Archive pour February 2009
Naïve, nouveau site: le test
Je n’aime habituellement pas tester des services quand on me demande explicitement de faire, parce que c’est difficile d’être objectif dans ces conditions, et parce que l’exercice est dans ces cas-là déjà confié à d’autres, qui en auront fait le tour. Mais les acteurs indépendants de poids étant rares en France, je me résous à tester le nouveau site de Naïve, le plus gros label indépendant français avec une orientation artistique très diffuse (allant des variétés à des choses très alternatives), en apportant un avis qui complète ceux déjà postés, et qui pourra servir de base à quelques améliorations ou réajustements. Le label représente aussi de nombreuses structures étrangères en France, permettant d’apporter une vraie visibilité sur le territoire français à des artistes déjà bien présents en leur contrée. Il s’est enfin diversifié dans d’autres horizons culturels, impliquant donc d’avoir un site clair pour accéder à la richesse du contenu.
Et sur le plan de la clarté, il faut bien dire que le nouveau site de Naïve a réussi son pari, une navigation horizontale à deux niveaux, un newsfeed en bas de page, et un player de très bonne facture tant en qualité visuelle que sonore (auquel je n’ai en revanche pas compris les subtilités de navigation) sur la colonne de droite, alors que le contenu principal est bien mis en avant dans une fenêtre centrale à l’esthétique agréable. Si le label avait besoin de se forger une identité (ce qui semble évident au questionnement de mon entourage non musical sur ce qu’est Naïve malgré son poids sur la musique en France: réponses rares, au mieux “le label de Carla Bruni”) , il le fera sans doute avec ce site. L’identité des artistes, elle, est malgré tout en retrait, et cela se voit également à l’optimisation pour moteur de recherche (SEO) qui n’a visiblement pas bénéficié du même soin que la charte graphique. C’est bien dommage, car on retrouve là un travers des sites artistes faits dans les majors. Le site est beau, mais pour quelqu’un qui recherche par Google, il y aura peu de chances d’arriver dessus en cherchant autre chose que “Naïve”. A noter que naive.com et naïve.com ne renvoient pas sur le site uniquement accessible sur le .fr. Une amélioration est certainement possible donc sur le référencement. Sur la “navigabilité”, on regrettera la non-gestion des boutons du browser, au profit d’un mini browser dans la fenêtre centrale, même si Ajax contraint à cela. On regrettera, côté artistes toujours, le manque d’”univers”, des pages qui sauraient agréger toute l’activité en ligne des artistes, à l’ère du web 2.0, et du rapprochement entre artistes et internautes, cela semble indispensable (bon évidemment le fait que je compte l’intégrer à NeoMusicStore v3, et que je développe actuellement des applications iPhone dédiées à des artistes et leur univers en ce moment, me rendent peut-être moins objectif sur cela). Néanmoins, extraits, videoclips, biographie, discographie (limitée à celle éditée/distribuée chez Naïve malheureusement) et dates de concert sont disponibles, ce qui demande déjà un travail éditorial important pour le label. Sur le plan des manques également, une boutique de vente directe (on va dire que je prêche encore une fois pour ma paroisse) puisque l’achat se fait via des liens externes sur les plateformes iTunes, Fnac, Amazon.
Ce qui est réussi en revanche, et qui a été largement commenté sur d’autres publications, c’est la découverte, car il est vraiment aisé de parcourir le catalogue (notamment via les balades Naïve), tout en continuant l’écoute d’une playlist, ce qui est indispensable pour un éditeur à la profondeur et diversité de catalogue. En résumé, un site où le mélomane à la recherche de nouveaux sons flânera bien volontiers, ce que je ferai volontiers en travaillant, puisque Naïve n’est pas (encore ?) sur Spotify. Il ne reste plus à Naïve qu’à me confier la réalisation des univers dédiés à chacun de ses artistes sur iPhone
Inédit: le patron de Deezer du côté des majors, et contre The Pirate Bay
Vu ce soir sur BFM TV (certes chaîne économique). La situation de Deezer serait-elle pire qu’imaginée ? Les 5 millions d’euros levés tous consommés en salaires et bande passante ?
