Archive pour November 2007
NeoMusicStore v3 teasing part 3: Y34R Z3R0 R3MIX3D
Trent Reznor/Nine Inch Nails sort aujourd’hui un CD de remix, comme il l’a déjà fait par le passé avec d’autres albums. Grande nouveauté de celui-ci en revanche, c’est qu’il livre avec toutes les pistes de Year Zero (le dernier album), leurs versions multipistes, c’est à dire que vous pouvez à loisir arranger à votre goût ou remixer ses productions. Ce n’est pas tout nouveau puisqu’il le proposait déjà – gratuitement – pour son site en version Garageband et Logic ou raw pour de nombreux titres, mais cette fois-ci ça fait partie d’un package officiel de vente (à 14.99 Euros chez Amazon)
Encore mieux, Trent Reznor a voulu mettre en place un site Remix.nin.com pour regrouper ces productions remixées… Malheureusement, non propriétaire de ses masters (et là c’est vraiment quelque chose auxquels les artistes qui signent des contrats aujourd’hui chez des éditeurs/distributeurs/agrégateurs doivent faire attention), il n’a pas le droit de le faire, ou du moins son (ex désormais puisqu’il s’agit du tout dernier opus) maison de disques ne veut pas en prendre le risque, car cela pourrait montrer qu’Universal fait la même chose que ce qu’elle combat dans une procédure à l’encontre de YouTube et MySpace.
Bref, Trent Reznor explique encore une fois que la meilleure solution aujourd’hui pour innover dans la musique est de ne plus dépendre d’une major. Mais ça, on l’a compris depuis déjà quelques temps maintenant
NeoMusicStore v3 teasing part 2: 100% sur ventes en temps réel
Alors que le développement vient juste de commencer sur la version 3 de NeoMusicStore, je lâcherai sur ce blog quelques bribes ce qu’il faut en attendre (pas plus qu’il ne le faut non plus pour ne pas que les concurrents en apprennent trop, désolé).
La première information que je peux lâcher est qu’il y aura une offre qui permettra d’avoir 100% des ventes, en temps réel pour certaines des transactions. La volonté de NeoMusicStore n’a jamais été de s’enrichir sur le dos des artistes ou labels indépendants lorsqu’ils vendent, que ce soit en prenant des commissions faramineuses ou en les payant très tard. Cette version 3 ira encore beaucoup plus loin en ce sens puisqu’une formule permettra à n’importe quel artiste qui vend sur son site, son MySpace, Facebook ou autre d’être payé directement et à 100% par les internautes qui achèteront sa musique. Certains artistes aujourd’hui inscrits bénéficient déjà , à titre expérimental de cette formule, et tous les inscrits pourront y basculer d’ici début 2008 s’ils le souhaitent.
ArtistShare, SellABand, Spidart, MyMajorCompany, … la spéculation sur l’entertainment pour tous ?
Grosse actualité sur les sites qui permettent aux internautes de financer l’enregistrement et la promotion des artistes… Pas moins de 2 sites français dans le lot (les 2 derniers) avec des ambitions encore plus élevées que les sites référents en la matière que sont ArtistShare et SellABand (ce dernier ayant eu une grande publicité aura certainement inspiré nos entrepreneurs français) puisqu’ils demandent 50000 Euros à 70000 Euros d’investissement avant de démarrer le processus.
Au-delà des problèmes juridiques (l’appel à l’épargne) et le montage financier qui pourrait être bancal (comment les sociétés se rémunèrent-elles tant qu’il n’y a pas de ventes de musique ? Par les intérêts sur les placements ? Par les placements eux-mêmes ? Qu’advient-il alors en cas d’échec de la société ?), cela paraît à l’heure actuelle, pour le moins ambitieux; les internautes – français surtout – sont réticents dans leur grande majorité à payer pour de la musique, malgré l’instantanéité et la facilité d’obtention, alors comment parier sur une capitalisation à long terme (et forcément subjecte à blocage des fonds pour une certaine période) ? Cela ressemble à du mécénat plus qu’à du soutien par passion/admiration…
Le mécénat est-il assez vaste pour financer de nombreux artistes à 50000 ou 70000 Euros ? Une rémunération (sur ventes pas sur ce capital) de 20 à 35% des artistes est-elle suffisante, là où de nombreux services proposent aujourd’hui 70% et plus ? Le développement d’artistes, . Le développement “produit”, qui se fait à quasiment 100% sur des partenariats a-t’il besoin d’un intermédiaire de plus ? Au contraire, l’association avec des partenaires exclusifs risque-t’elle plutôt pas de freiner à un moment où on comprend qu’il vaut mieux être partout et qu’il est de plus en plus facile de l’être (OpenSocial annoncé par Google cette semaine, aura certainement ses développements dans la musique par exemple) ?
