San Francisco, CA

San Francisco et son célèbre brouillard (plus que rare en cette saison, 3h à tout casser durant tout mon séjour) m’ont accueilli pendant 15 jours en cette fin septembre/début octobre. Une meteo qui donne vraiment le pep’s (ciel d’un bleu pur en quasi continu, températures en 20 et 25° C), des collègues bien décidés à me “sortir”, une grande satisfaction ressort de ce premier voyage en Californie. Bon, pt’et pas de là à y rester cependant, malgré les nombreux encouragements (cf mon post précédent) :)

San Francisco, c’est une presqu’île, et c’est aussi presque les Etats-Unis. Bien loin des stéréotypes américains (que j’ai cependant croisés lors de ma courte escale à Minneapolis), avec des gens bigarrés (son positionnement géographique et hi-tech font que la ville attire de nombreux migrants), cultivés (la ville propose tous les soirs des choses intéressantes à faire, souvent dans des cadres agréables, et dans d’excellentes conditions de déroulement), respectueux de leur entourage et de leur environnement (même si les grosses cylindrées sont nombreuses, les Prius le sont tout autant), et plutôt “healthy” (pas beaucoup d’obèses, beaucoup de sportifs et de gens qui font attention à leur alimentation)

San Francisco, c’est également une topographie bien spéciale, car même si la ville est connue pour ses collines, je n’imaginais pas qu’elle en était à ce point composée. On imagine mal comment elle a pu prospérer aussi rapidement malgré un relief accentué. La voiture automatique y est conseillée, si vous ne voulez pas vous embêter aux stops. Il est amusant de prendre certaines rues et de ne même pas voir le degré de la pente depuis son siège tellement elle est ardue. Le vélo n’est pas proscrit, mais il faut être motivé, car même lors de mes déambulations pédestres, je me suis retrouvé plusieurs fois à reprendre mon souffle. Malgré un réel intérêt pour l’écologie, les voies cyclistes sont encore loin d’être la panacée comme aux Pays-Bas, et les cyclistes considérés un peu comme en France comme des nuisibles pour les automobilistes. Côté architecture, c’est le bois qui domine, que ce soit dans les maisons à style Victorien (dont mon hôtel, The Inn SF, meilleur B&B à San Francisco selon TripAdvisor) ou les maisons plus récentes qui jamais ne se ressemblent vraiment. Amusant également l’usage des toîts plats qui deviennent de vrais espaces “where we hang out” après le travail ou durant le week-end (quelques photos sympas du toit de mon hôtel dans mon set Flickr)

Evidemment, le Golden Gate et Alcatraz faisaient partie de mes visites du week-end, mais j’ai également pu découvrir Sausalito (un peu trop touristique à mon goût) et ses “house-boats”, Tiburon (clairement bourgeoise), Muir Woods (une forêt qui change grandement – c’est le mot – de la forêt de Rennes), le quartier Haights-Ashbury qui n’est pas sans rappeler la capitale néerlandaise à certains égards, Lombard Street (et sa route fleurie et sinueuse), La Coit Tower (what a funny name for French people), Twin Peaks (sans David Lynch), Point Bonita/Marin Headlands, l’Université de Berkeley avec un concert à ciel ouvert de Sigur Ros au Greek Theater, Point Lobos et le Presidio, les parcs de Buena Vista et Dolores, Chinatown et Japantown et quelques sorties autour de Union Square avec de charmantes asiatiques ;)

Les photos sur Flickr

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