Nov
22
2008
9

Wormee: le concurrent de Deezer par Orange ?

La R&D d’Orange en matière de services web est surtout connue pour ses “copycats”: Bubbletop pour la copie de Netvibes, Pikeo pour la copie de Flickr, Soundtribes pour la copie de MySpace… pour ne citer que les plus connus… que vous ne connaissez pourtant probablement pas. Le dernier né, annoncé par quelques-uns de mes contacts Twitter semble cette fois être le copycat de Deezer. Si jamais Orange souhaitait s’imposer dans les contenus musicaux comme il semble vouloir le faire aujourd’hui dans le domaine des contenus audiovisuels, voilà qui pourrait grandement inquiéter un acteur principalement français comme Deezer (qui déjà avec Musiline, a trouvé un sérieux compétiteur dans le secteur de la vente d’espaces publicitaires qui est le sien)

L’atout pour Deezer: avoir une légitimité (je n’ai pas dit légalité) chez les internautes par son rapprochement avec Free et son discours très démago anti-SACEM et anti-majors (bien qu’elle signe des accords avec les 2 et semble ne pas prêter beaucoup d’intérêts aux indépendants si le volume de contenu susceptible d’afficher des publicités n’est pas significatif). C’est un sacré atout, car si Orange a de loin la plus grande part de marché, la société n’a probablement pas la meilleure image parmi les utilisateurs de ces services.

Je n’ai pas encore pu testé le service mais de nombreuses fonctionnalités communautaires sont annoncées sur le blog. En tout cas, le ver est dans l’orange :D

Written by Sylvain Corvaisier in: Business, musique |
Nov
20
2008
2

F Com (me) Fin ?

F Communiqué

Lors de la célébration de son 7éme anniversaire, le logo de F Communications s’était transformé en un arbre bourgeonnant avec de multiples rameaux et bourgeons.

En avance sur son époque, le label avait exploré la diversité des musiques électroniques et aussi une vision ouverte (360° avant l’heure) du rôle d’un label.
7 ans plus tard le label a perdu des feuilles. L’automne est arrivé progressivement. Le label est entré dans un lent engourdissement après avoir poussé pendant 14 ans et écrit les premières pages de l’histoire des labels électro en France. L’arbre qui doit affronter l’hiver laisse tomber ses feuilles et les branches mortes. L’arbre, lui-même, n’est pas mort. La sève est toujours dans son tronc et dans les branches les plus fortes. Un redoux, les rayons du soleil, une nouvelle vigueur et on pourrait voir de nouveaux bourgeons.

Cette précision nous la devons à tous les fans du label, qui sans répit nous ont témoigné de leur soutien, notamment ces derniers mois. Pour l’instant, nous n’avons pas de nouvelles sorties prévues sur F Communications. Nous veillons sur l’arbre et sur son intégrité. Nous nous assurons que le large catalogue du label reste disponible tant dans les magasins que en ligne.

La décision de cet hivernage a été prise par Eric Morand. « Après 15 ans à la tête de Fcom et 18 ans en tant que producteur, je pense avoir fait ce que j’avais à faire. Ces dernières années je me suis ouvert à d’autres univers. Je savoure un autre regard sur la musique et ses enjeux. La musique est et reste une composante incontournable de mon quotidien ; Mais plus la seule. Le rôle de producteur ou de directeur artistique d’un label est devenu trop étroit, trop contraignant pour moi. A plus de 40 ans mon attente est forcement différente de celle que j’avais à 20. » « Je reste aux côtés de Laurent Garnier car travailler avec lui est un renouvellement permanent et amène l’excitation de nouveaux défis.»

« Laurent et moi n’avons jamais été des nostalgiques. Nous sommes fiers de ce qui a été. Nous pouvons dire ce qui est, aujourd’hui. Demain reste à inventer. »

Nous sommes fiers de ce que les artistes du label ont fait depuis 1994, depuis 1991 avec FNAC Music. Nous avons, tous ensembles, donné un espoir à tous les passionnés de musique. Depuis d’autres passionnés font partager leurs coups de cour.

C’est bien.
Pour la musique, pour qu’elle reste une passion. Et le plaisir que nous y trouvons tous.

Merci.

Eric Morand & Laurent Garnier

Written by Sylvain Corvaisier in: musique |
Nov
15
2008
3

Les risques des agrégateurs en musique: mes craintes se confirment

Dès 2004/2005, on m’avait demandé dans mon entourage si c’était la bonne solution de prendre un agrégateur pour distribuer sur iTunes et les autres sites par la suite. J’avais dit que cela ne posait pas problème, si on ne mettait pas tous ses oeufs dans le même panier, parce qu’en cas de problème avec ce dernier, on risquait de tout perdre. Mes prédictions semblent effectivement se confirmer une nouvelle fois, et malheureusement cette fois-ci je dirais. A l’époque, je déconseillais tout particulièrement les agrégateurs français qui IMPOSAIENT des EXCLUSIVITES, souvent LONGUES qui plus est, ce qui n’a pas de sens dans le numérique où un nouveau mode de distribution apparaît tous les 6 mois. Surtout, pour en avoir rencontré certains, j’avais pu me rendre compte de leur discours fumeux (le français qui se proclame actuellement leader européen m’annonçait en janvier 2005 avoir 1 million de titres en catalogue déjà à cette époque, alors qu’il n’en avait que quelques centaines, milliers à tout casser par exemple). Malgré tout, de nombreux artistes et éditeurs, parce que non ou mal informés ou conseillés, ou parce qu’ils ne voulaient pas s’embêter avec les formalités (pourtant, rien ne sert d’être sur toutes les plateformes, et être sur les 4/5 majeures ne demande guère plus d’une semaine de travail pour un éditeur à l’inscription, et rien de plus que le travail qu’il fait avec son agrégateur à chaque sortie de musique ensuite), ou encore parce qu’ils pensaient que le modèle numérique devait logiquement reprendre le modèle physique (pourtant avec la dématérialisation ça n’a pas de sens), ont adhéré à ce discours commercial.