Le postulat de ces sites n’est pas que la relation de l’artiste au fan va devenir plus directe, même si c’est ce qu’ils vendent de manière “marketing”, leur postulat c’est de se substituer aux majors du disque (et aux labels indépendants) pour faire l’intermédiation et la thésaurisation entre l’artiste et le fan… donc économiquement, la différence n’est pas fondamentale, surtout pour l’artiste… pour le public, on introduit une notion d’investissement et de possible spéculation, et que l’on joue sur la possibilité “de gagner gros”. Alors maintenant, c’est vrai pourquoi pas investir sur un artiste comme on investit sur Google ou une assurance-vie… Le risque est plus grand mais l’implication dans le processus créatif est plus tangible que le financement dilué d’une grande société. Beaucoup de complications en revanche dans les déclarations de revenus en perspective
Ca peut marcher:
- Pour les artistes grand public style variétés, notamment ceux qui se font “virer” des majors, et je pense que c’est là -dessus que capitalisent tous ces sites qui se lancent aujourd’hui. Ils devraient alors rogner sur le business des agrégateurs à la Believe/Wild Palms qui n’ont déjà pas besoin de ça…
- Pour les artistes qui tournent déjà mais ont malgré tout du mal à signer (le cas de nombreux artistes qui passent par l’associatif, et sont réticents à la vente directe, au MP3, etc, en préférant les circuits traditionnels…)
Ca ne marchera pas:
- Pour les autoproduits qui s’adressent à une niche de style, mais pas de frontière (je pense à tous ceux qui font de l’électro par exemple)
- Pour les productions qui s’adressent à un public jeune qui préfère avoir tout de suite ce qui est à la mode, quitte à ce que ce soit jetable plutôt qu’investir des mois à l’avance sur quelque chose qu’ils peuvent avoir tout de suite.
Je pense que c’est encore un moyen de profiter de la long tail (beaucoup d’artistes pourraient être intéressés par l’appât du gain disons-le… le chiffre est impressionnant, même si rien ne leur revient au final comme revenu…) plus que de la mettre en valeur (l’entreprise gagne de l’argent pendant des mois tant que les placements ne sont pas investis), mais malheureusement, si une fois le contexte juridique bien défini, techniquement, ce n’est pas une solution difficile à mettre en place, il n’y aura pas pour autant 20 acteurs qui feront ce même business… les artistes iront logiquement à celui qui leur donnera le plus d’exposition, et pour cela, SellABand et ArtistShare ont pris une sacrée longueur d’avance…
En tout cas, je serais un artiste aujourd’hui je serais bien perdu, et j’aurais bien du mal à choisir ce qu’il y a de mieux… rien qu’entre ces 4 là mais aussi avec toutes les autres solutions proposées… je pense que je préférerais quand même reposer sur quelque chose de tangible là tout de suite, plutôt que dans plusieurs mois…. surtout qu’effectivement ça bouge tous les jours, et rien ne me dit qu’il n’y aura pas un SellABand 2 fois plus avantageux, quand j’aurai levé la moitié de mes 50000$…. et là j’aurais l’air bien malin… à ne pas savoir si j’ouvre un compte sur le nouveau pour faire mon album plus vite ou si tant pis je reste sur mon SellABand parce que j’ai déjà 25000$…. enfin tout ça, c’est sans compter sur les contrats d’exclusivité que demandent peut-être ces sociétés pour se prémunir de la concurrence, qui si elle est profitable aux artistes, ne l’est pas à elles…
Et y’en a qui disent que le service clients chez Free est pourri… allez donc chez Neuf
Ou comment vous faire pipeauter pendant 25′ du service technique vers le service commercial puis de nouveau vers le service technique, où on vous prend pour un c** (vous savez pour le gars qui comprend pas qu’en commandant 20M il n’a pas 20M)… et en ayant beau dire 20 fois que j’étais ADMINISTRATIVEMENT limité à 8M comme si j’étais en ADSL Max, et certainement pas pour des raisons de capacité de la ligne en terminaison (rigoureusement identiques à celles de chez Free ou j’atteins allègrement les 15M), sans parler du timeshifting (le quoi monsieur ?) qui n’est pas fonctionnel, pas plus que l’enregistrement différé. Visiblement, je connais même mieux le bitrate de leur service TV que leur propre service technique !!!
J’avais choisi Neuf pour Fon/et le wifi dans les gares… ce dernier ne marche pas, j’aurais pu avoir Fon sans Neuf, j’aurais dû me baser sur ma connaissance de LDCom en matière de datacenter pour les éviter pour tout le reste…
Et moi qui croyais qu’ils avaient un meilleur sens de la relation clients… la misère…
15 jours chez Neuf, déjà plus de 10 Euros perdus…
Ellen Allien. Bpitch Control Party. Club 11. Amsterdam. 2.11.2007
Ellen Alline (mauvaise orthographe volontaire pour dire que c’est ainsi qu’on le prononce en Allemand) était donc attendu au Club 11 à Amsterdam en ce 2 novembre pour un set de 4h. Le Club 11, c’est l’endroit où j’aurais dû aller il y a quelques semaines pour aller voir son compère Apparat… Bon je l’aurai finalement vu à l’Ubu dans le cadre d’Electroni[k] le week-end dernier.
