Airtist, poisson d’avril tardif ou absurdité imposée par le chant du cygne ?

Je n’ai pas pour habitude de prendre trop à parti des sites qui sont sur la distribution de musique, même lorsqu’il s’agit plus de vendre de la publicité que de la musique. Je me contente de dénoncer leur business qui ne convient à personne si ce n’est à eux… mais il faut un moment mettre les pieds dans le plat, et en bon cuisinier et “défenseur de la veuve et de l’orphelin” (ou au moins de l’artiste lésé par des requins de tous genres), il faut quand même parler de certaines transactions, comme celles faites aujourd’hui par Airtist à ses artistes inscrits. Je ne publierai pas l’annonce officielle, vous la trouverez ailleurs. Prenons-le avec humour, voici donc ma recette pour faire d’Airtist un site de musique financée par la publicité, à point.

- Prenez 2 doigts d’étudiants issus d’une école de commerce persuadés d’avoir compris pourquoi le P2P était populaire
- Mélangez avec une large dose de subventions locales et régionales.
- Laissez gonfler en annonçant que vous voulez sauver l’industrie de la musique tout en faisant la promotion des nouveaux talents.
- Ajoutez de la levure de fonds pour obtenir la signature du catalogue d’une major aux abois.
- Saupoudrez largement de publicité visuelle partout sur les pages, y compris pour des services qui vantent des téléchargement illégaux.
- Ajoutez une dose (30 secondes) d’amertume indissociable du reste du plat pour qui voudra y goûter

Vous obtenez déjà un produit indigeste, mais il faut alors entamer une deuxième phase

- Prenez les cellules de base et séparez le jaune des majors et principaux agrégateurs plus riches en protéines du blanc des indépendants que vous mettrez de côté
- Laissez macérer en attendant que la crise rende la dégustation de votre recette de plus en plus difficile pour tous.
- Prenez les blancs pour en extraire le liquide au maximum, battez en neige en les assemblant tous pour faire gonfler le gâteau

Seul problème, à cette étape, seules quelques personnes pourront déguster le gâteau.

Dernière étape (encore à faire): Déglonflez la bulle et diluez les comptes bidons (puisque créés par des votes pour mises en avant dans des classements d’artistes) sur eBay.

Ah, et il parait que Beezik va faire “mieux”: réuménérer ceux qui téléchargent de la musique… La question qui vient donc naturellement est: Est-ce avec l’argent des artistes ? La musique gagnerait décidément beaucoup à avoir moins de commerciaux ou marketeux en son sein, malheureusement, ils bénéficient toujours d’une bonne presse sur Internet (certes plus quand ils travaillent dans une société technologique que dans une major) … et la longue traîne est décidément un concept qui consiste surtout pour les distributeurs et agrégateurs à profiter des petits acteurs pour se rémunérer eux-mêmes…

29 réponses à to “Airtist, poisson d’avril tardif ou absurdité imposée par le chant du cygne ?”

  • Bertrand:

    Ou comment se créer une base de données (ciblée) de clients sur le dos des musiciens et artistes…
    A voir si dans le futur, ce genre de modèle fonctionnera.
    Mais j’aimerais bien savoir le taux de conversion pour passer du statut Bronze à Silver (apparemment, il faut être statut Bronze pour pouvoir télécharger gratos, et pour ca, il faut donner son niveau d’étude, son statut marital, ses revenus mensuel etc, etc) pour voir jusqu’à quel point les gens sont capables d’aller pour de la gratuité.

  • skypong:

    “Ah, et il parait que Beezik va faire “mieux”: réuménérer ceux qui téléchargent de la musique”
    Hein ??? Non seulement la musique a été dévalorisée au point que le public s’attend maintenant à ce qu’elle soit entièrement gratuite, mais si en plus on va le payer pour qu’il la télécharge gratos, c’est littéralement cracher à la figure des artistes.. Ca me rend furax ce genre de nouvelles ! Je ne comprends même pas comment les labels et les artistes acceptent d’y participer (à moins que ce site ne soit alimenté que par des majors aux abois ne reculant devant rien pour presser leurs citrons.. pardon leurs artistes je veux dire)

  • Etant artiste et client sur Airtist je trouve que c’est un très bon concept, mais qui souffre énormément en temps de crise puisqu’il repose sur les annonceurs.
    Je suis distribué sur toutes les plateformes numériques (Itunes, fnac,…) et bien c’est sur Airtist que je gagne le plus, même si ça ne reste pas grand-chose.

