Beatport en sérieuse baisse de régime depuis 6 mois, remise en cause des exclusivités ?
La domination sans partage de Beatport dans le monde du téléchargement de musiques électroniques verra-t’elle sa fin en 2009 ? Le site, notamment très populaire en France, a en effet accusé une baisse de 40% de son trafic global entre mai et novembre. Lorsque que de nombreux labels électros m’ont dit fin 2007/courant 2008 leur intention d’aller à 100% vers Beatport, je leur ai dit que c’était à court terme une décision qui semblait logique (puisque le site représentait alors près de 75% en revenus de leurs ventes), mais que c’était dangereux à long terme, car le marché du digital est loin d’être aussi figé que celui du physique. A peu près la même réponse que celle que je faisais quand il choisissait un agrégateur en exclusivité aussi donc. Aujourd’hui, la plupart de ces labels annoncent des revenus en forte baisse, alors que ceux qui ont choisi la stratégie de multidiffusion ont des revenus plutôt en hausse, à nombre de sorties constant.
Est-ce que le marché est arrivé à maturité et qu’il n’y a plus de croissance ?
C’est ce qu’explique Beatport, tout en mettant l’accent sur une augmentation du piratage surtout auprès de ses éditeurs exclusifs (qu’il doit motiver à rester), mais ce discours ne tient absolument pas quand TOUS les concurrents de beatport affichent des chiffres de croissance à 2 voire 3 chiffres sur un an, et ce encore durant les 6 derniers mois ! Les principaux bénéficiaires de la perte de vitesse de Beatport, Boomkat, Juno Download, TrackItDown, Beats Digital, TraxSource pour ne citer que les plus célèbres sont en net croissance… Alors, certes, Beatport est toujours n°1, mais il est loin de représenter 50% des parts de marché, il serait au mieux à 20% aujourd’hui….
Pourquoi faire le choix de l’exclusivité en tant qu’éditeur ?
L’exclusivité n’a jamais dans l’histoire de la musique profité durablement aux éditeurs ou musiciens. L’exclusivité n’existe que pour favoriser l’essor d’un distributeur, et Beatport a bien maximisé ses revenus en suivant cette stratégie dès lors que le site a obtenu le catalogue le plus large en “dance music”, et en appliquant des tarifs plus élevés (jusqu’à 2,49 Euros pour un MP3 lorsque le reste du marché était plutôt à 0,99), tout en n’appliquant pas les mêmes conditions de rémunération (le site s’est longtemps affranchi du paiement de diverses taxes que payaient ses concurrents). Bref, le site a prospéré dans des conditions pas très réglos, et certainement pas à l’avantage du consommateur… qui n’oublie jamais. Dance Download Alliance avait essayé de son côté d’alerter en mai 2007 – mais en vain – les éditeurs que l’exclusivité à long terme leur serait néfaste.
Alors pourquoi un tel désamour ?
Plusieurs raisons peuvent l’expliquer:
Beatport, c’est un site en Flash à 100% (sauf la version destinée au référencement), qui jusqu’ici ne dérangeait pas tant que ça, car les autres sites ne proposaient pas forcément de meilleures interfaces, et surtout un contenu plus pauvre. Aujourd’hui, le contenu s’enrichit sur les autres sites, alors qu’il s’appauvrit (parce que les bonnes productions sont diluées dans les mauvaises: le contenu est dense, mais trop dense) sur Beatport, rendant très pénible la navigation et l’écoute préalables à l’achat.
Une tarification élevée, et surtout à la hausse régulièrement depuis la naissance du site, sans que les services suivent conjointement, amène les consommateurs à aller vers d’autres sites lorsqu’ils le peuvent, et la crise aidant, ce comportement s’installe de plus en plus d’aller picorer sur plusieurs sites afin de faire la meilleure opération financièrement
Ce qui servait également Beatport précédemment étaient des extraits de mauvaise qualité (car sur un extrait de qualité faible, on ne se rendait pas compte de la différence entre un bon et un mauvais mastering), aujourd’hui, tous les clients se sont fait avoir avec des titres qui sonnent mal une fois téléchargés en version 320k et tous ses concurrents proposent une meilleure qualité d’écoute qui permet de mieux juger la qualité de l’enregistrement original
Les exclusivités Beatport ont aussi produit un plus grand nombre de titres de mauvaise qualité, les éditeurs se reposant sur la marge supérieure de ces productions pour espérer un retour sur investissement plus rapide. Au final, les internautes sont de fait moins demandeurs pour des exclusivités dont la qualité semble au rabais, et dont le seul attrait reste la primauté. En revanche, cette situation de l’exclusivité favorise le piratage de ces titres et donc, on se retrouve dans une situation où le piratage est le plus encouragé par le système instauré par le site lui-même qui l’accuse comme raison principale de la baisse des ventes !