Y aller n’avait rien d’évident puisque mon hôtel à Hilversum se situait à 50 bornes du club (soit dans les 150 Euros de taxi probablement aux Pays-Bas), donc je me suis motivé pour y aller en train. Seul problème, le retour était à 6h50, ce qui impliquait qu’il fallait passer moins de 20′ à l’hôtel pour avoir mon retour vers la France, une fois revenu du club… et c’est ce qui s’est passé (après quelques frayeurs puisque les panneaux mécaniques indiquaient que le train ne s’arrêterait pas à Hilversum…): 20′ pour prendre une douche, finir les bagages et payer. Bref, fallait être motivé pour assister au set d’Ellen Allien de 1h à 5h.
Les aperçus sur le web s’annoncaient bien, le restaurant/club/bar est classé parmi les 100 meilleurs mondiaux (Club 11, Amsterdam) et c’est vrai qu’une fois arrivé, alors que le club se trouve dans une zone presque industrielle (à côté du Botel pour ceux qui connaissent Amsterdam, hôtel que je ne recommande pas si vous voulez dormir, non pas à cause du club, mais des passages de piétons et des poules d’eau), on est épâté par sa particularité. C’est en effet un ancien bâtiment des postes néerlandaises qui est désormais inoccupé, hormis son dernier étage. On monte donc là -haut via un monte-charges par groupe d’une vingtaine…. et une fois dans le club, on se croit dans une ambiance rave comme il pouvait y en avoir encore en France jusqu’en 1997 (un entrepôt), mais avec le confort d’un club… et surtout une vue exceptionnelle sur Amsterdam (pas d’autre immeuble haut autour pour gâcher la vue) à travers d’énormes baies (elles-mêmes surplombées d’énormes écrans dans la motié dancefloor). Bref, le meilleur club que j’ai visité jusqu’à ce jour concernant le cadre… Mais cela ne s’arrête pas là , car la population du club elle non plus n’a rien à voir avec ce qu’on peut voir en France… pas de je la joue BCBG comme dans la plupart des clubs parisiens ‘hypes’ (les 2 seules “pétasses” que j’y ai vu étaient françaises c’est dire), et pas un gars (ou une fille) défait sur les fauteuils de 2h jusqu’à la fermeture du club comme on le voit en Bretagne. Evidemment, on vient aussi pour la musique, pas pour tirer un coup comme dans 90% des clubs de province, bien que je n’ai jusqu’ici jamais vu autant de jolies filles dans un club (je pense que c’est un bon endroit de recrutement pour les agences de mannequin). Bref, tant le cadre comme l’ambiance étaient au poil.
Le set d’Ellen Allien s’est un petit peu fait attendre en revanche. Je suis arrivé sur site vers 23h45 et elle n’a débuté finalement qu’à 1h30… Il aura notamment fallu se taper avant 1h de musique tribale minimaliste (bien à petite dose, surtout dans cet environnement, gavant au bout de 30′). Je ne sais pas si c’est Nuno do Santos qui mixait, mais je n’étais pourtant pas habitué à ce style de sa part… enfin bref, vers 1h, les mixes sont devenues plus electro-house, avant l’arrivée de la fondatrice de BPitch Control. Rien à dire sur les 2 premières heures vraiment parfaites techniquement (Ellen Allien mixe à 100% sur vinyle encore, du moins, c’était le cas lorsque j’étais proche d’elle) comme dans la sélection. En revanche, après cela s’est un peu essouflé, tant et si bien qu’on avait l’impression qu’elle avait joué tous ses meilleurs disques, et qu’elle en passait “qui tapent”. Enfin, la fatigue pouvait jouer de mon côté avec ma semaine déjà éprouvante (surtout les 2 jours passés à quasi 100% en salle de serveurs), mais il semble que le public ait également commencé à quitter le lieu aux alentours de 3h30/4h. Je suis resté jusqu’à la fin (de toutes façons, je devait attendre mon train jusqu’à 6h30 à la gare…) malgré tout. Une excellente nuit au final, qui me fait dire que les prochaines fois que je vais dans le coin, si je dois rester le vendredi, il faudra au moins que j’ai un hôtel sur Amsterdam
De retour vers la France, comme d’habitude, impossible de dormir dans le train (bien que très fatigué)… résultat, au lit de 17h30 à 9h une fois arrivé (!)