  • john:

    Quelqu’un a un lien au moins pour le communiqué d’Airtist dont il est question? Pas moyen de le trouver sur le net

    a+

  • Je suis pour ma part surpris pour le capital sympathie (auprès d’artistes qui n’ont jamais gagné leur vie par la musique), et même plus, la promotion réalisée par les artistes de ce site… gratuitement pour le compte d’Airtist. Une simple recherche comme celle-ci http://www.google.fr/search?hl=fr&safe=off&q=%2Bfrancoisville+%2Bairtist&btnG=Rechercher&meta= permet de voir cher François que tu as passé beaucoup, mais vraiment beaucoup de temps à promouvoir ce site, donc rien d’étonnant qu’il rapporte plus qu’iTunes que tu ne promeus guère. Comparativement au SMIC horaire, je serais en revanche curieux de savoir ce que donne ce travail de promotion. Les artistes qui vendaient déjà (en physique ou en ligne) n’ont jamais vu en Airtist qu’un site opportuniste pour vendre leur musique dans des conditions qui dévalorisent leurs créations. Pourquoi une telle distinction ? Simple naïveté des artistes face au discours commercial d’Airtist ? Je ne sais pas, mais il y a vraisemblablement un malaise si des artistes sont prêts à passer des dizaines d’heures (voire plus) pour promouvoir un site qui ne leur rapporte que des clopinettes, alors que dans le même temps ses fondateurs se rémunèrent… ben on ne sait pas en fait. La question qu’il faut se poser est: est-ce qu’il n’aurait pas été mieux de promouvoir son propre site, où vous obtiendrez les adresses email de gens (histoire de pouvoir construire votre communauté) qui téléchargent votre musique gratuitement, et d’y placer votre propre publicité ? Pour moi, la réponse est assurément positive, que je me place dans la position de l’artiste confirmé ou non…

  • Justement, c’est tout l’intérêt d’Airtist à mon niveau, c’est que c’est aussi un site communautaire très sympa où les membres ont une vraie envie de soutenir le téléchargement gratuit, certes, mais surtout légal et éthique. Je suis acteur de mon succès en terme de ventes et non plus passif comme je le suis vis-à-vis d’Itunes.
    Le temps que je consacre à promouvoir Airtist sur d’autres sites est un investissement. Il sera rentable si le concept prend et si les annonceurs font leur retour en fanfare (puisqu’on parle de musique).
    Quand je diffuse ma musique sur les sites communautaires comme myspace, wat.tv, zicpot, zicmeup, youtube,… C’est avant tout pour faire connaître mes oeuvres. Ca ne me coûte rien de rajouter un lien vers Airtist.
    L’avantage d’un site communautaire c’est qu’il y a beaucoup de traffic. Si j’avais un site perso je n’aurais pas autant de visites et donc moins de ventes.
    Autre point important, Airtist propose aussi le téléchargement payant et c’est l’artiste qui fixe son prix. Aujourd’hui avec la crise des annonceurs, je gagne plus en téléchargements payants que gratuits sur Airtist. Mes chansons sont vendues 0.60 Euros, c’est mon choix, et 0.20 Euros quand vous achetez un album complet, ce qui fait l’album à 2.40 Euros maxi pour 12 titres. Cette façon de faire incite ceux qui aiment ma musique à prendre les albums complets.
    Je ne promeus guère Itunes car ce n’est pas un site communautaire où je peux avoir des relations privilégiées avec mes fans, mais aussi parce que je n’ai pas de lien direct avec Itunes, je suis obligé de passer par un agrégateur qui prend sa commission au passage…

  • François:

    Dans le même genre, en tout cas au niveau exploitation éhontée, il y a la société Believe, sorte de distributeur digital qui fait la même chose que TuneCore mais au lieu de prendre 20 dollars par an tout compris, Believe se prend 50% des revenus, pour des services douteux : “numérisation de toute votre musique” (rip du CD quoi), placement sur les plateformes (ce que fait TuneCore pour pas cher…) etc.

