Pourquoi l’industrie de la musique et la radio puent aujourd’hui ?

Une video à voir absolument. Dommage que je n’ai pas le temps de la traduire… http://www.youtube.com/watch?v=Vzm50HEmNeM

18 réponses à to “Pourquoi l’industrie de la musique et la radio puent aujourd’hui ?”

  • C’est pas nouveau mais la vidéo est bien faite. Tu connais les gars qui font ça ?
    Enfin, je doute que Youtube et Orange fassent mieux si un jour ils deviennent producteurs de contenus :-)

  • La radio dépendait grandement de l’industrie du disque et cette dernière dépendait de la radio. Comme le disait je ne sais plus qui, “le maître est dépendant de son esclave”. On ne s’étonne donc pas que les majors et les radios soient aujourd’hui confrontées à d’énormes difficultés.

  • A l’ouest rien de nouveau … Et rien de nouveau à attendre des “nouveaux acteurs de la musique sur internet”… Rendez vous sur les home pages de ces derniers pour comprendre…

  • Bah si regarde la nouvelle home de Neo… complètement nouveau :D

  • Plus sérieusement, Bidibule, si tu veux dire que ces sites mettent toujours les mêmes en avant, oui, évidemment, même ceux qui se sont lancés sur l’indé, parce que c’était par défaut d’avoir les majors, je l’ai dit y’a déjà un bout de temps. Il suffit de regarder l’équipe qui crée un site de musique pour en comprendre l’orientation. J’ai rarement vu des gens de HEC proposer des choses qui aient une stratégie autre que principalement celle du gain maximal.

  • Plus sérieusement Sylvain, ce que je veux dire c’est que sur ces homes pages comme ailleurs, le souffle de la découverte ne risque pas vous enrhumer. Après la question est : faut il reprocher à une plate forme de viser la plus grande audience possible ? Faut il reprocher à un cyberstore de vouloir être rentable ? Non bien sûr, à partir du moment où ces derniers ne s’auto-proclament pas : acteurs culturels, grands défenseurs de la création et des créateurs. Ça ne me pose pas grand problème. Pour aller plus loin, je crois qu’aujourd’hui comme hier , si on vient chercher justice et mérite dans le biz de la musique, on frappe vraiment à la mauvaise porte … Cela dit ça n’empêche personne ( et moi le 1er ) d’errer dans les couloirs …

  • Fred:

    C’est bien bô de toujours taper sur les mêmes mais le consommateur a sa par de responsabilité aussi. En 20 ans, on n’a forcé personne à écouter toutes les merdes qui passent à la tv ou la radio. LA télécommande, le changement d’onde ou le bouton off équipe chaque récepteurs TV et radio. On a aussi le divertissement qu’on mérite.

  • Je veux bien qu’on me parle de la responsabilité du consommateur mais à condition qu’on me parle aussi de choix dans l’accès à la culture. Et lorsqu’on a la choix entre ça et rien , peut on parler de choix ? Vous avez 2 heures … Vous déposerez les copies sur mon bureau.

    « On a la divertissement qu’on mérite » , peut être ? Tout comme on mérite parfois le désamour , le non respect de la part des consommateurs. Je dis Oui au cynisme, si il s’applique dans les deux sens.

  • Fred:

    A ce compte là, c’est le rôle des médias et leurs choix de programmation. Quid des politiques culturelles en termes d’éducation et d’offre. Même au fin fond de l’Ardèche, on est rarement proche de 0.
    Si le procès de l’évolution de l’offre culturelle c’est juste tirer sur les labels et les radios, on nage en pleins démagogie. De l’artistes à l’auditeurs, on est tous responsable de ce qu’on écoute. L’évolution et la formatage des contenus tant vidéos qu’audio en est la preuve. Reste à savoir pourquoi le public suit toujours.

