affichent des chiffres de croissance à 2 voire 3 chiffres sur un an, et ce encore durant les 6 derniers mois ! Les principaux bénéficiaires de la perte de vitesse de Beatport, Boomkat, Juno Download, TrackItDown, Beats Digital, TraxSource pour ne citer que les plus célèbres sont en net croissance… Alors, certes, Beatport est toujours n°1, mais il est loin de représenter 50% des parts de marché, il serait au mieux à 20% aujourd’hui….

Pourquoi faire le choix de l’exclusivité en tant qu’éditeur ?
L’exclusivité n’a jamais dans l’histoire de la musique profité durablement aux éditeurs ou musiciens. L’exclusivité n’existe que pour favoriser l’essor d’un distributeur, et Beatport a bien maximisé ses revenus en suivant cette stratégie dès lors que le site a obtenu le catalogue le plus large en “dance music”, et en appliquant des tarifs plus élevés (jusqu’à 2,49 Euros pour un MP3 lorsque le reste du marché était plutôt à 0,99), tout en n’appliquant pas les mêmes conditions de rémunération (le site s’est longtemps affranchi du paiement de diverses taxes que payaient ses concurrents). Bref, le site a prospéré dans des conditions pas très réglos, et certainement pas à l’avantage du consommateur… qui n’oublie jamais. Dance Download Alliance avait essayé de son côté d’alerter en mai 2007 – mais en vain – les éditeurs que l’exclusivité à long terme leur serait néfaste.

Alors pourquoi un tel désamour ?
Plusieurs raisons peuvent l’expliquer:
Beatport, c’est un site en Flash à 100% (sauf la version destinée au référencement), qui jusqu’ici ne dérangeait pas tant que ça, car les autres sites ne proposaient pas forcément de meilleures interfaces, et surtout un contenu plus pauvre. Aujourd’hui, le contenu s’enrichit sur les autres sites, alors qu’il s’appauvrit (parce que les bonnes productions sont diluées dans les mauvaises: le contenu est dense, mais trop dense) sur Beatport, rendant très pénible la navigation et l’écoute préalables à l’achat.
Une tarification élevée, et surtout à la hausse régulièrement depuis la naissance du site, sans que les services suivent conjointement, amène les consommateurs à aller vers d’autres sites lorsqu’ils le peuvent, et la crise aidant, ce comportement s’installe de plus en plus d’aller picorer sur plusieurs sites afin de faire la meilleure opération financièrement
Ce qui servait également Beatport précédemment étaient des extraits de mauvaise qualité (car sur un extrait de qualité faible, on ne se rendait pas compte de la différence entre un bon et un mauvais mastering), aujourd’hui, tous les clients se sont fait avoir avec des titres qui sonnent mal une fois téléchargés en version 320k et tous ses concurrents proposent une meilleure qualité d’écoute qui permet de mieux juger la qualité de l’enregistrement original
Les exclusivités Beatport ont aussi produit un plus grand nombre de titres de mauvaise qualité, les éditeurs se reposant sur la marge supérieure de ces productions pour espérer un retour sur investissement plus rapide. Au final, les internautes sont de fait moins demandeurs pour des exclusivités dont la qualité semble au rabais, et dont le seul attrait reste la primauté. En revanche, cette situation de l’exclusivité favorise le piratage de ces titres et donc, on se retrouve dans une situation où le piratage est le plus encouragé par le système instauré par le site lui-même qui l’accuse comme raison principale de la baisse des ventes !

La réaction de Beatport est-elle la bonne ?
Beatport a d’abord choisi de limiter le contenu sur le site, par des critères quantitatifs (et non qualitatifs) qui reposent donc sur le fait qu’un label vend plus ou moins. Plutôt que de remettre en cause sa façon d’extraire le meilleur (qualitativement) du catalogue en construisant de meilleures systèmes de recommandations, le site a donc choisi de ne pas mettre celui qui lui rapporte le moins. Peut-être efficace à court terme, mais dangereux à long terme, car les faibles vendeurs d’aujourd’hui peuvent être les gros vendeurs de demain… qui ne voudront pas signer avec une plateforme qui les aura délisté.
Ensuite, le site a mis fin sans avertissement, à son programme d’affiliation qui avait fédéré de nombreux sites de musiques électroniques (dont DJing.com) et qui avaient souvent passé beaucoup de temps pour en faire une intégration efficace. Le message lancé par Beatport est donc “Merci de nous avoir apporté plein de nouveaux membres qui connaissent désormais notre site, on n’a plus besoin de vous et de vous donner 5% de notre chiffre d’affaires”. Après avoir lancé Beatportal, site édito-commercial, c’est la meilleure méthode pour se mettre à dos des gens qui ont fait prospérer Beatport durant les dernières années, et qui sont des leaders d’opinion réels dans la communauté des musiques électroniques.
Enfin, le site a choisi un changement d’affichage des prix, en prônant un affichage hors taxe… et donc en gardant la surprise de la taxe pour l’étape du paiement. Quelque chose qui a toujours été décrié sur tous les sites de commerce électronique, bien avant la vente de produits dématérialisés donc…