  • Le problème, c’est que quand le site Airtist disparaitra (ce qui est selon moi inéluctable… si la distribution de musique par la publicité était viable ça ferait longtemps que les poids lourds de la publicité seraient sur le marché), tout ce travail sera perdu du jour au lendemain. C’est toujours risqué de mettre ses oeufs dans le même panier…
    Les annonceurs n’ont JAMAIS été présents sur ce site même en période de croissance, tu n’avais que des annonceurs locaux. Sinon, du Google Adsense (dont certains pour promouvoir du téléchargement pirate, plus que bof)
    Personnellement, je ne connais personne dans mon entourage (sauf artiste inscrit sur Airtist) qui y passe son temps ou n’ait même téléchargé plus de 3 titres en gratuit tellement c’est pénible
    Personnellement, si je devais mettre mes titres en téléchargement, je les donnerais sur mon site pour connaître ma communauté, tu dis avoir une communauté, mais elle n’existe pas puisque tu ne la connais pas et ne peut rien en faire plus tard

  • Ce n’est pas vrai, avant octobre dernier il y avait suffisamment d’annonces pour télécharger une dizaine de titres par jour, ce qui est largement suffisant. C’est vrai que les pirates ont l’habitude de télécharger des gigas de films et mp3 quotidiennement, mais c’est absurde car ils n’en profitent pas, ils ne font qu’accumuler…
    Je ne mets pas tous mes oeufs dans le même panier et je sais très bien qu’Airtist est une petite société fragile. Mais justement il n’y a pas que l’argent dans la vie, j’aime le concept et je tiens à le soutenir, ce n’est pas parce que ça va mal que je vais quitter le navire.
    La communauté je la connais, on communique via la messagerie d’Airtist et sur le forum également. De vrais liens existent avec mes fans, d’ailleurs beaucoup d’entre eux sont venus me produire sur NoMajorMusik !
    Le business modèle d’Airtist est intéressant et révolutionnaire pour les petits annonceurs locaux puisque les pubs peuvent être ciblées. Les TV privées fonctionnent grâce à la pub, pourquoi pas le web ? Il faut que ça se rôde.

  • Ce n’est pas que ce n’est(n’était) pas possible, juste que c’était pénible. Airtist (et d’autres) est parti du postulat que le succès du P2P s’explique par la gratuité, alors qu’il s’explique par le côté pratique
    Je n’ai pas vu le ciblage géolocalisé ailleurs qu’à Montpellier. Les régies de publicité traditionnelles font (largement) mieux qu’Airtist en ciblage.
    Je ne dis pas qu’il faut quitter le navire, mais j’ai du mal à comprendre l’affect vis-à-vis de ce site qui me semble-t’il (et c’est largement confirmé par leur annonce cette semaine) tire sur la lie des indépendants pour son propre intérêt plutôt que l’inverse. Mais peut-être ai-je tout simplement mal compris leur principe de faire payer les artistes pour se faire télécharger.

  • billet interessant… mais peut on repprocher à une société de faire de l’argent et du marketing? ou alors ce que vous dénoncez est une visionà court terme? je ne comprends pas… je ne suis pas sur Airtist ( je fais de l’electro , ce n’est pas mal cible) cependant je trouve le concept interessant et un peu plus sérieux que Deezer…

    Alors ce nouveau business model de la musique tant attendu , il arrive quand?

  • L’origine de ce post vient qu’Airtist se rend compte qu’il n’a pas assez d’annonceurs, et doit demander aux artistes d’acheter eux-même de la pub pour être téléchargés. Le coup du financement de la musique par la publicité, si c’était possible, les grosses régies de publicités (Google, Doubleclick, Yahoo) l’auraient investi il y a longtemps. Je ne sais pas s’il y aura de “nouveaux business models” en musique, mais il y a beaucoup de sites qui en ont annoncé de nouveaux qui sont en train de mourir à petit feu en ce moment

  • merci pour votre éclairage. donc selon vous le financement par la pub, la réclame n’est pas viable pour une activité musicale… mais peut être que les soucis de Airtiste ou Deezer sont conjoncturels.