La réaction de Beatport est-elle la bonne ?
Beatport a d’abord choisi de limiter le contenu sur le site, par des critères quantitatifs (et non qualitatifs) qui reposent donc sur le fait qu’un label vend plus ou moins. Plutôt que de remettre en cause sa façon d’extraire le meilleur (qualitativement) du catalogue en construisant de meilleures systèmes de recommandations, le site a donc choisi de ne pas mettre celui qui lui rapporte le moins. Peut-être efficace à court terme, mais dangereux à long terme, car les faibles vendeurs d’aujourd’hui peuvent être les gros vendeurs de demain… qui ne voudront pas signer avec une plateforme qui les aura délisté.
Ensuite, le site a mis fin sans avertissement, à son programme d’affiliation qui avait fédéré de nombreux sites de musiques électroniques (dont DJing.com) et qui avaient souvent passé beaucoup de temps pour en faire une intégration efficace. Le message lancé par Beatport est donc “Merci de nous avoir apporté plein de nouveaux membres qui connaissent désormais notre site, on n’a plus besoin de vous et de vous donner 5% de notre chiffre d’affaires”. Après avoir lancé Beatportal, site édito-commercial, c’est la meilleure méthode pour se mettre à dos des gens qui ont fait prospérer Beatport durant les dernières années, et qui sont des leaders d’opinion réels dans la communauté des musiques électroniques.
Enfin, le site a choisi un changement d’affichage des prix, en prônant un affichage hors taxe… et donc en gardant la surprise de la taxe pour l’étape du paiement. Quelque chose qui a toujours été décrié sur tous les sites de commerce électronique, bien avant la vente de produits dématérialisés donc…
Le site annonce une nouvelle version pour Janvier 2009. Espérons qu’elle ne fasse pas que (mais déjà le fasse au moins) remettre le site à niveau de ses concurrents au niveau des features… A noter que la fonction cue prévue pour la v3 de Neo depuis longue date est déjà annoncée au menu de cette nouvelle version
Je suis moi-même:
- client de Beatport
- recommandeur de Beatport pour de nombreux labels et artistes par le passé
- (ex-)affilié de Beatport via DJing.com
- développeur d’un moteur de recommandations pour Beatport à cette adresse: www.djing.com/beatport/
pour moi le flash est rédhibitoire, mais bon c’est surement dû à mon métier, et perso je n’ai jamais vu beatport ou deeezer arriver en tête d’une quelconque recherche …
après je suis plus vinyle mais bon c’est question d’amateurisme peut être et même surement.
Ensuite je n’ai jamais compris les prix pratiqués. Je ne suis pas contre payer ce qu’il faut si cela va à qui de droit, mais il me semble que ce n’est pas grand chose qui revient aux artistes non ?
Et en effet je n’ai jamais vu des extraits audio autant à la ramasse que ceux de beatport. A côté decks.de à tout compris
Et puis je ne comprends pas trop une chose. les indés (enfin je généralise paut être un peu beaucoup) sont contre les majors etc … mais c’est les premiers à se jeter en exclu sur beatport pour en faire une grosse plateforme qui ensuite pourra verrouiller bien tranquillement le truc et imposer son système. Quel est l’intérêt ? Est ce que cela viendrait de leur vision à court terme ? Surement …
Excellent article, que j’ai découvert suite a une suppresion de catalogue de mon label sur le site de beatport.
En tant que label, je ne baserai plus ma politique de communication sur Beatport.
Cet article va dans le sens de mes a-priori au sujet de cette plateforme.
On en revient à la fameuse équation : connexion avec les fans (consommateurs) + partage + raison d’acheter = succès.
