Les risques des agrégateurs en musique: mes craintes se confirment
Dès 2004/2005, on m’avait demandé dans mon entourage si c’était la bonne solution de prendre un agrégateur pour distribuer sur iTunes et les autres sites par la suite. J’avais dit que cela ne posait pas problème, si on ne mettait pas tous ses oeufs dans le même panier, parce qu’en cas de problème avec ce dernier, on risquait de tout perdre. Mes prédictions semblent effectivement se confirmer une nouvelle fois, et malheureusement cette fois-ci je dirais. A l’époque, je déconseillais tout particulièrement les agrégateurs français qui IMPOSAIENT des EXCLUSIVITES, souvent LONGUES qui plus est, ce qui n’a pas de sens dans le numérique où un nouveau mode de distribution apparaît tous les 6 mois. Surtout, pour en avoir rencontré certains, j’avais pu me rendre compte de leur discours fumeux (le français qui se proclame actuellement leader européen m’annonçait en janvier 2005 avoir 1 million de titres en catalogue déjà à cette époque, alors qu’il n’en avait que quelques centaines, milliers à tout casser par exemple). Malgré tout, de nombreux artistes et éditeurs, parce que non ou mal informés ou conseillés, ou parce qu’ils ne voulaient pas s’embêter avec les formalités (pourtant, rien ne sert d’être sur toutes les plateformes, et être sur les 4/5 majeures ne demande guère plus d’une semaine de travail pour un éditeur à l’inscription, et rien de plus que le travail qu’il fait avec son agrégateur à chaque sortie de musique ensuite), ou encore parce qu’ils pensaient que le modèle numérique devait logiquement reprendre le modèle physique (pourtant avec la dématérialisation ça n’a pas de sens), ont adhéré à ce discours commercial.
Un post sur les forums d’Audiofanzine stigmatise l’un d’entre eux (que je ne nommerai pas mais qui est l’un des 3 plus connus en France) plus particulièrement mais le problème est applicable à plusieurs d’entre eux (rien qu’en France il y a un paquet d’agrégateurs) est lorsque cet agrégateur a des soucis financiers (ce qui est inéluctable pour moi car c’est un non-sens que cette activité pour moi sur le marché du numérique), eh bien, les premiers qui ne voient pas la couleur de leurs reversements sont encore et toujours les artistes et éditeurs
Pour ne pas que ce post ne serve à rien, s’il fallait en utiliser (je dis bien fallait), aujourd’hui, les seuls que je pourrais recommander par retour d’expérience sont dans l’ordre les suivants:
Tunecore,
Reverbnation,
CDBaby,
The Orchard
Les opportunistes sont légion en musique, et c’est vraiment pénible de lutter contre ce genre d’entités qui a un très bon discours commercial, mais un irrespect total de la “marchandise vendue”.
tu parles de believe?
le but à leur actuelle est de se targuer d’avoir le plus gros catalogue… pour ne pas l’exploiter!
pourrais-tu me passe le lien du post concerné sur audiofanzine? merci!
The Orchard est un peu plus qu’un simple agrégateur et ils se présentent comme ça d’ailleurs, comme distributeur numérique.
Sur les retours des agrégateurs, c’est comme en distribution physique, cela d”pend de qui tu es et de ce que tu représentes chez ton prestataire.
Moins t’es connu, plus t’es autoproduit et plus c’est difficile pour toi de trouver des avantages avec les agrégateurs.
De nombreux labels trouvent d’énormes avantages à passer par The Orchard, Believe, IDOA ou IDOL pour citer les locaux. Ca dépend de ce que tu as à proposer
A part la charge de travail qui diminue, je n’ai entendu aucun point positif de label (et là je parle de labels qui vendent à l’international) quant aux agrégateurs, en tout cas sur le long terme (le ponctuel c’est autre chose). Sinon, sur AudioFanzine, c’est facile à trouver dans la section Autoproduction/Business