  • Le coût principal dans une offre gratuite n’est pas celui du versement des droits, mais celui de la bande passante. Ni Airtist, ni Deezer n’ont pensé à une offre scalable (plus il y a d’internautes, plus cela leur coûte cher, et pire chaque nouvel internaute coûte de plus en plus cher). Le seul qui ait pensé à cela aujourd’hui est Spotify (en se basant sur le P2P pour éliminer ces coûts), donc le mieux muni pour s’en sortir (je ne vois aucun autre business perdurer parmi ceux qui existent aujourd’hui… Imeem plus gros que Deezer est au bord du gouffre, et même Spotify semble peu viable à long terme http://www.theregister.co.uk/2009/05/18/spotify/). Airtist est encore pire que les autres puisqu’il ajoute un contenu coûteux en terme de bande passante (une video) pour chaque titre musical
    Je parle là d’un contexte de croissance. La crise va juste accélérer (et faire regarder un peu plus) la viabilité de modèles qui étaient mauvais dès le début. Même YouTube perd énormément d’argent continuellement pour ces mêmes raisons, et n’a aucune perspective d’en gagner un jour. Il ne faut pas se leurrer, je pense que les fondateurs sont eux-mêmes conscients de cela dès le début, et n’attendaient qu’une porte de sortie à la YouTube (rachat par un gros player)… porte qui ne sera plus jamais ouverte puisque l’expérience YouTube s’avère au final catastrophique en terme de revenus.

  • zigounet:

    @ François Ville
    Tu as fais 7000 downloads d’albums payants sur ton précédent albums soit 21 000 euros versés dans le contrat le moins favorable.
    http://www.lesautoprods.com/francois-ville/
    Tu dis “et bien c’est sur Airtist que je gagne le plus, même si ça ne reste pas grand-chose” . en ayant fait 7000 download payant d’album, pas grand chose c’est quoi pour toi ?

  • Le sujet est Airtist et pas François Ville mais là il faut que je réponde à zigounet. Mon album Dans la Peau d’un Ange a fait l’objet de 7000 téléchargements, mais essentiellement des morceaux de l’album, très peu d’albums entiers. De plus il y a dans les 7000 du streaming qui rapporte mais beaucoup moins. Donc malheureusement je n’ai gagné qu’environ 80 Euros, et même 50 Euros après la conversion défavorable Dollars/Euros…
    Je rappelle que je suis tout seul à promouvoir ma musique, je n’ai pas de structure ni de budget promotionnel, juste ma souris et mon temps passé méthodiquement sur tout un tas de sites communautaires.
    Les arguments techniques de Sylvain sont sans doute vrais et là je ne peux pas avancer d’autres arguments car je n’y connais rien. J’aime le concept Airtist, ces principes et son fonctionnement après deux ans d’utilisation, c’est tout ce que je peux dire.

  • petit hors sujet :
    @francois ville, sans aucune structure ni label c’est honorable. PErso je gagne entre 40 et 70 euros par trimestres pour 9 titres sur différentes plateformes avec l’aide d’un label , mais je n’ai pas encore de visibilité ( presse / blogs / etc…) , avant tout pour vendre il faut une certaine visibilité, je compte donc avoir une actualité plus importante en 2009, mais personnellement (musique electro oblige ) airtist n’est pas une plateforme adaptée.

  • Perso, je ne trouve pas ça honorable quand je vois tout le temps passé par François à promouvoir Airtist… :D

  • Sur Airtist, je gagne environ 30 Euros par mois depuis 1 an (rien gagné avant l’apparition du téléchargement gratuit !). Je suis le 2ème artiste autoproduit le plus téléchargé, derrière Caïbrel et devant Mattrach.
    Je jouis d’une excellente visibilité sur le Net, grâce à un gros travail de fond, mais c’est vrai que mon problème c’est plutôt la rentabilité.
    Airtist vend toutes les musiques, l’électro aussi et certains artistes électro sont bien classés dans le classement général des autoproduits (UltraJove, Raf21, Chriam).