Qu’il s’agisse des labels ou des e-marchands, la satisfaction du client est ultra-nécessaire pour provoquer l’achat.
Bonjour
Merci pour cette article très interressant
Le problème de n’être plus sur beatport (en tant que Label digital)
sera que si l’on veut collaborer avec des artistes remixeurs Internationnaux, le fait de ne pas être sur Beatport et donc manque de lisibilité, refuseront de remixer nos titres.
Là où je suis très décu, c’est qu’il parait que Richie Hawtin & John Aquaviva ont 20 % des parts chez Beatport et ne soutiènent pas du tout le mouvement Underground.
Je pense cincèrement que les gros Label ont fait pression pour ne plus être noyer dans un catalogue de + en + grandissant.
De plus la Sacem entre autres a débarqué chez eux réclamant leurs taxes non versé depuis la création du site.
LD.
je ne sais toujours pas pour Richie Hawtin, mais pour Acquaviva c’est certain… et je pense aussi que le clientélisme doit être de mise, suffit de voir comment ses propres productions sont mises en avant, même des mois après leur sortie (cf Sofa King à l’occasion des charts 2008)
Je pense qu’il faut être sur Beatport néanmoins si on PEUT, car effectivement cela donne une certaine visibilité… après pour les remixes, il va y avoir une nouvelle façon de marcher en 2009, comme l’a initié NIN, et comme va le généraliser Remix.me
Pour resumé je dirais moi aussi que je ne suis pas du tout satisfait
du mode de fonctionnement de beatport.
1/les titres sont mis de manières aléatoires pas de suivi
2/les labels sont supprimés sans préavis
3/les rectifications sur sites sont impossibles
4/le service client ne répond pas
5/beatport ce sont les amis des amis tout es bidon et surtout le chart
j’ avais un cover classé no1 sur toutes les plates formes
il n apparaissait pas du tout sur beatport parce que les copains de beatport avaient realisé le même cover que moi et qui évidement était classe dans le chart beatport
c est degeulasse .
un site musicale pour etre crédible ne doit pas se baser sur le copinage
les petis labels d aujourdhui seront les grands de demain!!
beatport c’ est toujours les même ingrosso axwell sharam get physical
on aime bien ses artistes mais les autres ont le droit aussi d exister
shaft
Entierement d’accord avec Shaft.
En tant que Responsable label, une chose qui m’irrite profondement, c’est le fait de recevoir des demos de jeunes artistes francais (cela est valable pour les artistes francais uniquement, La france est un pays ou le digital de type dance music – house, electro, etc..) me demandant : vous etes sur Beatport ?
En quoi la presence d’un label sur beatport justifie-t-il sa credibilité en tant que label ?
Un label peut gagner 1000$ par trimestre sur beatport, and 1200$ toutes plateformes confondues (pour les labels qui ne jurent que par beatport)
Un label peut egalement gagner 200$ par trimestre sur beatport, et 3000$ toutes plateformes confondues. Ce label ici a orienté sa communication juste plusieurs plateformes, pour ne dénigrer aucun acheteur.
Aujourdhui nous savons tous qu’il n’est pas evident d’acheter sur Internet. Les plus gros achateurs sont (1) les dj, (2) les utilisateurs itunes. ce que j’appelle la Mass population, a encore du mal a faire le pas de l’achat de musique sur internet
Plusieurs raisons :
- mon fournisseur internet m’a vanté les merites de son services, en se basant que la rapidité de telecharger de la musique gratuitement.
- pourquoi payer maintenant, si je peux avoir de la musique gratuitement.
- bon ok, je m’inscris sur une plateforme, mais une seule ! je vais voir laquelle correspont le mieux a mes gouts et je m’inscris. Hors de question de m’inscrire sur des dixaines de plateformes, une ca suffit (d’ou le danger de communiquer que sur beatport et de passer a coté de ces acheteurs-ci)
Du coté Dj :
- je suis dj, je recois des promos, ou j’ai mes sources pour recuperer ce dont j’ai besoin.
- je suis inscrits sur beatport, ou une plateforme concurrentes, et j’en suis content, meme si je sais que 90% de mes amis dj ne passent que par beatport.
