Ellen Allien. Bpitch Control Party. Club 11. Amsterdam. 2.11.2007

Ellen Alline (mauvaise orthographe volontaire pour dire que c’est ainsi qu’on le prononce en Allemand) était donc attendu au Club 11 à Amsterdam en ce 2 novembre pour un set de 4h. Le Club 11, c’est l’endroit où j’aurais dû aller il y a quelques semaines pour aller voir son compère Apparat… Bon je l’aurai finalement vu à l’Ubu dans le cadre d’Electroni[k] le week-end dernier.

Y aller n’avait rien d’évident puisque mon hôtel à Hilversum se situait à 50 bornes du club (soit dans les 150 Euros de taxi probablement aux Pays-Bas), donc je me suis motivé pour y aller en train. Seul problème, le retour était à 6h50, ce qui impliquait qu’il fallait passer moins de 20′ à l’hôtel pour avoir mon retour vers la France, une fois revenu du club… et c’est ce qui s’est passé (après quelques frayeurs puisque les panneaux mécaniques indiquaient que le train ne s’arrêterait pas à Hilversum…): 20′ pour prendre une douche, finir les bagages et payer. Bref, fallait être motivé pour assister au set d’Ellen Allien de 1h à 5h.

Les aperçus sur le web s’annoncaient bien, le restaurant/club/bar est classé parmi les 100 meilleurs mondiaux (Club 11, Amsterdam) et c’est vrai qu’une fois arrivé, alors que le club se trouve dans une zone presque industrielle (à côté du Botel pour ceux qui connaissent Amsterdam, hôtel que je ne recommande pas si vous voulez dormir, non pas à cause du club, mais des passages de piétons et des poules d’eau), on est épâté par sa particularité. C’est en effet un ancien bâtiment des postes néerlandaises qui est désormais inoccupé, hormis son dernier étage. On monte donc là-haut via un monte-charges par groupe d’une vingtaine…. et une fois dans le club, on se croit dans une ambiance rave comme il pouvait y en avoir encore en France jusqu’en 1997 (un entrepôt), mais avec le confort d’un club… et surtout une vue exceptionnelle sur Amsterdam (pas d’autre immeuble haut autour pour gâcher la vue) à travers d’énormes baies (elles-mêmes surplombées d’énormes écrans dans la motié dancefloor). Bref, le meilleur club que j’ai visité jusqu’à ce jour concernant le cadre… Mais cela ne s’arrête pas là, car la population du club elle non plus n’a rien à voir avec ce qu’on peut voir en France… pas de je la joue BCBG comme dans la plupart des clubs parisiens ‘hypes’ (les 2 seules “pétasses” que j’y ai vu étaient françaises c’est dire), et pas un gars (ou une fille) défait sur les fauteuils de 2h jusqu’à la fermeture du club comme on le voit en Bretagne. Evidemment, on vient aussi pour la musique, pas pour tirer un coup comme dans 90% des clubs de province, bien que je n’ai jusqu’ici jamais vu autant de jolies filles dans un club (je pense que c’est un bon endroit de recrutement pour les agences de mannequin). Bref, tant le cadre comme l’ambiance étaient au poil.

Le set d’Ellen Allien s’est un petit peu fait attendre en revanche. Je suis arrivé sur site vers 23h45 et elle n’a débuté finalement qu’à 1h30… Il aura notamment fallu se taper avant 1h de musique tribale minimaliste (bien à petite dose, surtout dans cet environnement, gavant au bout de 30′). Je ne sais pas si c’est Nuno do Santos qui mixait, mais je n’étais pourtant pas habitué à ce style de sa part… enfin bref, vers 1h, les mixes sont devenues plus electro-house, avant l’arrivée de la fondatrice de BPitch Control. Rien à dire sur les 2 premières heures vraiment parfaites techniquement (Ellen Allien mixe à 100% sur vinyle encore, du moins, c’était le cas lorsque j’étais proche d’elle) comme dans la sélection. En revanche, après cela s’est un peu essouflé, tant et si bien qu’on avait l’impression qu’elle avait joué tous ses meilleurs disques, et qu’elle en passait “qui tapent”. Enfin, la fatigue pouvait jouer de mon côté avec ma semaine déjà éprouvante (surtout les 2 jours passés à quasi 100% en salle de serveurs), mais il semble que le public ait également commencé à quitter le lieu aux alentours de 3h30/4h. Je suis resté jusqu’à la fin (de toutes façons, je devait attendre mon train jusqu’à 6h30 à la gare…) malgré tout. Une excellente nuit au final, qui me fait dire que les prochaines fois que je vais dans le coin, si je dois rester le vendredi, il faudra au moins que j’ai un hôtel sur Amsterdam

De retour vers la France, comme d’habitude, impossible de dormir dans le train (bien que très fatigué)… résultat, au lit de 17h30 à 9h une fois arrivé (!)

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