Bon il aura quand même conclu en disant que son business model était idéal (sans dire pour qui)
A noter que Frédéric (qui avait d’ailleurs le discours le plus intéressant de tous les intervenants) et Hugo de DigitalMeme étaient aussi là pour donner la réplique dans un débat qui n’était pas trop partisan, chose rare sur le sujet Hadopi. Podcast ici
Spotwitfy la découverte de la musique via les playlists Spotify partagées sur Twitter
Comment trouver des playlists intéressantes un dimanche ? C’était ma problématique, et juste un tweet m’a fait penser que des gens (moi y compris) partageaient des playlists via leur statut Facebook ou via Twitter. Besoin + idée = projet. Et voilà comment en quelques minutes j’ai déposé nom de domaine, et créé un site de mash-up qui reprenne les playlists Spotify partagées sur Twitter. Le tagging, la recherche et les flux RSS ne sont pas – encore – disponibles, le layout non plus, on en est vraiment à la timeline basique, et des “refinements” sur les playlists attrapées
Ca se passe ici, et la playlist sympa du dimanche c’est Drowned in Sunday par le webzine Drowned in Sound
Sites et applications essentielles au mélomane 2.0…
… que je suis en tout cas
Last.FM n’est ni plus ni moins le concept que j’avais lancé avec Kioskradio en 1999, une radio qui “scrobble” (indexe) ce que vous écoutez, et vous propose des recommandations en retour, évidemment en tant que mélomane toujours en quête de nouveaux sons, j’adhère complètement
Awdio malgré une interface lourde, et des coupures nombreuses (espérons qu’il n’y en aura pas en plus sous forme de publicité audio à l’avenir), est un bon moyen de mettre une ambiance dans son salon
Spotify est L’application de jukebox en ligne. Oubliez les sites lourdingues au son calamiteux et au catalogue pauvre, Spotify comble tous ces manques. Et je ne regrette pas mes 10 Euros par mois pour la version payante.
iTunes + Airport Express iTunes reste l’application la plus simple pour streamer sa propre bibliothèque, avec ses classement intelligents qui permettent de se fabriquer des radios parfaites. Airport Express permet de diffuser ce qui sort d’iTunes sur un système hifi éloigné de votre ordinateur en Wifi, voire en simultané sur plusieurs systèmes en ajoutant des bornes… un musico-geek comme moi en a donc 2 chez lui ![]()
Audio HiJack Pro Permet d’enregistrer (et encoder en temps réel au format de son choix) le son en provenance de telle ou telle application, avec plein de possibilités de schedule, effets, manipulation de fichiers en cas de coupure, etc. Permet l’enregistrement de plusieurs sources simultanées (exemple plusieurs live simultanés dans plusieurs browsers). Complément indispensable à Awdio.
AirFoil Un mix entre Audio Hijack pro et Airport Express puisqu’au lieu d’enregistrer, il permet de router le son de l’application de votre choix (Spotify très souvent en ce qui me concerne) vers votre borne Airport Express
Spotwitfy pour la découverte de playlists Spotify sur Twitter
$99 music videos La créativité des vidéastes au service des musiciens
On connaissait déjà Eyeka en France, qui est passé d’une plateforme de partage de videos “rémunératrice” pour les créateurs (et qui ne l’était pas franchement) à un système de concours pour créer (à bas prix en comparaison des agences de communication) des contenus videos, principalement publicitaires, qui rémunère mieux… avec malheureusement au final très peu d’élus qui auront pourtant cravaché sur leur projet. $99 music videos lui se consacre complètement à la création de video musicales (ou videoclips) avec pour règle de le réaliser en 24h pour 99 dollars. Faire un clip video en 24h est certes un challenge, mais on se rend compte que la plupart des videos les plus virales sur Internet n’auront pas demandé plus de temps pour leur création, l’idée, la créativité étant vraiment à la base. Et si le projet ne satisfait pas, le vidéaste n’aura pas l’impression d’avoir perdu son temps plus que raisonnable. Pour le groupe ou l’artiste aux moyens limités pour réaliser un videoclip (soit 99% des artistes), c’est un bon moyen de le diffuser sur Internet, voire si le résultat est convaincant (et qu’il a des entrées sur les chaînes musicales ?), la possibilité d’être intégré aux programmations de videoclips. Vous l’aurez compris, c’est principalement à intérêt promotionnel que se destine ce projet video (comme souvent avec la video sur Internet) qui permet en cas de réussite de mettre sur le devant de la scène et le réalisateur et le