Le site annonce une nouvelle version pour Janvier 2009. Espérons qu’elle ne fasse pas que (mais déjà le fasse au moins) remettre le site à niveau de ses concurrents au niveau des features… A noter que la fonction cue prévue pour la v3 de Neo depuis longue date est déjà annoncée au menu de cette nouvelle version

Je suis moi-même:
- client de Beatport
- recommandeur de Beatport pour de nombreux labels et artistes par le passé
- (ex-)affilié de Beatport via DJing.com
- développeur d’un moteur de recommandations pour Beatport à cette adresse: www.djing.com/beatport/

Nokia N96 disponible dès le 15 septembre (aux Pays-Bas) à 799 Euros

Il sera déployé dans le cadre des abonnements Mobile TV de KPN (DVB-H). C’est le premier mobile DVB-H “grand public”. A 150 Euros plus cher, il aura néanmoins du mal à faire de la concurrence à l’iPhone 3G d’Apple. A voir les offres avec abonnement.

Système de paiement sécurisé du CMB non fonctionnel après plus de 4 mois d’attente

8 mois, ça fait 8 mois que j’attends une solution de paiement sécurisé fonctionnelle de la part de ma banque, entre le moment où j’ai formulé cette demande pour la première fois à un “conseiller”, et ce jour, où elle n’est toujours pas fonctionnelle. N’y allons pas par 4 chemins, la banque en question, c’est le CMB ou Crédit Mutuel de Bretagne (celle de Rennes Liberté en l’occurrence, mais c’était celle de Combourg précédemment, et le résultat n’était guère meilleur), et son service dédié au paiement sécurisé Citelis.

Pourquoi avoir choisi cette banque ? Tout simplement parce que c’est ma banque depuis ma naissance, ma mère en a été administratrice pendant 15 ans, et j’ai été satisfait de mes relations avec tous les directeurs d’agence pendant mes 30 premières années. Faute direz-vous, c’est loin d’être un argument quand on choisit une banque, surtout pour des préoccupations “professionnelles”. Certes. Mais bon, pour moi, une banque c’est une entité économique avec des fonctions principalement administratives dans un marché oligopolistique (pour parler comme des conseillers financiers avec une vision macro-économique), et que de ce fait, “toutes se valent” (on a à peu près les mêmes services partout pour le même tarif). Etant donné que mon usage principal était un service de paiement sécurisé, qui s’avère être fourni à 85% des banques de notre pays par le même prestataire (bien que chacune se défende très vigoureusement d’avoir sa propre solution rien que pour elles, dans les faits, seuls les coûts diffèrent – entre le client et sa banque comme entre la banque et son prestataire), celui d’ATOS, je ne voyais pas d’autre motif que le coût pour changer. J’ai certes pris conseil auprès d’une salariée de la division paiement sécurisé de BNP Paribas (car elle s’avère être la compagne d’un collègue qui partage mon bureau), mais à partir du moment où ma banque s’alignait au niveau des meilleurs tarifs (ou s’en approchait fortement – ce qui a été le cas sur le papier), je n’avais pas de raison de changer.

Enfin, c’est ce que je croyais. Pour des raisons pratiques, j’ai donc ouvert un compte professionnel à Rennes à la caisse CMB de Rennes Liberté le 15/4, avec souscription immédiate de l’offre de paiement sécurisée (qui est censée m’apporter 90% des encaissements, ce sur lequel j’ai mis pas mal d’emphase durant mon entretien). Sauf que jusqu’au 20 juin, ma banque n’avait pas souscrit (ou ne s’était pas assuré d’avoir souscrit) la bonne option auprès de son prestataire (qui lui disait que ma banque n’avait de toutes façons jamais souscrit cette option – de quoi mettre en confiance) et que donc administrativement mon déploiement était impossible. Et qu’après cela jusqu’au 14/8, ledit prestataire n’avait pas pris les mesures nécessaires pour que le déploiement technique en conditions réelles soit possible, et encore sur mon insistance pour dire que le problème était chez eux, en leur disant étape par étape sur quel lien cliquer (dans leur propre applicatif !!!)… et parce que 3 ans passé chez un prestataire faisant de l’infogérance (comme ATOS donc) me permettaient de savoir que le problème était à coup sûr chez eux (je plains le client avec des connaissances de déploiements de services webs limitées)