  • Loin de moi l’idée de faire le procès de l’évolution de l’offre culturelle ( Offre qui n’est pas en crise … elle) ni de tirer à vue sur la radio ou autres …Tant qu’on ne m’explique pas que Virgin Radio est révélateur de talent et Deezer un moyen de financer la création musicale. Maintenant je ne vois pas en quoi mettre le doigt sur le peu de place laissé à la diversité culturelle et à la découverte sur les mass médias est démagogique. C’est assez curieux comme réponse …

  • Fred:

    Mon cher Bidibule, la recommandation, c’est bien plus qu’une banière qui fait joli et qui vante les mérites de son services, c’est bien plus qu’un pauvre widget à cliquer ou une homepage de site. Si pour vous chanteur (car je crois que vous exercer cette activité), le salut de votre développement doit passé par des acteurs qui ne sont que distributeurs ou émetteur de musique, vous ne risquerez pas de faire beaucoup de dates en dehors de votre Ardèche.
    Ces nouveaux acteurs sont utiles si vous parlez le même langage qu’eux. reste à savoir ce que vous souhaitez en tant qu’artiste. Etre diffusé ? Etre visible ? Ou avoir un développement qui permet d’atteindre votre public. Si votre réponse est la dernière offre, sachez que rien sur le web n’est fait pour satisfaire

  • Frédéric , je te trouve un peu soupe au lait !

    Et Si cela peut te rassurer, bien sur que je ne capitalise pas uniquement sur mon distributeur qui dans son grand professionnalisme a trouvé moyen de mettre mon album en vrac sur la plupart des plates formes de vente et qui n’est même pas foutu de corriger le tir. Distributeur qui dans son immense connaissance de la recommandation sur le net me fournit même un widget dont les liens mènent dans le vent.

    Je n’ai peut être pas la même connaissance que toi de l’Internet, voir du « métier ».( si ce mot veut encore dire quelque chose) Après tout je ne suis sur le net que depuis 98 et un « pauvre con » d’artiste qui ne comprend que dalle depuis un certain temps ( pudeur quand tu nous tiens ). Reste, que je suis persuadé que le développement d’un artiste passe uniquement par sa musique, et que le net tout comme la scène, la radio, la presse sont des outils de « portage » et non pas des chemins miraculeux. Quelle idée !

    Enfin, mon cas de petite poussière microscopique en orbite loin , très loin de la « planète industrie musicale » n’a guère d’intérêt dans ce débat et encore moins pour les lecteurs de ce blog. Le fait que je sois artiste m’interdit il de prendre part à toute forme de réflexion ou de débats ? J’avoue ne pas comprendre où tu veux en venir …

  • Arf, bien joué Bidibule sur le soupe au lait :D Ca a au contraire tout son intérêt que tu participes sur ce blog, et sur le cas Beatport, on a aussi l’exemple-type d’une chose qui est complètement méconnue par les gens de l’industrie (ou leurs observateurs) mais qui intéresse complètement les artistes. Vous n’imaginez pas le nombre de retours que j’ai là-dessus.

    Sinon les gars, z’avez pas lu mon article précédent quand je parle des niches. Je pense qu’il est là l’atout du web, mais malheureusement, si circa 2006 le Net était encore le media alternatif en musique, depuis les gros poids lourds de la publicité, de la radio, de la TV, des telecoms… etc sont arrivés sur segment (sic), et aujourd’hui l’alternatif (comme les nombreuses webradios) n’est guère visible, mais je pense qu’il y a moyen d’améliorer ça. Quand je pense qu’on (enfin surtout leurs amis) parle de Deezer comme l’avenir de la distribution… Beurk. Après il faut faire mieux (ou du moins différent) que les grosses machines. Je pense que la multiplication des niches (faut vite que je mette en place ma partie “Promote” en place, et l’adossement à l’éditorial de niche d’une vraie offre de contenu musical pourrait changer la donne… mais même les artistes (y compris indépendants) tendent à céder aux sirènes des gros sites actuellement… j’ai été sollicité récemment pour un groupe de jeunes rennais à fort potentiel et j’ai bien vu que dès que l’opportunité d’un gros contrat s’est manifestée, on s’asseyait sur tout ce que j’avais dit en terme de développement d’artiste et de digital… Sur Remix.me j’ai plein de gens qui sont prêts à acheter des remix kits, mais très peu (vraiment très peu) d’artistes et labels prêts à le vendre… ce qui est un comble lorsque la demande est pourtant là et que ça ne coûte rien de mettre en place l’offre (un peu comme on vendait la musique avec DRM il y a quelques années, alors que les internautes demandaient sans et étaient prêt à acheter sans, et que c’était plus compliqué à mettre en place que sans). C’est aujourd’hui (mais bon là c’est un peu de la faute des MXP4 & co) uniquement un truc marketing… c’est à croire que tout le monde a oublié que la musique était une activité créative avant d’être un produit… et je ne mets pas seulement les internautes dans le lot !!!

