Archive pour October 2008
Comment vendre la musique en ligne en 2009 (et après) ? Remix.me !
Alors voilà ce qu’on pourrait décrire comme un post prétentieux, car comme beaucoup de gens dans la monde de la musique (à vrai dire plus dans le monde des start-ups que dans celui de la musique), je vais y énoncer ma vision de comment vendre la musique dans les années à venir… alors que je n’ai aucune formation “commerciale” et que ce n’est même pas mon activité principale (juste un “hobby” très prenant depuis 10/15 ans). Comme le disait Borey Sok dans une conférence musique 2.0 il y a peu, comment vendre quelque chose qu’on peut se procurer gratuitement ?. D’autant plus lorsque le gratuit peut aussi être “légal” (la portée de ce terme étant discutable), mais que ces modèles ne permettent pas le financement comme les modèles physiques ? D’autant plus qu’on rentre dans une période de crise qui annonce de nombreuses coupes de plan media, là où la publicité est déjà le seul moteur de financement.
J’ai lancé un système de radio à la carte qui bâtissait sa programmation selon vos goûts musicaux en 2000, Kioskradio. Le site a disparu en 2001 pour des conditions économiques – les miennes puisque je sortais tout juste de l’école – et celles du marché – en pleine bulle Internet – mais il a été repris depuis par Last.FM en 2003 et les Smart Radios de Deezer en 2008 pour prendre les exemples les plus connus dans notre cher pays.
J’ai lancé en 2004/2005 un service de téléchargement de musique en MP3 100% sans DRM, avec vente directe, NeoMusicStore, qui s’avère être encore relativement unique dans sa philosophie (vente directe, pas de rétention pendant des mois des dûs aux artistes/labels, liberté totale de prix et de produits, etc)
2008 aura été l’année terrible du produit musique (avec la story Qtrax au MIDEM comme premier épisode) justement en montrant par de nombreuses initiatives qu’il ne s’agissait que d’un produit, qu’on vous vend soit contre de la publicité (ou temps de cerveau disponible comme je me plais à le paraphraser), soit dans un abonnement package avec votre fournisseur d’accès, soit comme un moyen de spéculation, soit comme cadeau Bonux. Bref, la musique devient de plus en plus accessoire de la vente d’autre chose, et la création… ça devient juste un gros mot qu’il ne faut surtout pas évoquer dans les rencontres avec les “décideurs” (à remplacer par investisseurs, marketeurs ou faiseurs de tendances) du secteur.
Après avoir pris le pouls de tout ce qui se fait, et surtout de toutes ces dérives, je pense qu’il faut remettre en avant la création, et comme d’autres, je pense qu’il y a beaucoup de créateurs qui s’ignorent derrière ceux qui aiment la musique pour autre chose que du remplissage de disque dur. Je lance en 2008, dans ce qui est une des plus grandes nouveautés de NeoMusicStore v3 (dont je ne peux malheureusement pas encore donner la date de sortie, même si j’espère que ce sera également en 2008) ce que je pense être l’avenir de la vente de musique en tant que création.
C’est un postulat ambitieux, mais ce n’est pas mon premier dans la musique, qui est celui de croire qu’au-delà du non-DRM (qui n’est finalement que la base de ce qu’on attend du “produit musique”, pas non plus une révolution comme on tend à nous le faire croire), il y a autre chose qui peut intéresser les mélomanes et artistes en herbe, c’est de pouvoir participer à la création. Mais, pas participer à la création en “votant” (comme des années de Star Academy et des millions de SMS “nous” ont éduqué), et tant pis si notre vote ne représente pas la majorité, mais en partant du travail – fini – d’un artiste pour lui insuffler notre propre personnalité et ensuite la partager avec ses propres amis, son propre public. Il existe aujourd’hui pléthore d’outils simples qui permettent de composer soit même de la musique, d’un simple GarageBand à un Ableton Live. De nombreux artistes en électronique se sont faits par exemple connaître du grand public grâce à UN remix. Il existe des masters, sur de nouveaux morceaux, mais surtout sur le back catalogue qu’on n’exploite pas comme on pourrait le faire à l’heure de l’instantanéité. Il est temps de proposer ces masters comme la création de l’artiste, et en tant que tel, les vendre à un tarif premium, au-delà du 1 Euro syndical ou des 8% de recettes publicitaires. Il est temps aussi de considérer l’internaute comme autre chose qu’un pirate… ou alors si, comme un pirate dans le genre bootleggeur qui va savoir apporter une dose de création dans la musique qu’il télécharge. Et lui donner la liberté lui-même de diffuser ses créations dérivées.