Personnellement je ne communique pas de facon exclusive sur beatport car c’est le meilleur moyen de perdre un nombre considerable d’acheteur le jour ou beatport supprime mon label. Je parle de facon generale. Car parmi mes acheteurs, je ne vise pas les Dj, mais la Mass population, qui meme si elle est mal eduquée vis-a-vis de l’achat sur internet, est celle pour laquelle je base toute ma communication. Quant aux Dj : j’offre ma musique gratuitement a ceux que je connais. Nous le faisons tous via un emailing “VIP Promo Download”, etc..
Envoyer une campagne promo stipulant : “Available now on beatport” montre qu’un label est marié a beatport. Comme le dit l’article, cette exclusivité est tres dangereuse.
Il n’est pas difficile de placer ses productions sur Internet aujourd’hui, meme en tant qu’artiste independant. Quite a le faire, autant passer par un aggregateur et etre artiste “multi plateforme”. De plus, a l’air du mobile, il est possible d’acheter sur internet via son mobile, avec itunes par exemple, qui a son application sur chacun des iphone, ipod nouvelle generation, etc… Beatport n’est pas visible sur un appareil mobile du fait de son application flash/java qui n’est pas compatible. De plus la base de données beatport n’est pas “searchable” sur quelconque moteur de recherche.
Cela n’est qu’un detail, mais pour resumer, beaucoup de labels vendent sur des plateformes tierces, et en vivent tres bien, beatport n’est pas un facteur de reussite d’un label, et le fait qu’ils crachent sur les petits labels qui ont contribué au succes de la plateforme dans ses debuts, est tout a fait indigne.
Beatport est clairement le n°1 en France, je ne sais pas pourquoi, pt’et parce que l’offre française en matière de téléchargement de musiques électroniques est faiblarde, trop segmentée, parce que les Français ne sont pas pris au sérieux par les Américains et les Anglais en matière de business ? Il y a eu plusieurs tentatives, Digital Deejay, Uploud, 4Deejays, et quelques autres initiatives à gauche ou à droite (même moi et même si avec NeoMusicStore, je ne me suis pas concentré sur l’électro, j’aurais bien aimé attiré des gros labels sans passer par les agrégateurs, on verra si c’est le cas avec la v3 et Remix.me qui essaie de réinventer le genre) mais rien n’a jamais pris sérieusement comme l’ont pu faire pourtant dans quasiment tous les pays, 1 ou 2 plateformes. Je crois que le bouche-à-oreille a marché à plein pour Beatport parce qu’il y a un moment c’était le plus gros catalogue (ça l’est encore artificiellement avec les exclusivités), maintenant si des acteurs français veulent se fédérer autour de Remix.me, je suis preneur… et je pense avec un business model tout à fait juste pour tous…
Moi le premier en tant qu’acheteur, je ne considérais rien d’autre que Beatport (par défaut), mais la lourdeur du site (personnellement ça m’irrite de voir la roue en permanence, les problèmes de clics qui ne fonctionnent pas parfois, ou tu cliques à côté… etc, surtout que je n’ai pas le temps d’y passer 5h par semaine), même si les add to cue ont un peu amélioré les choses dans la nouvelle version), des charts effectivement biaisés (ils sont pt’et réels, mais la mise en avant d’un tel ou un tel les biaisent), le manque de pertinence des recommandations, m’ont fait regarder ailleurs dans les derniers mois, sans parler que je critique, comme vous sa politique commerciale qui n’est avantageuse que pour Beatport. Maintenant, c’est clair que les premiers fautifs sont les éditeurs qui ont eu une vision court terme, et pas très regardant de leurs acheteurs… C’est compréhensible néanmoins dans une période de crise où l’on veut maximiser ses rentrées à court terme… mais les effets et sur les productions, et sur les acheteurs se font de plus en plus ressentir. Je prêche pour ma paroisse mais je pense vraiment qu’il faut privilégier la relation directe, et offrir plus à l’acheteur/suiveur… que de vendre du charts
Très bon article !
Franchement je n’ai jamais été fan de Beatport, je trouve l’interface trop touffue, ce n’est pas très rapide et ce n’est pas convivial.