Le problème, c’est que si ma banque est censée faire le support niveau 1, elle ne l’a jamais fait même quand je lui demandais de cliquer sur un simple lien pour voir le problème (ce que même ma mère non aguerrie en informatique sait quand même faire !), et que son seul travail puisque faisant appel à un prestataire externe pour la technique se limite à l’administratif. Mais visiblement, ça elle ne sait pas faire non plus. Sans parler qu’il faut toujours prendre par la main (entendre appeler tous les jours) pour que la moindre action soit entreprise. Dans le même temps, j’ai été débité de sommes correspondant à plus de 5 fois (oui PLUS DE CINQ FOIS) les sommes convenues, sommes qui ont engendrées le refus d’un chèque, et le prélèvement de sommes additionnelles sur le refus de ce chèque (et c’est là que malgré mes revenus personnels plus que raisonnables, je peux comprendre la situation des personnes en difficultés étant les opérations abusives des banques mêmes quand leurs clients n’ont rien à se reprocher et que ce sont elles qui sont en faute). Pire je l’ai mentionné plusieurs fois à mon “conseiller” bancaire qui a eu soit comme réponse le silence, soit me demander si j’avais bien lu mon contrat (sic). Pour travailler au support clients (mais pas dans un marché national oligopolitique, dans un marché international concurrentiel), je crois que mon patron ne serait pas très content si je disais à Orange, Nokia, Siemens ou Alcatel (ou même n’importe quel client PAYANT ses prestations dans les temps, dans les tarifs prévus, sans parler d’au-delà), “avez-vous bien lu votre contrat, relisez, on verra pour ce que je vous dois plus tard”. Mais bon NeoMusicStore n’est pas Orange, et mon “conseiller” n’est pas moi. J’attendais des excuses et un remboursement rapide, vous comprendrez que ce n’est pas le genre de réponse qui met de bonne humeur.

Alors évidemment, j’ai une solution alternative (pourtant décriée par les banquiers sur son manque de sérieux, c’est l’hôpital qui se moque de la charité) qui me permet des encaissements dans le même temps, et de rémunérer (dans des conditions largement plus avantageuses au niveau international soit dit en passant) en retour les éditeurs (sachant que les artistes sont fort heureusement payés en direct dans 95% des cas), mais ce n’est pas une solution satisfaisante. Je suis aujourd’hui bloqué dans le développement de NeoMusicStore v3 car je ne sais pas si je dois développer le site dans un fonctionnement de panier+paiement (soit quand même l’essentiel de la fonction d’un site de commerce électronique) selon les spécifications du système de paiement sécurisé que j’attends depuis des mois, ou selon un simple paiement traditionnel façon paypal et autres systèmes de paiement à l’acte, qui a le défaut de ne pas du tout s’intégrer à la stratégie de la v3

Alors évidemment NeoMusicStore/NeoPodcast est pour moi comme pour les autres actionnaires une activité “accessoire”, aussi mon il n’en demeure pas moins que cela fait 4 mois de manque à gagner, et que c’est un comportement qui ne m’incitera ni à conseiller cette banque dans mon environnement professionnel, ni – et surtout – à contracter mes prochains crédits (notamment immobiliers) en son sein. Pire dans le secteur Internet, la concurrence n’attend pas, et il est dommage que des innovations réelles en matière de promotion et de distribution comme je les prépare depuis des mois ne puissent être mises en application pour les simples manquements (administratifs ou techniques) de mes prestataires.

J’avais déjà une personne de mon entourage qui m’avait fait part ses déboires avec le CMB, alors même qu’elle devenait “bon client” (à savoir un jeune salarié CDI avec bon salaire, susceptible de faire une acquisition immobilière prochaine), vous comprendrez, que vous soyiez dans mon entourage personnel ou professionnel, que je ne vous recommande pas à mon tour le CMB. Je constate également leur discours fumeux en matière d’écologie, qui ne masque qu’une volonté de réduire les coûts de distribution des relevés (le CMB étant connu pour ses nombreuses démarches commerciales par papier). Je refuse aujourd’hui d’approvisionner tout simplement mon compte tant qu’il ne sera pas procédé aux remboursements auxquels j’ai droit. J’ai 2 chèques en instance par des clients instiutionnels sur NeoPodcast , parce que c’est le genre de client qui ne paie pas par Paypal (mais ne refuse pas de payer pour autant et d’aller à la concurrence, c’est déjà ça), mais je ne compte pas les déposer tant qu’on me fait la sourde oreille. Que faire pour se faire respecter un minimum ?
- scandale à l’agence ?
- Faire pression sur la hiérarchie en faisant jouer les contacts ?