Je partais du principe qu’un artiste qui propose sa musique sous ce format devrait accepter non seulement d’être remixé, mais aussi que ses remixes soient mis en vente (tout en gardant les droits de sa diffusion), j’ai compris avec mes échanges avec plusieurs artistes (et notamment ceux de renom), que c’était un point qui pouvait déranger, au moins dans un premier temps, parce que ce serait cautionner en quelque sorte que son travail soit dévalorisé. Je pense que lorsque la co-création (Salut Alban
) sera bien rentrée dans les moeurs, on fera bien le distingo entre l’oeuvre originale et son remix (je pense que c’est déjà le cas pour tous les “consommateurs de remixes” actuels) et que la “caution” n’existera plus dès lors que ce sera acquis que la “création” n’est pas celle de l’artiste original.
Ca se passe ici (EPK disponible): http://remix.me et sur Twitter
San Francisco, CA
San Francisco et son célèbre brouillard (plus que rare en cette saison, 3h à tout casser durant tout mon séjour) m’ont accueilli pendant 15 jours en cette fin septembre/début octobre. Une meteo qui donne vraiment le pep’s (ciel d’un bleu pur en quasi continu, températures en 20 et 25° C), des collègues bien décidés à me “sortir”, une grande satisfaction ressort de ce premier voyage en Californie. Bon, pt’et pas de là à y rester cependant, malgré les nombreux encouragements (cf mon post précédent)
San Francisco, c’est une presqu’île, et c’est aussi presque les Etats-Unis. Bien loin des stéréotypes américains (que j’ai cependant croisés lors de ma courte escale à Minneapolis), avec des gens bigarrés (son positionnement géographique et hi-tech font que la ville attire de nombreux migrants), cultivés (la ville propose tous les soirs des choses intéressantes à faire, souvent dans des cadres agréables, et dans d’excellentes conditions de déroulement), respectueux de leur entourage et de leur environnement (même si les grosses cylindrées sont nombreuses, les Prius le sont tout autant), et plutôt “healthy” (pas beaucoup d’obèses, beaucoup de sportifs et de gens qui font attention à leur alimentation)
San Francisco, c’est également une topographie bien spéciale, car même si la ville est connue pour ses collines, je n’imaginais pas qu’elle en était à ce point composée. On imagine mal comment elle a pu prospérer aussi rapidement malgré un relief accentué. La voiture automatique y est conseillée, si vous ne voulez pas vous embêter aux stops. Il est amusant de prendre certaines rues et de ne même pas voir le degré de la pente depuis son siège tellement elle est ardue. Le vélo n’est pas proscrit, mais il faut être motivé, car même lors de mes déambulations pédestres, je me suis retrouvé plusieurs fois à reprendre mon souffle. Malgré un réel intérêt pour l’écologie, les voies cyclistes sont encore loin d’être la panacée comme aux Pays-Bas, et les cyclistes considérés un peu comme en France comme des nuisibles pour les automobilistes. Côté architecture, c’est le bois qui domine, que ce soit dans les maisons à style Victorien (dont mon hôtel, The Inn SF, meilleur B&B à San Francisco selon TripAdvisor) ou les maisons plus récentes qui jamais ne se ressemblent vraiment. Amusant également l’usage des toîts plats qui deviennent de vrais espaces “where we hang out” après le travail ou durant le week-end (quelques photos sympas du toit de mon hôtel dans mon set Flickr)