Un post sur les forums d’Audiofanzine stigmatise l’un d’entre eux (que je ne nommerai pas mais qui est l’un des 3 plus connus en France) plus particulièrement mais le problème est applicable à plusieurs d’entre eux (rien qu’en France il y a un paquet d’agrégateurs) est lorsque cet agrégateur a des soucis financiers (ce qui est inéluctable pour moi car c’est un non-sens que cette activité pour moi sur le marché du numérique), eh bien, les premiers qui ne voient pas la couleur de leurs reversements sont encore et toujours les artistes et éditeurs

Pour ne pas que ce post ne serve à rien, s’il fallait en utiliser (je dis bien fallait), aujourd’hui, les seuls que je pourrais recommander par retour d’expérience sont dans l’ordre les suivants:
Tunecore,
Reverbnation,
CDBaby,
The Orchard

Les opportunistes sont légion en musique, et c’est vraiment pénible de lutter contre ce genre d’entités qui a un très bon discours commercial, mais un irrespect total de la “marchandise vendue”.

Written by Sylvain Corvaisier in: Business, Neo, musique |
Nov
13
2008
0

Richie Hawtin and Music 2.0 – Richie Hawtin et la musique 2.0

“Every track these days should be considered a work in progress
Everything is version 1.0, and anybody should be allowed to take your ideas and add their own ideas to it. We need to be more open about music, ideas and ownership.
For electronic music to progress we need to be more open-minded.
I believe a producer should be allowed to reuse and resample anything they want, in a reasonable manner.
At the moment, a producer creates a track and then this song is supposed to be left like that forever, like a rock in a field… everything changes with time, and I believe that each song should be allowed to have a life of its own after it’s released to the public.” (Richie Hawtin)

Sounds like remix.me :)

Written by Sylvain Corvaisier in: Business, Neo, musique |
Nov
05
2008
3

Vicky Cristina Barcelona… étape automnale à Barcelone

Woody Allen récemment, Cédric Klapisch précédemment, avaient célébré la capitale catalane, au point que c’en ait devenu la ville la plus attrayante pour les Français, et c’est clairement ce que j’aurai noté pendant mon étape barcelonaise pour le compte d’une chaîne régionale (Je passerai sur le fait que j’ai travaillé sur le plateau d’une émission visiblement très olé olé… ben non en fait je ne l’ai pas passé), beaucoup, beaucoup de Français… à vrai dire, je m’étais dit moi-même 3 semaines plus tôt en voyant le film de Woody Allen qu’il faudrait quand même que j’y aille à Barcelone (y avait déjà pensé pour le SONAR 2007… puis abandonné – à tort – pour fête de la musique à Rennes).

Bon, pas de chance, Novembre, ce n’est pas non plus la meilleure époque pour aller en Méditerrannée, puisqu’il y pleut presque autant (en pluviométrie, à défaut d’en durée) que dans notre chère Bretagne. Avantage en revanche, il y fait quand même relativement chaud. En T-shirt un 1er novembre, c’est quand même assez exceptionnel… Avantage d’une météo capricieuse (comme c’était le cas vendredi), peu de monde dans les rues (La Ramblas, Plaça Reial) habituellement bondées, donc l’occasion de prendre des photos sympas (cf sur mon compte Flickr), sans trop de figurants, et avec des couleurs pour le moins originales

N’ayant pas eu (contrairement à d’autres :p) l’occasion d’y aller pour le 3GSM, c’était ma première visite. Ayant appris l’allemand (l’erreur) à l’école, ce n’est pas le meilleur environnement au niveau linguistique… d’autant que peu de personnes y parlent ne serait-ce qu’espagnol :D Le catalan est la règle comme dans l’Auberge espagnole. Compagnon indispensable de mes voyages désormais l’iPhone permet vraiment d’apprécier ces villes d’une autre manière, sans avoir à se préocupper où l’on va, en lançant juste AroundMe ou LocalPicks pour trouver les sites intéressants ou meilleurs restos. Où comment ne plus perdre de temps à lire une carte ou à s’assurer de prendre le même chemin à l’aller qu’au retour…

Au-delà des belles images des films qui tendent à mettre un peu trop en avant le pittoresque et les créations architecturales de Gaudi, la ville (qui ressemble à San Francisco sur certains aspects) s’étend sur des quartiers qui ne sont pas tous aussi riches que la Barcelone sportive, culturelle et économique usuellement mise en avant, et la crise que connaît l’Espagne avant tout le monde risque d’empirer ces contrastes entre les zones de la ville.

Première déception, fatigué, je n’aurai pu aller au Razzmatazz comme je l’avais prévu le samedi soir, LA salle de concerts/clubbing de Barcelone. Seconde déception, je n’y aurai trouvé ni Scarlett Johansson, ni Kelly Reilly :D

Assurément, j’y reviendrai en juin pour le SONAR !

Written by Sylvain Corvaisier in: Entourage |

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