    Je pense que ce qui fait du tort aux artistes côté rentabilité, ce sont les sites communautaires type myspace.
    Si je compare ma situation entre myspace et airtist, j’ai à peu près autant de visites, 86 000 et 72 000 respectivement (de mémoire). Et bien je n’ai absolument rien gagné sur myspace et j’ai gagné environ 500 Euros sur Airtist.

    Taper sur airtist c’est à mon avis se tromper de cible.

  • Waow, cela confirme qu’on peut pas gagner grand chose avec Airtist… et qu’il vaut mieux voler de ses propres ailes. Mattrach gagnait près d’un SMIC mensuel via NeoMusicStore (avant même son premier passage TV)

  • Babylonezic:

    je cite la page Françius Ville que donne zigounette :

    « En l’espace de deux ans il est devenu l’un des artistes français autoproduit les plus populaires d’Internet, principalement sur le site communautaire wat.tv http://www.wat.tv/francoisville (groupe TF1).
    Avec 430 000 visites (1000 par jour) et 45 000 fans, c’est le membre le plus commenté et parmi les plus playlistés.»

    Arrêtez de parler avec lui , ça l’encourage …

  • Alors ça y est on passe du lynchage d’Airtist au mien, super…

  • Sylvain a une sainte horreur de ce qui gagne de l’argent avec de la pub en utilisant la musique comme cheval de Troie. Pas surpris de voir notre Corvaisier s’acharner sur Airtist.
    François Ville marque un point. Myspace ne rapporte rien malgré les écoute là ou Airtist lui rapporte 500€. D’un point de comptable, c’est juste. D’un point de vue stratégique, je reste dubitatif. Le ratio temps passé argent gagné est il vraiment favorable à François ? L’énergie passé sur un site faisons plus d’audience ne serait-il pas plus intéressant et plus constructif pour l’artist ? Je ne peux répondre pour lui, c’est son problème.
    Enfin, François et Sylvain, vous nous faites une démonstration de ce que le web apporte de mieux. La baston. Chacun défend ses positions. En tout cas c’est très instructif. N’oublions pas que les écrits reste sur le web (N’est-ce pas François avec tes annonce de download à 8000 alors que ça englobe aussi les stream).

  • Mon annonce de 7000 downloads est une façon de présenter les choses qui m’est favorable je le reconnais. Mais c’est le reflet d’une réalité, il y a quand même eu 7000 unités qui m’ont rapporté de l’argent. Le stream sur myspace ne me rapporte rien, sur Emusic, si. Sur Airtist aussi par ailleurs, les pré-écoutes font l’objet d’une déclaration à la Sacem et d’un paiement forfaitaire.
    Les écrits restent mais en même temps et à ma décharge personne ne m’a obligé ici à dire qu’une partie était en stream. Mais là précisément on n’est pas en train de faire de la communication, on discute alors il faut des arguments réels et factuels.
    Pour faire de la communication, un communiqué de presse court et efficace, je n’allais pas faire un copier coller du tableau Excel très détaillé que je reçois…

  • Ah je m’étais pourtant promis de ne pas intervenir … Ayant quitté la plate forme Airtist il y a quelques jours pour des raisons toutes autres que cette évolution des services…

    J’apporte quelques précisions …

    Et pour commencer qu’ au fond, Airtist n’est pas la première plate forme à proposer des campagnes de pub payantes à ses propres artistes. Le suisse castmp3 s’y est essayé ( avec le succès qu’on lui connaît) et my space music n’a pas non plus oublié les indés et autoproduits ( qu’elle a pourtant exclu du reste de son offre). Je n’y vois personnellement rien de choquant. Sauf que cette vente de publicités couplée aux téléchargements gratuits met de façon factuelle les artistes en position de payer pour être télécharger. Ne serait ce que sur le plan symbolique , il y a matière à se poser des questions … Alors lynchage, Acharnement ? Attention au poids de mots ! On peut quand même se poser des questions non ?