En tant que DJ, je ne suis pas utilisateur de beatport car je ne joue que sur vinyle.. Par contre d’un point de vue label, j’ai toujours trouvé irritant les personnes qui placent Beatport sur un pied d’estale et le considèrent comme le gage ultime de la crédibilité alors qu’il regorge de productions moisies et qu’il n’a jamais été le seul sur le marché. Et puis la philosophie du “tout, tout de suite” et les suppressions de catalogues relèvent d’un état d’esprit et d’un manque de respect qui ne peut pas fonctionner sur le long terme (et on fait de la musique avant tout, quand même !!).
Enfin je suis content d’entrevoir la fin de la suprématie de BP, celà permettra de redistribuer les cartes de façon plus équitable !
beatport est un shop mais aussi un label puisqu’il y une sélection de contenu. Il est normal que les artistes qui ne vendent pas sortent du catalogue pour ne pas faire de l’ombre à ceux qui vendent. Il y a aujourd’hui trop de refs sur les shops , un peu moins de soupe ne fait pas de mal. Si un magasin achète un produit et n’en vend jamais , il ne le référence plus , c’est normal. Au constructeur du produit d’assurer la promotion de son oeuvre , la c’est pareil , à vous de faire de bonnes prods et d’en assurer la promotion.
Euh non tout faux E.X.P
Beatport est un distributeur
A l’ère du physique il peut être logique de délister des références qui ne vendent pas, mais c’est un non sens à l’ère numérique.
iTunes a 10 millions de titres en catalogue
Beatport doit améliorer son listage, ses recommandations, et son architecture technique, pas délister
Après je suis d’accord sur un point… il y a beaucoup de soupe sur Beatport
si il y a sélection c’est aussi un label et pas qu’un distrib.
Beatport soutient certains artistes , organise des soirées , conclut des partenarias , bref il est actif sur la scène electro contrairement à d’autres shop qui ne font que proposer des débouchés sur le net. Entrer dans le copinage beatport , c’est entrer dans un réseau très efficace pour la carrière d’un artiste electro.
C’est donc un label à part entière. La seule chose qui me gène aujourd’hui c’est flash, plus du tout indispensable à l’époque d’AJAX, et les prix. un mp3 ne devrait pas couter plus d’un euro
De plus de la soupe il y en dans tout les shops , pas plus chez beatport qu’ailleurs.
Faudrait voir à ne pas confondre label et distribution / promotion hein !!!
quel différence entre kompakt , distributeur et label , et beatport distrib et label? bien sur il n’y a pas de release sous le nom beatport, mais certains labels ne font qu’éditer d’autres labels. C’est toute la force de beatport , qui ne se contente pas d’offrir un service mais est lui même parti de la scène dont il distribue les artistes , ce n’est pas le cas des autres distributeurs.
Beatport est un distributeur numerique.
Ce n’est pas comme un magasin physique qui vendrai du vinyl
il n’y a pas de problème de stockage!!
J’ai eu moi même un très gros magasin de disques vynil a Nice
et je sais de quoi je parle.
Dire qu il y a beaucoup de titres electro sur le marché c ‘est vrai et durant ces 5 dernière années la musique électronique c’est démocratisée.
il faut savoir que les jeunes artistes d aujourd’hui hui seront les star de demain
c’est donc tre important de les soutenir et ne pas continuer a vendre sans arrêt des “”Steve Angello ” ou des “Solveig” ou des “Eric Morrillo “qui gagnent des milliers deuros chaque semaine,alors que la majorité des deejay qui ont eux aussi un bon niveau eux creve de faim.
Ce système capitaliste appliqué aux deejay est vraiment ignoble!!!!
La perception de la musique est qq chose de subjectif
un titre bon pour certain peut être nul pour d ‘autres!!
Ce qui est reproché a beatport c’est la manière de gérer les labels qui sont sur
leur plateforme!!