Evidemment, le Golden Gate et Alcatraz faisaient partie de mes visites du week-end, mais j’ai également pu découvrir Sausalito (un peu trop touristique à mon goût) et ses “house-boats”, Tiburon (clairement bourgeoise), Muir Woods (une forêt qui change grandement – c’est le mot – de la forêt de Rennes), le quartier Haights-Ashbury qui n’est pas sans rappeler la capitale néerlandaise à certains égards, Lombard Street (et sa route fleurie et sinueuse), La Coit Tower (what a funny name for French people), Twin Peaks (sans David Lynch), Point Bonita/Marin Headlands, l’Université de Berkeley avec un concert à ciel ouvert de Sigur Ros au Greek Theater, Point Lobos et le Presidio, les parcs de Buena Vista et Dolores, Chinatown et Japantown et quelques sorties autour de Union Square avec de charmantes asiatiques
David Letterman’s (or my) Top 5 reasons to stay in San Francisco
As everyone (in San Francisco, or previously in San Francisco) is telling me that I should stay in San Francisco, here are my top 5 reasons to stay in San Francisco
Number 5. Good political environment. I can accomodate with Schwarzie, certainly not with Bush, don’t know yet for McCain, but Obama’s program is clearly the best one for America I think (but I’m not an American citizen so can it be biased). Seen 2 debates (including VPs ones) during my trip
. Actually the only thing I saw on TV
Number 4. Lodging seems to be a problem in SFO, especially with (noise) isolation. As I don’t want to stop DJing, one of my main hobbies, I’d have to get DJ residencies at least twice a month in the city. As I’m rather into Berlin/Detroit underground electronic and California is into mainstream/commercial dance/trance music, that doesn’t seem easy.
Number 3. Not taking anyone else’s job.
Number 2. Good economical environment (I mean personal, how selfish I am
). Lodging and car paid (not necessarily a Prius even if I’d love to :p), keeping France salary, EUR, I know that USD is raising right now but I don’t care as my charges are in Euro) and 25 days off, 1 two-way travel to France included per 6-month period
Number 1. Having top-notch projects to work on (and not only contribution/education/small scale ones: I mean IPTV, Mobile TV)
So, I think that would be very difficult right now with many dependencies that one cannot control
Still in France for quite some time I think
San Francisco trip post and photos to come…
Polska: Bydgoszcz, Warszawa
Ayant enchaîné San Francisco quasiment directement après la Pologne, je n’ai pas eu le temps de parler de la Pologne, de sa capitale, et d’une ville de Province (de 360 000 habitants quand même), Bydgoszcz (prononcer Bidgoch). Etant à Bydgoszcz les premiers jours, j’ai pu constater l’occidentalisation d’une ville ex-communiste hors capitale (parce que les capitales ne sont jamais significatives d’un pays qui change comme la Pologne). Si les Polonaises sont vraiment très jolies (ce n’est pas un mythe mais j’y reviens plus tard), l’architecture de la ville, et l’ambiance générale, souffrent de l’époque communiste. Des blocs austères, un centre “vivant” relativement limité (mes contacts Facebook auront pu apprécier l’”animation” dans la rue principale à 20h), la ville ne paie effectivement pas de mine, hormis un quartier très confiné et un centre commercial tout neuf.
