Virgin France à vendre: la grande distribution a compris qu’elle avait perdu sur le terrain du numérique ?

La Fnac mise en vente il y a peu par Pinault, Virgin en vente par Lagardère, nos gros argentiers français auraient-ils compris que la grande distribution de biens culturels avait vécu avec les nouveaux modes de distribution numérique pour les produits cultutels et le discount pour les produits hi-tech ? L’agitateur culturel n’avait déjà plus d’agitateur que le lobbyisme pratiqué auprès de nos gouvernants depuis quelques années. Voici que Lagardère, l’armurier français qui détient aussi Virgin France (qui inclut le groupe Europe), envisage de céder sa chaîne de magasins, pourtant déployée dans les années 90 en concurrent principal de la Fnac, et sa boutique en ligne VirginMega.fr qui n’offre sans doute aucune perspective de rentabilité à court, moyen ni même long terme en dehors des sonneries lucratives de téléphones mobiles, marché qui décroît de façn importante depuis plusieurs mois.

Planete Saturn prend dans les villes la place des Fnac et Virgin en offrant un service minimum mais des prix serrés. A l’heure de l’overdose d’informations, le consommateur s’informe AVANT d’acheter son produit, et le marché du conseil en magasin se réduit désormais à une population de seniors, remettant ainsi en cause le modèle de la Fnac ou de Virgin qui peinent à concurrencer les discounters d’autant que leur service après-vente se réduit de plus en plus à une simple intermédiation avec les fabricants.

Sur le front de la musique en ligne VirginMega et FnacMusic sont les 2 acteurs franco-français, ceux qui n’hésitent pas à faire du lobbyisme auprès de nos élus dès lors qu’une proposition de loi pourrait mettre en danger leur modèle économique. La différenciation des sites est minime, chacun s’évertuant à coller au train de l’autre dès qu’une nouveauté (le non-DRM par exemple) se profile chez le concurrent. Tous les 2 ont d’abord choisi la solution Microsoft, seuls solution alternative considérée viable en 2004 par ces acteurs, avant de demander de concert une généralisation du MP3, lorsqu’ils ont vu que leur stratégie d’opposition à l’iPod et de fidélité à Microsoft (sachant que le Zune n’est pas compatible avec les titres de ces plateformes) ne payait pas… tout ceci bien entendu au nom de la défense du consommateur selon leurs communiquants.

Une réponse à to “Virgin France à vendre: la grande distribution a compris qu’elle avait perdu sur le terrain du numérique ?”

  • andre:

    Moi ce que je peux vous dire c’est que Lagardère est une entreprise qui fonctionne comme toutes les entreprises: Profits, bilans, serrages de boulons, ratios, plan sociaux qui ne portent pas leurs noms …. etc…

    Je connais bien ce groupe mais que pourrai-je en dire?

    C’est terminé le Hachette de papa. C’était dur mais il y avait encore de l’humain. La boite comme le monde change, maintenant c’est ” avance au smic, ferme ta gueule ou dégage”.. Comme partout…

    Virgin perd de l’argent, il n’y a de la place que pour les plus forts.. donc Virgin est déjà vendu… Et ses salariés peuvent trembler car toute société qui rachète purge.. Et Lagardère le fait quand il rachète…

    Ce n’est pas la faute du personnel si le disque se pirate, si la video est sur Youtube… Le gratuit de certains fait le malheur de beaucoup…

    Mais ce monde est celui du chacun pour soi non?
    A qui le tour?
    Je ne travaille pas Chez Virgin, mais je pense à eux et à leurs familles…

    Ce système capitaliste est nul mais aucun politique ne veut changer le modèle. Quand il restera quelques seigneurs et beaucoup d’esclaves, que ce monde sera retourné au moyen age, peut être alors sera-t-il temps de bouger… En attendant, que les vieux touchent leurs retraites, que les jeunes ne parviennent pas à démarrer dans la vie, que tout aille bien dans ce monde égoiste… Mais au final, c’est dans le sang que tout se terminera…

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