Ils rayent les gens de leur plate forme sans avoir la courtoisie de les informer
ils ne font pas les mises a jour sur leur site
il est impossible de les joindre
A cause de leur travail bâclé beatport met en porte a faux les responsables de labels et leurs artistes c’est inadmissible
quand on sait que les artistes attendent tellement de leur titres!!
il facture un pris de vente elevé
Ce qui est vraiment désobligeant c’est de favoriser leur petit copains
(peut être prennent ils un % au passage)
leur classement chart trop souvent basé sur leur choix a eux et non pas sur les ventes réelles!!
cela oriente automatiquement les ventes,car on sait que la musique s ‘achète par recommandation .
cette technique de vente est anormale et déloyale
la ou beatport sont fort c’ est qu ils ont de gros moyens financiers qui leur permettent de prendre des pages de pub dans tous les magasines pour deejay
il on une bonne news letter
un blog
un logo
un univers
ils mettent en avant les gros noms de la scène house electro
ils sponsorisent des évènements
celui qui fait le marketing est très fort c’ est lui qu il faut remercier
mais le marketing oriente la perception du consommateur
mais il ne pourra pas mentir tout le temps a tout le monde!!!
shaft
Beatport
se dit faire partie de”la scene”
en fait il en ont rien a faire de la “scene ”
tout ce qu ‘ils veulent c ‘est gagner le plus de dollar possible
le plus rapidement, avec un minimum de risque.
s ‘il voulaient vraiment aider “la scene” il pourraient
mettre en avant un label inconnu en premiere
page au lieu d’ un roger sanchez qui se bourre les poches depuis 10 ans
ou tout autre action de marketing pour les nouveaux talents!!
la preuve que leur marketing est tres puissant
puisque toi aussi tu es tombé sous le charme
et quoi que je dise et essaye te t’ expliquer ça ne ferra que au contraire
a renforcer ta croyance en beatport.
shaft
Salut Stone,
je ne pensait pas te retrouver sur ce forum
biz
shaft
Hello Shaft, moi non plus je ne pensais pas te retrouver ici
Sinon d’accord à 100% avec toi !
A bientôt
Stone.
Tuas beau faire une promo de malade, si ton maxi est piraté le jour m’m sur les blogs, T ventes vont baisser énormément…
bonjour,
Sur ce point je suis entièrement d accord avec toi
Le piratage et le non respect des auteurs tu la musique.
On est dans une culture de la gratuité ,pourquoi payer
alors que sur un blog
la musique est diffusée gratuitement a tout va .
On se retrouve même dans un paradoxe ou se sont les pirates a la tête de ses “blog” qui ont des demandes de booking a la place des artistes eux même.
La jeune génération n’a pas l habitude de payer pour la musique
cela aura pour conséquence de tuer les jeunes artiste et de les empecher de vivre du fruit de leur travail :la musique!!
je comprend ce que tu affirmes SHAFT , cependant plusieurs choses : perso je n’achète jamais sur beatport , toujours chez juno , trackitdown ou direct chez le label.
Le succès de beatport est marketing il est vrai cependant il est aussi du au fait que beatport cherche non pas de petit artistes mais de grosses pointures pour monétiser sur des gros noms, c’est normal et tout le monde le fait. Beatport , c’est aussi du partenaria avec des constructeurs et des éditeurs de soft. Bref je vois pas en quoi leur succès est diminué par leur pratiques certes regrettable mais perso je ne suis pas chez eux et pourtant je ne les critiques pas.
Pour les blogs , oui c’est un problème , c’est cependant aux hébergeurs d’appliquer les lois sur les copyright et de fermer les sites quand il y a infraction , ce qu’ils ne font pas. Ce sont en même temps des outils de promotion utile pour les labels, ils faut donc savoir les utiliser.
Excellent article !!! Maintenant je comprends !
En début d’année j’ai sollicité Beatport afin de distribuer en exclusivité le catalogue de mon nouveau label à savoir l’album d’un DJ. Après un joli questionnaire à remplir, ils m’ont refusé en précisant que je pourrais les recontacter une fois le label dévellopé.
Aujourd’hui l’album est signé en major et doit sortir d’ici l’été. Dès que je reçois les cd promo je vais leur en envoyé un en recommandé. Si je suis un gros vendeur demain il est clair que ces nazes vont revenir vers moi mais comme on dit chez moi: “NTM” !
Chusss
Bonsoir tout le monde,
Je tiens à préciser que je trouve les commentaires des uns et des autres très intéressants, l’article mettant lui même le doigt sur certains points assez révélateurs de la politique menée par Beatport.
