Art Rock 2010, compte-rendu

Premier festival de l’année (eh oui, ni Panoramas à Morlaix, ni Nuits Sonores à Lyon cette année)
Jour 2
A peine parti du travail, direction Saint-Brieuc et le forum de la Passerelle afin d’assister à la représentation d’Air. Formation exceptionnelle (que l’on pourra voir à Paris à la Cité de la Musique également), puisque le duo réinterprète Virgin Suicides, accompagné de 2 ex-membre de Supergrass (dont le chanteur), les Hot Rats. Si je connais et apprécie grandement le groupe (3ème sur mon Last.FM si vous ne me croyez pas :p) depuis ses débuts sur Source avec son Modular Mix, je n’avais pas encore eu l’occasion de les voir sur scène (honte à moi). Voilà qui est donc réparé, même si Virgin Suicides n’est pas forcément ce que j’aurais voulu voir en premier malgré la qualité de la bande originale du film de Sofia Coppola (dont je suis également amateur). La prestation est propre, et reprend absolument tous les titres de la BO dans une setlist ordonnée comme le disque (et l’apparition des musiques dans le film) m’a-t’il semblé. Se déroulant dans un théâtre, les spectateurs assistent assis à la prestation, ce qui est en fait approprié. Malgré la présence (rare chez Air) d’une batterie, évidemment, les titres d’Air ne sont pas “dynamiques”. Conforme à mes attentes est la façon dont je décrirais le concert. Je n’ai été ni surpris, ni soufflé ni déçu. Le ressenti général m’a paru disparate, avec des gens déçus, et d’autres dithyrambiques (dont des étrangers étonnés que ce n’était pas sold out plus tôt). Mais bon, pour les Français, il y avait Olivia Ruiz en face, autrement plus populaire chez nous. Malheureusement, j’aurais bien voulu compléter ce que j’en avais brièvement vu aux Eurockéennes, mais il semblerait que le set “festival” dure 1h, pas plus et donc le concert s’achevait quand j’ai rejoint la place Poulain Corbion. Pas grave, j’allais pouvoir enfin voir Ghinzu, après leurs difficultés techniques des Eurockéennes (décidément pas mal de groupes vus là-bas). Pas de grande surprise non plus, c’est bon, très bon, similaire au Muse du premier album (je n’apprécie plus vraiment Muse depuis au contraire du grand public qui l’apprécie depuis), ou Placebo. Une grande partie du public familial est parti, mais il reste encore quelques âmes qui dépassent la trentaine, et qui bougeront sur leur reprise de Twist and Shout en rappel. C’est propre, c’est un set de festival classique, rien à redire. C’est alors que rentre en scène Vitalic. Et là, la première réflexion qui me vient à l’esprit c’est que son cachet a dû bien augmenter depuis 6 mois, étant donné qu’il dispose de techniciens pour installer son laptop et sa console de mix. Si j’ai beaucoup aimé son premier maxi, qui apportait quelque chose de neuf dans le son électro, j’ai beaucoup moins aimé la suite (au contraire du grand public encore une fois, je dois vraiment être snob), car il a continuellement appliqué la même recette, racoleuse. Sur le son, donc je n’accroche vraiment pas du tout, je passe pour le trentenaire qui n’apprécie pas la musique techno auprès de petits jeunes, puisque je reste fixe, toujours amusant lorsqu’on a été à la première rave française disons-le ainsi :) . Sur la forme, à part bouger quelques potards, et comme trop souvent dans l’exercice du live électro, pas grand chose à se mettre sous la dent hormis un beau mur LED (d’où la réflexion sur le cachet), en V forcément, et tellement bien synchronisé au live qu’on comprend qu’il n’y a aucune improvisation (en même temps, je pense que Ghinzu déroule le même set dans tous les festivals). Retour à Rennes, pour un off en quelque sorte, et voir pendant 1h15 (pas le courage de faire plus) le set de Chloé à l’Espace (qui a eu la bonne idée de l’inviter mais ne sait absolument pas en faire la promo), dont le style me parle plus. Loin des sentiers battus pourtant, Chloé distille une électro minimale très en percussions, breaks et effets (peut-être un peu trop pour ces derniers) qui a le mérite d’être très hypnotique. C’est pas facile de rentrer dedans, mais une fois qu’on y est, on retrouve le plaisir de la musique hypnotique sur laquelle on n’a pas envie d’arrêter de se trémousser. Il faut donc maintenant que j’écoute son album :)

Les photos par Alter1fo (ce serait bien de les avoir dans l’appli d’ailleurs)

Une réponse à to “Art Rock 2010, compte-rendu”

  • LZ:

    Faire deux soirées musicales en une, bravo ! Jamais encore testé… Air et Virgin Suicides, voilà bien le seul truc qui m’intéressait vraiment dans la prog’ artrockienne cette année mais j’ai eu trop peur d’être déçue. Cette musique est intrinsèquement liée au film pour moi et je pense que je peux pas apprécier l’un sans l’autre car les émotions sont liées.
    Et sinon, tu dis que j’écris de longs billets, euh…toi aussi non ?!

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