Archive pour January 2008

Beatport, the missing player / webcast you’ve always wanted !

For all DJ like me who are looking for a good solution to listen to new releases on Beatport, there is now one ! I’ve just built a player which plays all releases by arrival date and genre. Just go to http://www.djing.com/beatport, and launch a player based on a genre. More options will come soon…

Actually this is based on the NeoMusicStore v3 player to be released in a few weeks. But as I thought it could be useful for my own usage on Beatport, and for many others probably too, I just built a streamlined version with the Beatport content !

Télécharger. Remixer. Vendre. La cocréation pour tous via le remix façon NeoMusicStore…

Voici donc en avant-première (les premiers remix packages seront disponibles à la vente le 25/1 exclusivement sur DJing.com) l’une des grandes features qui seront disponibles avec la version 3 de NeoMusicStore.

Je vous ai pas mal parlé ces derniers temps du remix, et d’autres projets qui pour certains m’avaient convaincu (NIN) et d’autres beaucoup moins (MXP4) en matière de remix, sans pour autant arriver à la prétention qu’ils s’étaient fixée (réconcilier musique et Internet, permettre de nouveaux revenus, de nouvelles pistes de création). Voici les grandes lignes du remix façon NeoMusicStore:

1. Pas de travail supplémentaire en studio pour l’artiste original
Si le remix que l’on propose à l’utilisateur/auditeur final demande un travail conséquent en amont à l’artiste/compositeur/producteur, cela réduit d’autant son accessibilité à une masse d’artistes. Qui, hormis des artistes qui ne comptent pas leur temps, peut se permettre en effet d’enregistrer ou réenregistrer des pistes pour proposer des variantes qui excèdent 3 ambiances ? L’artiste original fournit les parts (ou pistes) de son master, laissant ainsi toute la latitude au remixeur. On est dans le même environnement que pour un remixeur professionnel

2. Pas de limitation implique une réelle personnalité du remixeur, et une réelle variété des remixes
Puisque le remixeur dispose des parts originales, il peut y greffer ses propres sons, effets, arrangements sans aucune limite et donc imposer sa propre touche ou personnalité à son remix, et non rester cantonné sur les rails imposés à l’enregistrement, quand bien même les aiguillages seraient nombreux… Il n’y a donc pas de limitation de style ou d’ambiance, et cela permet des réinterprétations originales (pensez par exemple à Christopher O’Riley qui reprend Radiohead au piano classique) qui peuvent être à mille lieues du titre original, ou alors juste des versions personnalisées pour un DJ qui voudrait avoir un mix original avec des créations déjà jouées par des centaines d’autres DJs de la même manière.

3. Une manière plus facile de se faire connaître
Le plus dur, pour un artiste de talent, est de débuter, d’être découvert. Pas vraiment facile avec ses propres compositions, son propre nom de sortir de nulle part du jour au lendemain, vers la lumière de la critique. Les tremplins, les sites de notation, OK, mais ne serait-ce pas plus facile de bénéficier du succès d’un autre artiste en proposant sa propre interprétation ? Imaginons que vous soyez un bedroom DJ par exemple, qui aime s’essayer à Ableton Live. Vous remixez un titre d’Ellen Allien. Ce titre est apprécié par le staff de Bpitch Control (son label), et donc mis en avant sur son remix package. D’emblée vous obtenez la reconnaissance de toute une communauté électronique fan de ce label ou cette artiste qu’il aurait été très difficile d’obtenir avec vos propres productions. Dans la foulée, vous mettez vos propres productions à disposition et obtenez ainsi du succès sur celles-ci aussi. Accessoirement, vous obtenez plus de dates de représentation, avec une visibilité mondiale, ce qui n’est pas rien. C’est un peu comme les compilations de Beatrice Ardisson qui permettent de faire découvrir de nouveaux artistes via des reprises, si ce n’est que le processus est largement simplifié (téléchargement des parts, remix puis upload/vente)

4. Pas de nécessité de s’équiper avec un logiciel ou matériel spécifique
On ne retombe pas dans les errances de l’interopérabilité que l’on a connues (et connaît encore, même si ce n’est probablement plus pour très longtemps) avec les DRM. Les parts sont fournis au moins dans un format “raw” (c’est à dire wave, qu’il soit 16 ou 24 bits) et optionnellement dans des formats intégrables directement à un outil de composition/séquençage/tracker (Ableton Live, Logic Pro, etc) donc aucun souci “technique” pour le remixeur. De même, lorsque le remixeur met à disposition ses remixes, il les met dans le format des artistes qui vendent leurs productions sur NeoMusicStore, c’est à dire en MP3 320k, donc là aussi aucun problème d’interopérabilité. Enfin, côté diffuseur, pas besoin d’acquérir une licence spécifique pour pouvoir diffuser les remixes. Inutile de répéter les erreurs faites ces dernières années pour de faux prétextes de piratage qui cachent en fait des vélléités de verrouillages pour mieux profiter de mesures techniques de protection, qui ne protègent de toutes façons que les portefeuilles de ceux qui les vendent.

