Vendre sa musique en ligne: les pièges financiers à éviter

Beaucoup de services sur Internet qui proposent à des artistes ou éditeurs de vendre leur musique sont très opaques sur leurs conditions de rémunération. Voici les points à vérifier:
1) Y’a-t’il un montant forfaitaire, mensuel ou annuel à payer ? Couvre-t’il uniquement votre présence sur une plateforme ou inclut-il des services additionnels de promotion ou vente ?
2) Ce qui sert de base de calcul ? Est-ce le prix de vente au consommateur ? Est-ce la rémunération de la plateforme à votre distributeur/agrégateur/concentrateur ? Est-ce la base TTC ou HT ?
3) Sous quel délai serez-vous payé ? Immédiatement lors de la prise de commande ? Lorsque vous aurez atteint un certain palier de rémunération ?
4) Dans le cas de palier, combien faut-il de ventes pour atteindre ce palier ? Combien de mois cela représente-t’il dans une période normale de ventes (c’est à dire en dehors d’une actualité particulière de la plateforme).
5) Y’a-t’il des frais à payer pour le virement (frais de traitement de dossier, d’envoi de chèque, de commission Paypal, de virement international, etc)
6) Assurez-vous que vous ne transférez aucun droit à la plateforme de vente, autre que celui de vendre votre musique pour vous, que vous n’accordez aucune exclusivité (une exclusivité n’est jamais en votre faveur à l’heure d’Internet)

Rapidement, cela peut réduire comme peau de chagrin la rémunération effective de l’artiste ou éditeur donc tous ces points sont à vérifier lorsque vous vous engagez avec un partenaire qui vendra votre musique, ou la transmettra à des plateformes de vente en ligne.

Parce que ça fait partie des choses ennuyeuses, sur NeoMusicStore, on a toujours essayé d’être transparent sur ce point et d’éviter les dérives qui sont là pour faire de la trésorerie sur le dos des artistes et donner l’illusion aux investisseurs que le business model est viable puisque l’argent rentre (sauf qu’on oublie de le ressortir, alors qu’il faudra bien un jour). Comme il n’y a pas d’investisseur sur NeoMusicStore (entreprise “familiale”), pas besoin de faire ce genre de magouille. Voici donc en toute transparence les nouvelles normes (plus rémunératrices) désormais appliquées

Editeurs
85% sur ventes quand utilisation de leur propre solution de paiement, paiement immédiat
70% sur ventes quand utilisation de la solution de paiement NeoMusicStore, paiement trimestriel par Paypal, virement bancaire (SHAR), chèque en euros.

Artistes
Paiement immédiat aussi souvent que possible (lorsque la commande ne contient que des titres d’un même artiste), virement sur compte personnel sous forme de crédit de ventes aussi souvent que l’artiste le souhaite.
Versement de 20 cents par article (téléchargement, disque ou merchandising) vendu, à NeoMusicStore (à l’avance)

5 réponses à to “Vendre sa musique en ligne: les pièges financiers à éviter”

  • Ah mon pauvre Sylvain, je crois que tu viens de mettre le doigt où ça fait mal …

  • Bah ouais, je crains que c’est le principal frein au développement de la vente en ligne pour les “non professionnels” (ceux qui ne vivent pas que de leur musique). Ca me conforte dans l’idée que vente directe + paiement direct sont l’unique solution qui satisfasse et les artistes, et les acheteurs

  • 100% d’accord !

    On ne demande pourtant pas grand-chose.
    Paiement à partir de paliers raisonnables (20 -30€ ) par paypal ou chèque… sans « frais de mise en rayon » ou « abonnement ». (comprendre « marge arrière » ou « avance » ) . Il suffit de regarder le fonctionnement de Priceminister.

  • Oui, sauf que PriceMinister incite à la dévalorisation des biens physiques (DVD au prix divisé par 3 en quelques semaines voir jours). Qu’est-ce que cela serait avec des biens immatériels…

  • Je parlais bien du “fonctionnement” ! ;)

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