Les filles (oui, parce que c’est cela qui intéresse tout le monde – ou presque). J’ai eu mon premier contact réel avec des Polonaises dans le restaurant où m’ont emmené les gens avec qui je travaillais, et de façon abrupte puisque j’ai atterri au Rooster, qui est proche des Hooters (pour les fins connaisseurs, dont je n’étais pas avant d’aller dans cet établissement). Mignonnes, bien foutues, et en (très) petite tenue (on est en Pologne je rappelle !!!), voilà de quoi planter le décor. De manière générale, les Polonaises sont effectivement très jolies (charmantes je dirais), et la profusion d’yeux bleus fait que quelqu’un comme moi qui y est sensible ne sait rapidement plus où donner de la tête (alors que les Polonais eux semblent blasés). Autre détail les concernant, on sent que la plupart d’entre elles prennent bien soin d’elles (esthétique, maquillage, coiffure, habillement), sans excès pour autant, et sans dédain. N’importe quelle fille quelconque là-bas susciterait l’intérêt de tout le monde ici. Voilà qui pourrait remettre à leur place certaines filles hautaines en France parce qu’elles se croient plus belles…
Ayant terminé un jour plus tôt que prévu mon travail (et pourtant ce n’était pas gagné à la base), et parce que mon hôtel se trouvait en face d’un club (et devait donc subir les boum boum n’importe comment), j’ai pu tester la vie nocturne polonaise en me rendant à l’Euphoria Club. Bon concernant la musique ce n’est pas ça, on se serait cru dans une boîte de nuit rennaise (bien que le DJ était techniquement bon, contrairement à chez nous dans ce genre de club). Mais évidemment, là aussi la proportion de jolies filles est impressionnante (je dirais qu’il y avait plus de jolies filles que de garçons – de garçons tout court oui !), et l’ambiance est vraiment bon enfant. On boit des bières et autres alcools (et de façon quasi égale chez les 2 sexes), mais personne n’est “déchiré” (en tout cas jusqu’à 1h30 du matin, heure à laquelle je suis parti, sachant que le club fermait à 3h)
Le lendemain, après-midi off à Varsovie (ou Warsaw ou Warszawa), avec en plus l’opportunité de découvrir la ville avec une locale. Intéressant que de voir une ville avec quelqu’un qui y habite, ça change des sempiternels “things to do” des sites webs, qui ont leurs limitations (de circuit découverte basique). C’est la capitale, donc elle ne ressemble pas (du moins en son centre) à Bydgoszcz. On y retrouve des bâtiments “show-off” de l’époque communiste, comme une occidentalisation abusive via des enseignes américaines, ou des placards publicitaires énormes. Une ville de constrastes, pour sûr.
Les photos devraient être sur mon compte Flickr sous peu.
San Francisco: LoveFest
Première étape “pittoresque” de mon déplacement à San Francisco, LoveFest. Le LoveFest est une déclinaison de la Love Parade de Berlin (qui n’existe plus mais qui à sa meilleure époque réunissait plus d’1 million de personnes dans les rues de la capitale allemande), tout comme la Techno Parade en France. Le LoveFest avait d’ailleurs pour nom original Love Parade lors de sa première édition américaine en 2004. San Francisco avait été choisie comme ville américaine pour l’accueillir car c’est probablement la ville la plus hétéroclyte (comme destination pour de nombreux migrants), la plus ouverte (notamment par ses fondations hippies), la plus “jeune, et l’une des plus culturelles.
Je m’attendais à une version “sage” de la Love Parade, il n’en était rien. Bien sûr l’organisation est efficace, mais le public est plus libéré que ce que j’attendais d’un public américain. Certes, San Francisco ne représente pas forcément les Etats-Unis non plus. Beaucoup de libertés dans les accoutrements, où le half naked – bas pour les garçons, haut pour les filles – a par exemple sa place. Sans aller jusque-là, il y a des efforts d’une grande partie du public pour afficher des couleurs qu’on ne porte pas tous les jours, et ceci sans aucun complexe physique (même si San Francisco est loin d’être la ville qui compte le plus d’obèses). On y trouve surtout une excellente ambiance (qu’on a du mal à trouver à Paris par exemple, peut-être la Techno Parade devrait-elle être délocalisée en province), uniquement des happy people, pas de trouble-fête, l’esprit de fête prédomine.
Côté musique, on sent qu’on est en Californie, et que la musique électronique ici n’est guère qu’une musique festive. Pas étonnant alors que Trance, electro house et progressive soient au menu de la plupart des chars, bien loin de Chicago, Detroit ou Berlin. Dommage.
Pour les images, je vous invite à vous rendre sur mon Flickr, set LoveFest 2008
A venir un DJ set spécial SF LoveFest (donc avec de la progressive et de la trance aussi, genres que je n’affectionne pas vraiment) sur le podcast