[EDIT] J’ai donc choisi, à contrecoeur, la solution du scandale à l’agence. J’aurais préféré faire autre chose d’un RTT fin août quand il fait super beau comme ça…

J’en ai appris des pas mal encore:
- mon conseiller, bien qu’informé depuis le 12 juin du problème de facturation, n’a agi qu’hier (probablement parce que je suis tombé sur un autre interlocuteur hier qui lui a demandé ce qu’il en était)
- Le service de paiement sécurisé était surpris de ma demande de formulaire pour le transfert des transactions. Ils ne savaient même pas qu’il y avait ça dans leur solution (pourtant dans les documentations de leurs livrables)
- le nouvel interlocuteur que j’ai eu m’a dès ses premiers mots fait sortir de mes gonds, car il a de nouveau opposé le fait que “on vous a dit dès le début que c’était compliqué à installer”… argument qui tiendrait peut-être la route si je ne l’avais pas déjà installé avant même d’ouvrir un compte chez eux, ce que j’avais également notifié à mon commercial dès le premier entretien !
- J’ai eu la confirmation au téléphone que le service de paiement sécurisé n’avait pas suivi (terme clairement employé) mon dossier, se reposant sur ATOS (si ATOS dans le même temps ne disait pas de voir avec la banque ça m’irait, mais malheureusement c’est ce qu’ils m’imposent)
- J’informe mon nouvel interlocuteur, pour lui dire que je ne suis pas là pour papoter mais que je veux des actions concrètes, et que je ne partirai pas avant, il me répond qu’il fera appel à la police si nécessaire. No comment.

Bref, en résumé, “on n’a rien fait de mal, c’est vous qui êtes nul” (et ce alors même que j’ai un email de leur prestataire qui admet la faute), on ne me rend pas un service pendant 4 mois et demi, soit autant (on peut même dire 5 mois, s’ils deviennent un minimum réactifs après ce “scandale”) sans rentrée financière (le pire c’est qu’ils n’ont pas du tout leurs commissions, en facturant des services qu’ils ne délivrent pas…. et c’est encore moi, qui aura attendu 4 mois et demi pour me déplacer (encore heureux que ce ne sont pas mes seuls revenus) qui suit le vilain petit canard, parce que je viens hausser le ton !!!

Je pense sincèrement qu’ils devraient payer à leur conseiller des formations de relations clients, parce que c’est dingue d’avoir une telle arrogance (commencer par tout de suite mettre en cause le client et sa compétence, sans même avoir pris connaissance de l’historique, ce n’est pas une attitude normale), dans une situation où il est avéré qu’ils sont en faute, depuis longtemps, et que l’inaction et les “à ben je croyais que” est la règle à tous les niveaux quand il s’agit de répondre à un client qui ne demande pas mieux que de faire des encaissements et de verser les commissions qui vont avec à sa banque !

Je repars quand même avec le remboursement des frais de facturation pour non provisionnement du compte (pure symbole, on n’en est quand même pas aux excuses), mais surtout avec une très mauvaise mais alors très mauvaise impression de la relation clients au CMB. Je crois que je peux encore attendre longtemps des excuses d’un quelconque interlocuteur au Credit Mutuel de Bretagne…

[EDIT2] Le “scandale” porte ses fruits

Beaucoup moins d’arrogance aujourd’hui dans un appel de ma banque (division paiement sécurisé). La faute est admise, on comprend que 4 mois et demi sans encaissement ce n’est pas normal, et on propose de repartir sur de bonnes bases, et de régler les problèmes au plus vite.

De mon côté, je suis invariable, je demande une solution fonctionnelle, qui ne me soit pas facturée tant que ce n’est pas le cas. Pas de raison de mettre fin à la relation commerciale si les engagements sont honorés, j’ai déjà perdu assez d’énergie dans l’affaire, et ne suis pas un fan des démarches administratives.

J’apprécie le progrès dans le discours, beaucoup moins qu’on me demande aussi de retirer cette “publication” je dois dire. Culotté, mais je ne suis pas si étonné que ça de la demande. Il ne me faudra pas qu’un seul discours pour accéder à cette demande (si tant est que j’y accède), c’est certain. En agence on m’a dit “vous savez vous avez de la chance, dans les entreprises on ne reçoit que sur rendez-vous”; c’était peut-être le cas dans les années 80 avant qu’Internet, le téléphone mobile et la globalisation n’arrivent, mais moi j’ai fait trois sociétés, certes dans un autre siècle, et dans toutes le client ne prenait jamais rendez-vous (et certainement pas au bout de 4 mois et demi) pour demander à résoudre un problème bloquant dans son activité (j’en sais quelque chose pour faire des astreintes de nuit et de week-end depuis 7 ans). Aujourd’hui, le retour clients ne passe pas non plus uniquement par le bouche-à-oreille comme c’était le cas dans les années 80, et tant que ma “publication” s’appuie objectivement sur des faits avérés, on ne peut guère m’exiger de ne pas m’exprimer librement. Après je concède qu’il faut aussi faire part des corrections des problèmes quand il y en a, ce que je fais d’ailleurs en ce moment même.