Vieux routard du rock à Saint-Malo un week-end de 15 août

Difficile de faire un report complet du festival de la Route du Rock 2009 à Saint-Malo quand on n’assiste qu’à l’une des soirées donc je me contenterai de ladite soirée, en ce samedi ensoleillé du 15 août au Fort Saint-Père. Dans la série “je me fais vieux”, quand je disais avoir assisté (sans discontinuer) à Astropolis depuis 1999, je me remémore ma première Route du Rock… en 1996 (soit la première édition où je disposais d’un véhicule pour m’y rendre :p). Le visage du festival n’a pas tant que ça évolué depuis, organisé par les mêmes personnes (l’association Rennaise Rock Tympans), toujours dans les mêmes lieux (même s’il s’est étendu l’après-midi à la ville de Saint-Malo), avec toujours une même ligne directrice, proche des Inrocks (pour ne pas dire l’inrockuptible Lenoir), qui laisse une large place au rock britannique, sans réelle tête d’affiches populaire, mais avec une réelle, même si plus ou moins légère selon les années, ouverture aux musiques dansantes (et donc électroniques aussi)

Je dois bien avouer que l’évocation de la programmation 2009 ne m’avait guère enthousiasmé, ni sur le plan du rock, ni sur celui de l’electro. Je ne suis pas fan de la pop formattée pour la radio (fût-elle anglaise); “Pop is not a musical form”, comme d’autres l’ont dit auparavant ou comme je l’arbore avec fierté sur le festival à qui mieux mieux pour faire passer le message qu’il ne faudrait pas apposer cette étiquette. The Kills, Peaches, The Horrors étaient les noms qui m’intéressaient, je ne suis pas très fan d’Autokratz et Kitsune en général, et je n’écoute plus Dominique A depuis que je n’écoute plus Lenoir (ce qui est à peu près le cas depuis que j’ai l’ADSL) et étant donné le prix d’entrée relativement prohibitif (34 Euros en réservation), et mon budget festival qui a explosé en 2009, j’envisageais le samedi et optionnellement le vendredi. La non-venue de The Horrors a donc fait que je me suis concentré sur le vendredi. Bien qu’habitué au festival, je n’ai visiblement pas encore su anticiper mon arrivée pour ne pas rater St Vincent. Mais pourquoi diantre ont-ils inversé l’ordre de passage ? Tant pis pour moi, cela semblait sympa… Je me rattraperai plus tard sur ArteLiveWeb, un service d’une chaine TV qui propose enfin du concert live de qualité correcte (pour le son parce que pour l’image on repassera) sur le web. Je ne peux qu’applaudir l’initiative.

A défaut, c’est donc sur les premières notes de Papercuts que j’arrive au fort. Groupe typique de début de soirée Route du Rock pourrait-on dire, sympa à écouter comme à la radio en dilettante. Rien de plus. Camera Obscura prend la suite, et l’adjectif qui me vient tout de suite sur les premiers titres, c’est “gentillet”. Mais je dois dire qu’avec la progression de leur concert, mon impression s’améliore, et au contraire de Papercuts, je pense que je redonnerai une oreille à ce groupe à l’occasion sur Spotify :) . Je n’avais guère profité de The Kills aux Eurockéennes pour cause de cohue entre photographes (vous savez ceux qui ne “connaissent pas le groupe, mais il parait que c’est bien”) qui m’avait fait patienter (loin) derrière la scène… pour ne finalement rien faire. Manqué les 4 premiers titres et placé très loin, je n’avais pas franchement pu apprécier le concert, et venait principalement pour eux à la RdR. Absolument pas réfractaire aux boucles ajoutés aux prestations scéniques contrairement à d’autres qui m’accompagnaient, leur son, comme leur prestation scénique me convainct définitivement que le groupe fait partie des rares groupes de rock dont le set ne m’ennuie une seule seconde (si on élude les problème techniques :p). Ils se comptent sur les doigts d’une main de nos jours. Le show de Peaches s’annonce, et de ce côté-là pas de surprise, l’inflation continue. Tenues multiples et déjantées, pogo sur le public… Sweet machine, son groupe, et ses danseuses, sont dans le même trip. Le public, lui, se réchauffe sur un rock électro et des titres complètement revisités façon live pour certains. Une bonne conclusion… sauf qu’il y avait Four Tet après. Bizarrement, parce que le sieur, hormis via des remixes, sonne plutôt lounge sur ses productions. Je me dis que c’est une façon de proposer une certaine descente. Eh bien non, il joue en Ableton DJ Set (ou quelque chose qui y ressemble fortement), mais ça ne ressemble pas à grand chose, si ce n’est à des boucles de groove sur lesquelles on aurait posé des sons Warpiens au rabais. Je pars avant la fin.

Autre report (à peu près dans la même veine, mais avec un titre plus racoleur :p) sur Derrière la Fenêtre

3 réponses à to “Vieux routard du rock à Saint-Malo un week-end de 15 août”

  • [...] deux tombées dans le coma, je me suis baladé virtuellement cet aprem’ pour lire des comptes rendus de cette 19ème édition de la woute du wock et apparemment y a pas mal de gens qui ont été [...]

  • Fred:

    Roo Ba caméra Obscura c’est de la pur pop joyeuse façon Belle & Sebastian. C’et le côté Lenoir de la Route du Rock ;-)
    Je suis surpris de les voir sur Spotify (au moins un album) mais pas ceux signé sur le label Elephant fort sympathique aussi ;-)
    T’es arrivée à quelle heure pour avoir que 5 groupe ?

  • Y’a que 6 groupes par soir à la RDR :D (d’où le tarif un peu élevé)

Laisser un commentaire