5. Une source additionnelle de revenus non négligeable pour l’artiste original… mais aussi pour le remixeur
Les remixes packages seront vendus au prix moyen de 15 Euros (avec des tarifs oscillant probablement entre 10 et 40 euros selon la popularité du remix package mis en vente). A ce tarif, et même si seulement (c’est une hypothèse basse), 5% des acheteurs prennent le remix package, cela fait une augmentation des revenus de 70% par titre pour les artistes/éditeurs originaux. Mais, et c’est là que réside la plus grande nouveauté, le remixeur a le droit de revendre son remix, dans la limite de l’utilisation de la technologie NeoMusicStore pour le tracking (qui lui permet néanmoins de vendre sur NeoMusicStore bien sûr, mais aussi sur les sites affiliés, sur son blog ou site perso, sur son MySpace, Facebook via des widgets, etc). La seule limitation étant donc de ne pas revendre sur des plateformes de vente en ligne, ou mettre à disposition le fichier, l’artiste/éditeur originaux conservant les droits sur les oeuvres “dérivatives” (et qui n’empêche donc pas la revente des remixes ensuite sur iTunes ou d’autres plateformes, avec éventuellement possibilité de reversements de droits aux remixeurs sur ces reventes, cela reste à la discrétion des détenteurs des droits). Donc un bon remixeur pourra non seulement se faire plaisir et connaître en achetant un remix package pour créer sa version, mais aussi gagner de l’argent (avec les mêmes conditions qu’un artiste NeoMusicStore) sans avoir à en vendre des centaines ou des milliers. Autre avantage financier pour l’artiste original, si un des remixes créé se vend bien, l’original ET le remix package, c’est donc un cercle complètement vertueux. Dernier avantage, le back catalogue peut ainsi renaître avec des remixes plus “actuels”

Le numérique en matière de musique, ce n’est pas seulement le clonage facilité, c’est la démultiplication de créations possibles, par une myriade d’acteurs qui coopèrent. C’est ce qu’entend proposer cette nouvelle feature de NeoMusicStore, que je pense réellement révolutionnaire et “2.0″ si tant est que ce qualificatif ait réellement un sens. J’ai déjà le feedback de plusieurs artistes et éditeurs, mais j’attends aussi le vôtre :)

MXP4 ça fait Pschitt
NeoMusicStore v3 teasing part 3: Y34R Z3R0 R3MIX3D
Remix packages

Fin des DRM … what’s next ?

SonyBMG aurait annoncé son intention de mettre fin (au moins partiellement) à l’usage des DRM sur ses ventes de musique en ligne, faisant d’elle la dernière major à abandonner ces mesures de protection. Bonne occasion que de réfléchir à l’avenir de la distribution de musique et à NeoMusicStore dans cette équation…

