Archive pour June 2009
Les Etes TIC: table ronde sur les nouveaux usages numériques à Rennes du 1er au 3 juillet
Culture(s) et connaissances en réseaux : co-produire, innover, partager
Juste avant de partir pour Belfort, j’interviendrai mercredi 1er Juillet dans le cadre de la conférence d’ouverture de 3 jours de tables rondes et ateliers sur les usages d’Internet, autour de ce thème. Organisés par la Région Bretagne, en partenariat avec les Universités et pôles de compétitivités régionaux, les Etés TIC se dérouleront à Rennes du 1er Juillet au 3 Juillet.
Lors de la conférence d’ouverture (rediffusée en live sur Internet) animée par Raphaël Suire, je présenterai ce laboratoire consacré à la musique en ligne qu’est NeoMusicStore, ma vision des usages numériques pour le développement d’artistes, et les nouveaux moyens de création à un moment où la vente de musique enregistrée décline. Les niches comme moteur du marché indépendant; les plateformes locales comme accélérateurs de mises en relation, développement d’artistes et vecteurs du rayonnement culturel d’une ville ou d’une région; la co-création via la liberté de remixes; l’apprentissage via fourniture de “parts”; le mobile comme outil de proximité avec le public, de promotion et d’interaction temps réel (avec démonstration d’application festival comme les Eurockéennes), étude de cas (MattRach, Joachim Garraud); le podcasting comme outil de promotion et d’apprentissage (avec l’exemple Grenoble Universités)… tout ça si le temps le permet (et si MM. Delaveau et Le Drian qui nous précèdent ne font pas de trop long discours
)
Je serai dans tous les cas disponible après la table ronde…
Zimbalam, dernière tireuse à la française en date de la longue traîne
MyMajorCompany d’un côté, Tunecore de l’autre, les agrégateurs traditionnels comme Wild Palms ou Believe ont la vie dure. D’un côté un business model qui permet de se concentrer sur le plus vendeur, de déporter le risque financier sur les internautes, et donc de rationnaliser à maxima financièrement. De l’autre, un service qui ne facture plus du tout à la commission, mais uniquement à la mise en ligne pour un coût dérisoire, et sans demande d’exclusivité. Comment dès lors exister quand on prend des commissions élevées (30% minimum), et qu’on impose des conditions contractuelles très dures (paiements différés, exclusivité longue) ?
On lance un service sous un autre nom, en l’occurrence Zimbalam
.”Parce que tous les artistes ont le droit d’exister et de rester libres”
C’est ainsi que Believe annonce son service sur son blog. Le même Believe se félicitait il y a quelques temps de faire une sélection “drastique” des artistes en portefeuille. Jadis, il portait au pilori les services rémunérés par la publicité. Au lancement de NeoMusicStore en janvier 2005, il me proposait dans ses bureaux la fourniture d’un catalogue d’un million de titres (sic). Aujourd’hui, la société ouvre un service pour tous les artistes.
Sous condition. Ou plutôt sous conditions.
Les conditions ?
Toucher 90% des revenus… mais payer des frais d’inscription de 20€ pour un single et 30€ pour un album
La longue traîne et l’agrégation de nombreuses petites sommes qui la composent vit donc encore. Mais en 2009, cela prend moins, et l’interprétation ironique du contrat par Mesyc sur les forums d’Audiofanzine fait plus grincer des dents que sourire