    Ensuite, Il se trouve que je connais personnellement François Ville (je le dis de suite car je sens qu’on va me l’envoyer à la figure sous peu lol ) et sans faire de copinage, je comprend aussi une bonne partie de son discours. Son attachement à Airtist n’est en rien irrationnel puisque et je suis bien placé pour la savoir , la plate forme a toujours beaucoup mis en avant les autoprods et toujours pratiqué le retour d’ascenseur. De même il est impossible de nier l’aspect communautaire du site . Une dimension qui le rend très différente des autres Musictore et ce jusque dans son top de téléchargement. Il faut rendre à César ce qui est à César ! Voilà donc ce que François est venu défendre. Cela dit j’aurai aussi aimé qu’il vienne soutenir avec autant de verve ses collègues artistes qui ne réclament pourtant sur le forum de cette même plate forme que le stricte minimum : c’est à dire rémunérations et répartition de leur droits.

  • Et pour être juste, en posant de l’adsense sur son site … il faut en faire de l’affichage quand même pour générer 360 €/an en plus de l’hébergement, nom de domain. Et on parle pas du temps passé à faire le site …

    Bon après y’a d’autres considération aussi… C’est vrai !

  • Zut, j’avais réussi à tenir mon blog pour qu’il n’y ait pas de règlement de comptes jusqu’ici, visiblement ce n’est plus le cas. Je ne dis rien contre François, si ce n’est que je ne pense pas que cette stratégie soit “rentable” ni à court terme (parce que les retombées financières ne paieraient même pas le dixième du temps passé à parler des compositions avec un salaire au SMIC), ni à long terme (parce qu’il ne sait pas qui télécharge sa musique, hors les rares qui daignent trainer sur les forums). Ma position ne varie pas. Quitte à donner sa musique pour presque rien, autant savoir qui la télécharge, le nerf de la guerre aujourd’hui pour le développement d’un artiste, c’est d’agrandir sa communauté, pas d’être sur des disques durs. Et selon moi, la niche a plus d’inérêt pour l’artiste en développement que d’être noyé dans la masse d’un site généraliste (certes Airtist, n’ayant jamais pu acquérir l’intégralité du catalogue des majors, reste, par défaut, dans une certaine niche… mais qui n’a rien de consistant)

    Je suis effectivement contre toute initiative qui vise à dévaloriser la musique, et surtout son aspect créatif pour ne mettre en avant que le produit jetable à consommer (et donc je suis autant contre un e-compil que contre un airtist)
    Après sur la partie économique, j’ai déjà très bien connu la bulle 1.0 qui a démontré que le financement de contenus (textes à l’époque) ne pouvait se faire par la seule publicité. Aujourd’hui c’est la même chose pour les contenus audio et video… Je ne suis pas contre Spotify qui utilise aussi la publicité, mais a une ligne qui permet de plus mettre en avant les niches. C’est un business qui n’est pas viable. Les seuls à gagner des sous dans l’affaire sont ceux qui mettent en place le service. C’est ce qu’on appelle la longue traîne parait-il…

    J’ai aussi vu des artistes “professionnels” (dans le sens où ils gagnent de l’argent) ne pas comprendre qu’ils ne gagnaient plus d’argent sur le Net, à partir du moment où ils ont donné leur musique via l’un des sites eux-mêmes (ou leur agrégateur) où ils s’étaients inscrits… pas étonnant que le consommateur ne paie pas quand il peut avoir gratuitement, on retombe dans le cas P2P, la conscience tranquille en plus

  • le seul modèle qui a de l’avenir :
    http://www.bidibule.net/my.htm

    ;)

  • Pour répondre à Bidibule, je n’ai pas répondu sur le forum sur le message créé par Selen parce que j’avais déjà créé un sujet sur le thème il y a longtemps, j’étais d’ailleurs le 1er à le faire, et que j’ai ré-alimenté récemment, preuve en est : http://www.airtist.com/Forums/topic_177/
    On ne peut pas dire avec ce topic que j’ai fait de l’angélisme avec Airtist. Depuis j’ai eu un appel d’Olivier qui m’a rassuré, et maintenant j’attends de voir si mon chèque arrive avant de continuer à faire de la promo pour Airtist.
    Ceci dit c’est aussi un très bon point pour Airtist d’avoir un forum où on peut gueuler sans être censuré.
    Sur les forums j’évite d’être redondant, c’est tout, mais je suis d’accord avec les revendications des artistes qui demandent légitimement à être payé avec une procédure simple, en temps et en heure. Airtist me doit environ 300 Euros depuis octobre.

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