Google donne aussi de la musique en échange de publicité
A tous ceux qui (m’)avaient dit (en période de croissance) que la musique en échange de publicité était l’avenir de la distribution de musique (et dieu sait s’ils ont été nombreux), je leur avais opposé, qu’en période de croissance, il serait difficile d’atteindre la rentabilité de cette manière, et qu’à la première crise venue, ces services risquaient bien de disparaître… ou de basculer dans le payant. Je ne pense pas avoir de don de medium ou de prophète, mais je connais assez bien le monde de la musique et Internet (plus quelques fondamentaux d’économie) depuis 12 ans que je marie les 2 (Djing, mon premier site “musical” a été créé en mars 1997) pour savoir ce qui est susceptible de marcher ou pas. Autre “prédiction” que j’avais faite, c’était que ces services auraient pour concurrents non pas les plateformes de musique (puisqu’ils ne vendent pas de la musique) mais les plateformes publicitaires (puisqu’ils essaient de vendre de la publicité). J’avais donc dit que le jour où Google et Yahoo s’intéresseraient à ce marché, s’ils daignent s’y intéresser vu les faibles perspectives de rentabilité même pour un acteur bien ancré comme eux, cela tuerait forcément toute initiative parallèle (difficile de lutter contre la force publicitaire des adwords par exemple). Eh bien, il semblerait que Google s’y colle, certes en catimini pour l’instant. Enfin quand je dis en catimini, c’est parce qu’il ne s’intéresse qu’à un seul pays… même s’il s’avère être le pays où il y a le plus d’internautes désormais. Eh oui, il s’agit bien de la Chine. Il faut savoir que le moteur local, Baïdu, était internationalement connu pour ses recherches fructueuses en matière de MP3. Mais on sait que le principal frein à un développement similaire dans les autres pays reste les majors. Mauvaise nouvelle en revanche pour les sociétés qui cherchent à lever des fonds dans le secteur. Avoir Google comme concurrent potentiel ne va pas les aider à convaincre de potentiels investisseurs par temps de crise.
Désolé si ce post respire presqu’autant la vanité qu’un post de Michael Arrington, autre visionnaire sur le devenir de la musique en ligne (sic)
Google est outsider sur la marché chinois, alors évidement, ça pousse à l’innovation. Et puis le marché chinois, c’est quelque chose
Faudra jeter un oeil (mandarin) sur le principe. Accord avec labels et agrégateur ou un truc plus bourinou ?