Simple consommateur (et fan) de musique electro, je dois reconnaitre que je ne me suis jamais trop posé la question de savoir si Beatport avait recours à des pratiques douteuses pour me vendre la musique présente sur son site..
Le fait est que j’ai toujours trouvé son contenu plus “évolué” que sur les autres sites, et notamment en ce qui concerne les styles de son (amateur de DeepHouse, franchement je n’ai pas trouvé mieux..).
Par ailleurs, étant soucieux du ressenti des artistes qui produisent ces sons (et oui sans bons artistes plus de bonne musique..), j’aimerais tout simplement demander aux différents labels et créateurs qui liront ceci si, au final, Beatport se révèle plus préjudiciable que bénéfique au développement de leur activité.. Et là évidemmment, je ne m’adresse pas aux gros labels ou aux artistes qui se déjà remplissent les poches, mais bien des jeunes qui démarrent et feront la musique de demain.
Concrètement, quand j’écoute un son sur Beatport, je n’ai pas de mal à mettre 2.17e (euh.. pardon 2.50e avec taxes..) quand je sens qu’il y a un vrai boulot derrière. Mais les artistes qui vendent leurs titres à 2.17e au lieu d’1.30e le font-ils par choix ou par obligation? La marge de Beatport se fonde sur quels critères? Quelles conditions vous sont imposées pour être visible sur leur site?
J’aimerais bien pouvoir me dire que si je paye mes titres plus d’1e, c’est certes pour rémunérer le distributeur, mais aussi et surtout pour permettre aux artistes de produire sans pouvoir compter sur des volumes de ventes importants (la musique underground ne s’adresse pas forcément à tout le monde..).
Bref, pour conclure, rassurez-moi en me confirmant que Beatport mérite que l’on achète votre musique sur son site, sinon je compte bien arrêter de participer au monopole qui rendrait les artistes en quête de visibilité dépendant ou soumis à des contraintes abusives.
Bonne continuation à tous les artistes (notamment Français) qui galèrent dans le monde de l’electro sans lâcher l’affaire par passion et qui nous font vibrer tous les jours avec leur prods,
++M@t
Salut à tous,
j’ai créé un label techno et minimal depuis plusieurs mois et je confirme que pour ma part Beatport est un frein au développement car, tout comme Mysteriousse, Beatport me dit de les recontacter quand mon label sera plus développé.
En effet je n’ai proposé qu’une dizaine d’artistes quasi inconnus avec plusieurs releases chacuns, qui à mon avis méritent d’être disponibles à la vente sur Beatport.
Beatport m’a surtout conseillé d’investir sur des remixeurs réputés afin d’accélérer leur acceptation.
Mon catalogue de plus de 30 titres est refusé quand d’autres labels indé tout aussi jeunes sont affichés car ils ont payé, quelques centaines ou milliers d’euros, un remixeur renommé pour remixer un seul titre sur une petite release.
Je suis donc convaincu que Beatport ne souhaite pas mettre en vente des labels qui cherchent à mettre en avant des jeunes artistes, et la rapidité avec laquelle ils m’ont envoyé bouler prouve bien qu’ils n’ont pas écouté mes artistes mais juste consulter leurs noms.
Enfin je vends donc leurs oeuvres sur d’autres plateformes mais tous les artistes et les remixeurs me reprochent de ne pas être sur Beatport, empêchant donc de nombreuses collaborations.
J’espère pourtant toujours y rentrer car tant que ce site existera, il sera la condition principale de la crédibilité d’un label et des artistes aux yeux de la plupart des internautes.
Bon courage et bonne chance à tous !
Bonjour,
Cet article date mais je me permet d’y apporter ma pierre.
DJ house/tech-house/deep-tech amateur, je me fournis essentiellement sur un site concurrent spécialisé en house. Voulant m’orienter vers un son plus minimal/techno je me suis tourné vers Beatport.
Et c’est une catastrophe, le site est archi-buggé pour la préécoute, le moteur de recherche réagit bizarrement, les restrictions régionales sont un frein au développement des labels (sur les autres plate-formes ça n’existe pas).
Et le comble du comble, mon payement est refusé lorsque je ne passe pas par Paypal.
De même que si le catalogue est effectivement énorme, il n’est pas exhaustif… D’ou l’intérêt d’aller voir dans plusieurs crèmeries.