Emilie Simon live @ Olympic, Nantes. Un bonheur simple.
J’avais évoqué, dans une de mes désormais rares critiques de disques, le revirement d’Émilie Simon sur son dernier album, qui passait d’un minimalisme vibrant à une grosse machine faite d’orchestrations beaucoup plus sophistiquées, à mon grand désarroi. Bien qu’il fasse partie des tous meilleurs albums de 2009, son écoute n’a pas le même impact émotionnel sur son auditeur (en tout cas moi) que les précédents. Fort heureusement, l’émotion qui a quasi disparu sur disque est intacte sur scène, les frissons présents aux premières notes de “Nothing to do with you”, “Fools like us”, “Chinatown” ou encore “Fleur de saison”. La formation sur scène est elle, en revanche plus minimale que lors de la tournée précédente, ce qui a pour conséquence directe la reproduction de nombreux sons sous forme de samples. Point de trompettiste, aucun instrument exotique comme on a pu le voir par le passé, Emilie est au clavier/sampleur, un batteur (Darren Beckett), un bassiste/contrebassiste (Adam Chilenski), et un panneau qui illustre de manière graphique les notes du séquenceur (un peu à la manière du ToneMatrix) complètent le setup. Tenue proche de celle qu’elle arbore dans son clip Dreamland, voix irréprochable de maîtrise pendant tout le concert, et un bras à effets utilisé avec parcimonie (reverb et delay), Emilie séduit toujours autant et impressionne par son assurance pour qui l’a vue souvent timide depuis ses débuts.
Pas trop de surprises sur la set list, c’est très proche de ce que l’on avait entendu lors de la Black Session de Lenoir à la Maison de la radio le 21 septembre, avec quelques réminiscences des albums précédents (en piochant dans chacun d’entre eux), mais sans aucune cover. En réalité, son talent de compositeur est tel, qu’elle peut se permettre de réaliser des “covers” de ses propres titres, avec des réorchestrations (pour le coup minimales) où le clavier est la base qui déroule la chanson. “Fleur de saison” en est une belle démonstration. Un bonheur simple, c’est ce que m’aura procuré le concert d’Emilie Simon ce soir, et je ne regrette pas le déplacement depuis Rennes , même si le le 24 janvier 2010 à l’Etage (surtout vu ce que j’entends de la nouvelle salle du Liberté haut, toujours aussi peu adaptée aux concerts, en architecture, comme en tarification) ne sera qu’une occasion de renouveler ce bonheur simple pour bien commencer l’année 2010 comme je finis 2009.
Ah oui, il y a aussi une application non officielle pour les possesseurs du smartphone à la pomme, faite par qui vous savez
[EDIT] J’avais délibérément choisi pour cet article de ne pas cette fois l’illustrer avec une de mes photos à moi. Mal m’aura pris de vouloir donner de l’exposition à un photographe nantais
3 Comments »
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Bonjour.
Juste à titre d’info, je rappelle que l’utilisation des photos présente sur http://www.lartscenes-photography.com est interdite sans autorisation de ma part.
Ca n’est pas une question de mauvaise humeur, mais je signe des autorisations avant de réaliser ces photos, pour pouvoir les utiliser sur mon site.
Fabien Roux
Bonjour.
Je le répète, merci de supprimer cette photo du site.
Merci !
[...] avez pu le lire dans un précédent post, j’avais donc pris mon billet pour l’Olympic (report ici), et même lorsque la date rennaise eût été annoncée, je maintenais ce déplacement, à [...]