Archive pour February 2010
Route du Rock 2010, Collection Hiver, sans the XX
Faisons court. Le père de la chanteuse du groupe le plus attendu est décédé 2 jours avant la prestation, donc le groupe le plus attendu de cette édition hivernale n’était pas là. Son remplaçant, These New Puritans, qui s’avère être leur première partie en temps normal, a également fait défaut, ou plutôt son chanteur a fait défaut (je soupçonne une proximité quelconque avec la chanteuse de The XX
). Pas grave, le reste de la programmation valait largement le détour: Beak, Beach House, The Horrors, Local Natives avaient déjà attiré mon attention.
Pas de surprise pour Beach House, la prestation scénique est aussi plaisante que l’écoute, bonne mise en bouche du festival. Pas de surprise non plus pour Jackie O Motherfucker… à vrai dire, si, c’est encore pire que ce que je n’avais imaginé. Un seul titre, long de près d’une heure, des notes qui s’étirent, se percutent dans une bouillie que j’aurais vraiment du mal à assimiler à jeun. Passons. Voici venir The Horrors, portés pâles pour l’édition de l’été dernier, et que j’avais manqués à Rennes. Rappelons qu’il s’agit de la première partie de Nine Inch Nails, à qui je voue un culte certain, et qui se doit de faire de bon choix de premières parties. Sauf que, même si le dernier album est de bonne facture, il n’a rien non plus d’exceptionnel. Et c’est la même impression que me laisse le live. Peut mieux faire aurait-on écrit sur un bulletin scolaire. Le coeur y est, notamment chez le bassiste sautillant, mais, ça ne prend pas pour moi, avec quelque chose de constamment bancal. Beak time; ovni en vu; Voici que la moitié -masculine – de Portishead se présente sur scène. Rien à voir avec le duo de Bristol, on est ici dans une expérimentation plus minimaliste, même si la voix est encore le centre de toutes les attentions, ici par sa quasi-absence (reverb lointaine) chez Geoff Barrow. C’est bien de Krautrock dont il s’agit, mais version largement moins pénible que les Jackie… Turzi poursuit dans cette veine, mais avec une utilisation plus basique de l’électronique. Je ne reste pas jusqu’au bout.
Arrivée tardive sur le set de Clues, j’apprends par la suite que c’était une bonne chose, car seule la fin était acceptable. Je concours. Shearwater. On m’en disait beaucoup de bien, l’écoute sur Spotify ne m’avait guère enthousiasmé, mais je dois bien avouer avoir été séduit par ces multi-instrumentistes. Un batteur au look de métalleux scandinave (non je n’ai pas repris cette formule sur le blog de ma roukine favorite, j’avais la même inspiration à sa vue) qui passe de la batterie à la clarinette puis au xylophone… épatant. Et ce n’était pas le seul. On passe de la guitare à l’orgue, de la basse aux cuivres, etc. J’aime les musiciens touche-à-tout (bref, ce que je ne suis pas), le rendu est très bon. Vivats. The Tallest Man on Earth (qui n’est pas si grand) prend la suite, non sans une provocation préalable de nos “DJs” qui balancent un remix de The XX pendant l’interlude. Mais pour des considérations de business networking (euh ouais, non pas vraiment, plus de geekeries musicales) avec une Parisienne pas du tout snob (pour répondre aux médisantes rennaises – quoiqu’ayant eu démonstration des classiques infamies dedits bonhommes aussi pendant Shearwater) et parce que l’ambiance folk ne seyait guère à mon humeur du moment, je l’ai zappé. Focus pour Local Natives, qui déjà avec leur formation et leur look improbables savent gagner l’intérêt de l’audience, et là magie, sans conteste le meilleur moment du festival avec une très grande habilité scénique, un échange de rôles comme sur Shearwater, avec un lead singer différent selon les titres, un usage à bon escient des orgues électroniques. Ne sachant me décider si je vais assister à la prestation de Krikor, et reste donc pour l’intégralité du set de Clara Clara. Et là, erreur. L’originalité d’avoir un chanteur batteur (avec micro accroché à l’oreille) est vite effacée par une électronique insipide. On a l’impression que c’est un de ces groupes de rock qui veut imiter les succès de l’électronique en additionnant ses pires recettes : ligne de basse efficace, énergie rythmique, mélodies simplistes de l’Electro House. Alors oui, François Virot est un hyperactif dans la musique, mais hyperactif ne veut pas dire bon partout … j’en sais quelque chose
Dommage qu’il n’y ait pas eu usage d’un Twitter (bon je dirais aussi – évidemment – d’une application mobile complète :p) pour les annonces de dernière minute, nombreux sont ceux qui ont été informés uniquement sur place. A noter qu’Arte Live Web nous propose encore une excellente couverture video de l’événement (en live comme à la demande) qui ne déplaira que par le choix technologique pour ceux qui ne roulent pas en Windows
La playlist Spotify spéciale Route du Rock Hiver 2010
Report d’une inconnue rennaise au goût quasiment opposé.
Report d’une confrère parisienne aux goûts quasiment identiques
Report de SOV, dans le même ton