Astropolis, premier jour: Paul Ritch, Brodinski (et non Dave Clarke), Surkin

Cette année, j’assiste de nouveaux aux 3 jours d’Astropolis. La première soirée se déroulait pour moi à la Carène (très belle salle d’ailleurs, on se demande pourquoi la ville de Rennes n’a pas fait une salle similaire, plutôt que de rénover la salle de la Cité et le Liberté, ce serait une dimension complètement adaptée pour la ville de Rennes – à défaut de l’être pour celle de Brest en dehors de ce grand raoût – pour les musiques actuelles, et le public que l’on est en droit d’attendre pour des concerts d’artistes indépendants)

Paul Ritch est un très bon producteur/remixeur (je pense notamment au Limbo de Ludovic Vendi), qui a en peu de temps acquis ses lettres de noblesses dans l’intelligentsia électro internationale, et pour une bonne raison. En un peu plus d’1 heure, il nous a livré ce jeudi soir un set “minimal qui tape”, millimétré, qui aura plus aux fans d’un son sans concession (qui le rend peut-être moins accessible du coup néanmoins que ses successeurs)

Brodinski (comme Surkin qui lui succédait) fait partie de ces producteurs du renouveau de la French Touch dans le sillage des Justice, Ed Banger & co. Bon d’emblée, je dois dire que s’il y a des productions de Brodinski que je trouve honnêtes, la profusion de ring modulation, phazer et autres effets de montées et descentes dans le son, certes efficaces, me saôulent personnellement assez rapidement. Ca a le mérite d’être efficace. Ca s’intercale dans une soirée avec plusieurs artistes, heureusement, car on n’en prendrait certainement pas 3/4h ou plus.

A la base, je ne suis pas plus fan du son de Surkin (même si j’admire la qualité de ses remixes), mais il faut reconnaître qu’il a un sens inné du live, très proche de celui des Daft Punk (et donc de Justice), à savoir un très bon usage de vieilleries/standards électros (ce qui est fort pour son âge – 21 ans), de boucles, de filtres et d’Ableton ou Reason (en tout cas d’un soft similaire taillé pour le live… qui aura malheureusement planté sur son Macbook, privant le public de son pendant plus de 5′). Et si je ne suis pas fan de ses productions, il faut bien avouer qu’en live, même si c’est très préparé, il sait mettre le public (dont moi) dans sa poche. Une très agréable surprise donc au final.

C’est dommage que Dave Clarke n’eut été là, mais bon en même temps, même si Brodinski + Surkin, ça faisait beaucoup de House uptempo, il valait mieux un Brodinski motivé qu’un Dave Clarke là pour seulement honorer son contrat (ce qu’il n’aura donc pas fait)

Y’avait encore du monde à la Carène à 3h45 ! (photo mise en live sur mon compte Facebook à cette même heure, miracle de l’homme moderne connecté en permanence au réseau avec son iPhone)
Astropolis, Bunker Palace 1, La Carène, 14 août 2008, photos

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