Wormee… deuxième test (ou pas)

Je vous avais promis de reparler de Wormee plus tard, une fois le service réellement ouvert. Mais je dois dire que je n’ai pas grand chose à dire. Le service n’apporte rien de différenciant par rapport à l’offre française Deezer et Jiwa, et accuse encore un retard conséquent en matière de catalogue. On annonçait une focalisation sur l’éditorial et le social; l’éditorial me semble relativement pauvre aujourd’hui (il suffit de voir la playlist de l’été pour se dire que les personnes qui en sont en charge ont quelques trains de retard) et faute de masse critique, le social est inexistant. Bref, je n’ai même pas envie de m’y attarder… préférant accumuler les playlists dans Spotify (à tel point qu’il faudrait qu’ils implémentent une recherche dans les playlists en plus du catalogue pour mon usage). La grosse difficulté pour Wormee, c’est bel et bien Spotify, qui fait un buzz terrible sans aucun moyen dans les pages de la presse hi-tech, comme chez les blogueurs et les analystes qui (comme moi, Andrew Dubber, Philippe Astor), ne trouvaient pas leur bonheur jusqu’ici en la matière et en font aujourd’hui l’application la plus utilisée sur leur PC (ou Mac :p). Preuve est que les moyens ne suffisent pas pour imposer un service. Bien entendu, il ne faut pas enterrer tout de suite Wormee qui est à peine né… mais il ne faudrait pas qu’il connaisse le même sort que Pikeo (dont j’ai eu du mal à retrouver le nom c’est dire) pour les photos… Il est difficile de rentrer sur un marché où un (ou des) acteur s’est déjà imposé, si on n’apporte pas quelque chose de vraiment disruptif, plus que des améliorations cosmétiques.

5 réponses à to “Wormee… deuxième test (ou pas)”

  • arizona:

    “Spotify, qui fait un buzz terrible sans aucun moyen”

    Ils ont quand même 23 millions d’euros… 60 employés… de quoi faire le service qui peut séduire les geeks…

  • Ils n’ont fait aucune campagne publicitaire…, c’est ce que je voulais dire. Source pour les 23M ? j’ai lu moitié moins moi…

  • arizona:

    “http://www.digitalmeme.fr/2009/02/20/spotify-le-streaming-musical-mais-en-mieux/”

    ok c’est au conditionnel… mais cela ce tient… l’ordre de grandeur est là en tout cas…

    par contre, par rapport à ton post
    “préférant accumuler les playlists dans Spotify (à tel point qu’il faudrait qu’ils implémentent une recherche dans les playlists en plus du catalogue pour mon usage)”

    tiens tiens… le fait de pouvoir créer des playlist facilement est pourtant la killer-feature d’un service comme spotify… donc bientôt, avec spotify, on va se retrouver avec un catalogue de plusieurs millions de morceaux… des Centaines de playlists créées.. des centaines de playlists créées pas ses amis à écouter… et à la fin, on ne saura plus quoi écouter car trop de choix et aucune intelligence dans l’outil…

  • fred:

    Je partage ton avis sur les lacunes de Wormee. Spotify est peut être très à la mode chez les techno mais as transformation sur le tout public est loin d’être acquise alors que WorMee possède une belle force de frappe marketing. Est-ce la wormee radio( que je n’ai pas encore testé) qui va sauver le site ?
    Pour l’instant, malgré toute la bonne volonté et la plutôt bonne réussite graphique et ergonomique, WorMee est pas super bien barré. A suivre donc.
    Quant à Spotify, c’est certes l’un des meilleurs juxebox Digital du marché mais c’est loin d’être le messie qui déchire sa race. Reste aussi le problème pour tous ces services de la viabilité économique. Au moins sur ce point, WorMee a des atouts.

  • Je ne sais pas si Wormee sera plus viable, mais il ont plus les reins pour tenir sans l’être :) . Après le succès du service se fera dans sa “convergence” mobile-Internet-box je pense. Elle n’existe pas du tout aujourd’hui, donc il faut attendre d’en voir plus en la matière. Aussi, le site ne s’adresse qu’à un public franco-français aujourd’hui là où Spotify a un public principalement en UK actuellement (mais c’est aussi le public le plus réceptif à la musique alternative on va dire)… bien que venant tout juste d’être traduit en français.