    Les distributeurs/agrégateurs ne font plus grand chose comme taf à part de l’intermédiation, même l’encodage, j’en connais beaucoup qui sous-traitent… à des sous-traitants européens ou américains… qui eux aussi sous-traitent (en Asie généralement). A noter que même les stores rechignent à modifier les metadatas souvent

    je crois que je vais battre le records Ko de commentaires/Ko de post sur celui-ci :D

  • Fred:

    Très bonne intervention sur ton propre blog mon Cher Sylvain. Je suis d’accord avec toi, on oublie assez vite que la base de la musique, c’est la musique. Quand à la transformation magique dès qu’on est approché par des contrats juteux, je crois que ça existera toujours un peu…c’est le mythe, la légende.
    Le cas de Batport est un excellent exemple. Il a peu d’équivalent.
    Quand à vous monsieur Bidibule, j’ai la politesse de ne pas m’exprimer sur ce blog mais plutôt en direct. Votre cas personnel et vos déboire actuel vous artiste (et le je comprends) mais ne mettez pas tous le oeufs dans le même panier. Les artistes doivent au contraire s’exprimer et surtout s’informer avant de prendre position. Évidement, cette recommandation en vous concerne pas mais votre grogne rurale traditionnel vous fait perdre votre sang froid.
    Si je suis soupe au lait… la bienséance m’empêche de vous dire ce que vous êtes/
    Monsieur Sylvain, veillez rajouter ce KO à la liste

  • Je veux bien que tu me parles en direct, ça me changera des intermédiaires inutiles… J’aime cela dit beaucoup le lapsus « vos déboires vous artiste … » … Alors Mr frédéric , tu veux le business ou l’atriste ? Mais laissons de côté l’humour , et revenons à nos moutons (et pardon encore pour l’imagerie rurale …) , je crois Sylvain que le principal frein au développement de remix.me, du moins en terme d’offre réside dans la possibilité pour l’utilisateur de vendre son remix. Il y a là un vrai travail de réflexion à mener autour d’une licence d’utilisation « avec » les artistes .

  • Oui, j’ai introduit 2 choix depuis pour l’artiste original… mais côté acheteur, ça intéressera moins aussi dans ses conditions. Le système, la licence sont en réflexion depuis plus de 2 ans avec des artistes électros français :)

  • Fred:

    Sylvain, côté multitrack, y a aussi iklax qu’est pas trop mal (et ils sont à Bayonne, ça compte c’est choses là) sinon, j’avais vu au MIDEM le musique2.0 mis en place par un conglomérat de de start-up Coréenne. J’ai joué avec. C’est vraiment ultra ludique et lin d’être inintéressant (c’était proposé sur le la pop coréenne et non de l’electro). J’étais moyen fan à l’idée de faire le morceau selon mes envies mais cette solutions tout public est assez intéressante. Ça coute cher mais c’est intéressant.
    @ Bidibule. Vous parlez d’artiste comme si c’était un bloc unis et significatif. Je vous mets au défi de trouver un artiste digne de ce nom sur la très belle radio FM n°1 NRJ qui défendent vos même engagement.

  • “on a le divertissement qu’on mérite” cela serait vrai si :
    - il n’y avait pas un paquet d’euros de marketing en jeu pour faire tourner en boucle sur tous les support possibles et imaginables les 4 artistes du moment
    - On avait parfois le choix entre autre chose que NRJ, Fun radio et ces trucs qui ne diffusent plus de musique depuis longtemps (bien qu’il en faille pour tout le monde). La donne à un peu changer aujourd’hui avec internet, mais en dehors des grandes villes tu as relativement peu de chance de capter autre chose que ça.
    Et aujourd’hui je pense que pas mal de gens écoute sur internet ce qui passe à la radio. il n’y a qu’a voir ce qui sort de my major company. :)

    Sans parler de vivre ou vendre ! Il n’y a qu’à voir le nombre de festival (électro par exemple) qui commence à programmer de “bons” artistes (point de vue subjectif)avec des trucs plus commerciaux pour équilibrer les budgets à coup sûr.

    Est ce que le marketing et le formatage qui s’exerce depuis maintenant une vingtaine d’année ne serait pas le vrai problème de la musique aujourd’hui (et presque en général) ?