NeoMusicStore a été lancé en janvier 2004 sur le postulat du non-DRM (et aussi sur celui de la disparition des majors hormis dans le rôle de valorisation des fonds de catalogue). Quels sont les développements à attendre 3 ans plus tard, maintenant que ceci est presque acquis ?
Le financement de la musique par la publicité ? Non, comme je l’ai déjà dit, je ne crois pas à ce mode de financement, ni à l’échange de musique contre du temps de cerveau disponible, autrement que dans une vision à court terme et très limitée du “media musique”. Les artistes qui vivent par et pour la musique n’y adhèrent pas non plus… pour l’instant ou durablement ? Je pense que ça dépend de chacun en fait. Cela existera, mais cela restera un usage limité car ça reste plus pénible que le P2P (pour chercher et récupérer des morceaux, et donc n’amènera pas ses utilisateurs vers ce genre de services durablement), avec un catalogue beaucoup plus limité. Ceux qui y voient un moyen de ramener les pirates se trompent lourdement, et n’ont pas compris l’intérêt du P2P, qui est loin de se limiter à la gratuité. Aujourd’hui, aucun artiste ne m’a dit tirer de revenu quelconque des Deezer, Last.fm et autres systèmes de broadcast de musique sur playlist. Spiral Frog se lance dans une course à la levée de fonds, et pourtant je n’ai jusqu’ici connu aucune société dans le domaine de la musique sur Internet qui ait levé des fonds et ayant été un jour rentable (au mieux Launch se sera revendue à Yahoo, Musiwave à Microsoft, Last.fm à CBS, mais cela s’arrête là ). Dans tous les cas, aucun store n’a jamais été racheté, ce qui n’a rien d’étonnant, car il n’y a pas de réelle alternative à iTunes encore aujourd’hui
La facilité d’acquisition pour l’internaute, c’est là la réelle plus-value du P2P… et il faut essayer d’arriver à la même chose avec les ventes.
La vente directe était aussi un de mes postulats sur NeoMusicStore. Je pense qu’il y a aujourd’hui de plus en plus d’initiatives (au-delà de celle très médiatique de Radiohead) qui vont dans ce sens. Cela existe déjà sur NeoMusicStore, mais sa visibilité et son étendue seront améliorés avec la prochaine version. Au delà de la vente, la relation directe est importante, et le principal argument communautaire des labels qui se prétendent communautaire. Hors ou en label communautaire, mettre l’internaute au même niveau que l’artiste est inéluctable. MySpace et Facebook n’en sont que les prémices.
Les recommandations sont je pense aujourd’hui le nerf de la guerre. Beaucoup d’offres, difficile de faire le tri autrement que par les charts. Beaucoup de sites (ceux qui ont compris un minimum les spécificités du commerce en ligne) ont implémenté “ceux qui ont acheté X ont aussi acheté Y”… c’est un premier pas, mais cela n’arrive pas au niveau d’un Pandora ou Last.FM pour les services 100% net, ni à celles d’un journaliste, DJ, ou disquaire, avec une connaissance musicale qui ne se limite pas à la playlist d’une radio ou aux charts. Il ne faut pas se leurrer, dans toute la production qui sort chaque jour, tout n’est pas bon. Un filtrage avancé est donc nécessaire.
La promotion s’inscrit dans le même domaine. Aujourd’hui, il faut être débrouillard pour sa promotion. Ce n’est pas donné à tout le monde, il faut donc mettre à la fois des outils et des conseils à disposition des artistes, notamment émergents, parce que pour être découvert, il ne suffit malheureusement pas de faire de la bonne musique. Il faut déclencher l’intérêt, si possible d’influents.
Les produits “plus” ont fait l’objet de plusieurs tentatives marketing plus ou moins heureuses. Lorsque vu comme un simple bonus, c’est loin d’être suffisant pour motiver l’achat, hormis les fans viscéraux. Il faut savoir profiter du nouveau media Internet et de ce qu’il permet, plutôt que d’essayer de répliquer les modèles du physique.

Bref, pas mal de choses qui montrent que la transition est encore loin d’être terminée de la vente de disque à celle du titre vendu à l’unité sans limitation technique.

London calling

OK, un titre pourri pour évoquer un séjour à Londres (maintenant à 2h15 de Paris avec arrivée en plein centre) autour de New Year’s Eve. Un résumé des faits:
Côté Shopping (eh oui les soldes commencent le 27.12 à Londres): Oxford Street, Oxford Circus, Picadilly Circus, Regent Street
Côté “Places to visit”: Trafalgar Square, Thames riverside, Tower of London, Tower Bridge, Big Ben / Parliaments House, London Eye, The City… et le “Fireworks” à 300m du pas de tir à minuit.
Côté musées: Museum of London, National Gallery
Côté alimentation: Ozu (County Hall), Prêt à Manger (une des chaînes de fast food “naturel/frais/bio/écolo” qui se développent à vitesse grand V à Londres à tel point qu’il y en a – largement – plus que des fat foods à la McDo ou Burger King), Starbucks (évidemment), …
Côté clubs: Canvas (juste avant la fermeture hier), 3 à 5000 personnes (difficile de jauger), et pas un qui danse la tecktonik (ouf)

On se dit au final que les anglais sont moins “malbouffe” que nous depuis déjà quelques temps, et décidément dans une autre galaxie concernant les “parties” (une trentaine de clubs électros, pour la plupart gigantesques, probablement tous blindés lors de NYE) à mille lieux du beaufisme/manque de risque musical (on passe ce qui passe à la radio, chouette) d’ici.